Les Misérables de Victor Hugo, V, 4 : Javert déraillé

Bonjour a tous , donc voilà j'ai des questions auquel il faut que je réponde sur le monologue de "Javert déraillé " , livre 4 , des Misérables d'Hugo . Je n'ai pas réussi à trouver le texte pour vous le transmettre et j'en suis désolé .Je ne suis pas sûr de mes réponses , pouvez-vous m'aider à mieux argumenter ?

Les questions sont :
1°) Montrez , en vous appuyant avec précision sur le texte , que le romancier alterne ici le point de vue omniscient et le point de vue interne au style indirect libre , pour restituer les pensées du personnage .

J'ai cité "Ce qu'il venait de faire lui donnait le frisson " car un frisson est un phénomène que l'on reçoit qu'en soit .Et aussi " D'autres faits qu'il se rappelait et qu'il avait autrefois traités de mensonges et de folies , lui revenaient maintenant comme des réalités .

2°)Relevez les termes par lesquels Hugo décrit le trouble de Javert .

J'ai relevé cela : "Jean Valjean le déconcertait "
"Quelque chose lui barrait le chemin de ce côté-là "
"Javert était contraint de s'avouer que ce monstre existait . "
"Ce qu'il venait de faire lui donner des frissons "
"Il avait beau se débattre , il en était réduit à confesser dans son for intérieur la sublimité de ce misérable ".
Je n'ai rien trouver de plus .

3°)Javert est déchiré entre deux attitudes : lesquels ?
Pourquoi peut t-on parler de dilemme ?


Les deux attitudes sont : _il veut retourner chez Jean Valjean pour le remettre en prison et j'ai cité se passage : " Une seule ressource lui rester : retourner en hâte rue de l'Homme-Armé , et faire écrouer Jean Valjean . "
_il veut laisser la liberté et j'ai cité : "Il avait , lui Javert , trouvé bon de décider , contre tous les règlements de police , contre toute l'organisation sociale et judiciaire , contre le code tout entier , une mise en liberté . "
Mais je n'ai pas compris la question " pourquoi peut-on parler de dilemme ? "

4°)Expliquer l'emploi du terme " monstre " . Pourquoi est-il paradoxal ?

Je suis désolé , je me suis pardonnez moi l'expression " cassé la tête " de dessus et je n'ai pas réussi à trouver , pouvez-vous m'aider ?

5°)Quel but poursuit Hugo en rédigeant ce monologue ? Que dénonce-t-il ?

Je ne suis vraiment pas sûr de ma réponse mais j'ai mis qu'il dénoncé la censure et comme c'était un romantique , il dénonceait le classicisme et influencé les autres poètes aux romantisme . Enfin c'est ce que j'ai ressenti quand j'ai lu ce monologue .

Dans l'attente d'une réponse je vous pris d'agréer à mes meilleurs sentiments .Texte
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Réponses

  • Montrez , en vous appuyant avec précision sur le texte , que le romancier alterne ici le point de vue omniscient et le point de vue interne au style indirect libre , pour restituer les pensées du personnage .

    J'ai cité "Ce qu'il venait de faire lui donnait le frisson " car un frisson est un phénomène que l'on reçoit qu'en soit .Et aussi " D'autres faits qu'il se rappelait et qu'il avait autrefois traités de mensonges et de folies , lui revenaient maintenant comme des réalités .
    Tu n'as pas répondu à la question : alternance du point de vue omniscient et du point de vue interne
    Revois déjà cette question !
  • Merci de m'avoir averti mais pouvez-m'expliquer ce qu'on attend de cette question , je la comprend pas trop .
  • Montrez , en vous appuyant avec précision sur le texte
    ça je suppose que tu comprends ?
    que le romancier alterne ici le point de vue omniscient et le point de vue interne au style indirect libre
    Hugo passe d'un point de vue à lautre
    Pourquoi ? : pour restituer les pensées du personnage .
    C'est-à-dire que Javert est observé à la fois de l'intérieur (son point de vue) et avec du recul, du point de vue omniscient (en fait celui du romancier)
    C'est une analyse stylistique qu'on te demande là
  • Merci beaucoup vraiment et pourriez-vous me donner quelques informations sur les questions que je n'ai pas comprise s'il-vous plait .
  • Pourquoi peut t-on parler de dilemme ?
    Commence par troiuver la définition de ce mot, tu comprendras mieux la question :)
  • Merci à vous , je fais sa se soir et j'expose mon idée demain , bonne soirée à vous .
  • Bonsoir Anarion,
    Tu as écrit :
    4°)Expliquer l'emploi du terme " monstre " . Pourquoi est-il paradoxal ?

    Je suis désolé , je me suis pardonnez moi l'expression " cassé la tête " de dessus et je n'ai pas réussi à trouver , pouvez-vous m'aider ?
    Extrait de ton texte :
    Un malfaiteur bienfaisant, un forçat compatissant, doux, secourable, clément, rendant le bien pour le mal, rendant le pardon pour la haine, préférant la pitié à la vengeance, aimant mieux se perdre que de perdre son ennemi, sauvant celui qui l’a frappé, agenouillé sur le haut de la vertu, plus voisin de l’ange que de l’homme ! Javert était contraint de s’avouer que ce monstre existait.
    Analyse le champ lexical de la bonté dans ce passage, et vois ce qu'il a de paradoxal ave le terme monstre... Cela devrait te sauter aux yeux...

    Relève aussi l'oxymore : un malfaiteur bienfaisant (faire le mal/faire le bien).

    Muriel
  • Bonjour Muriel et Léah

    Voici la définition de dilemme :Situation qui donne à choisir impérativement entre deux partis , chacun entrainement des conséquences grave .

    Donc on peut parler de dilemme car il est confronté à deux situation qui s'oppose , l'envie de retrouver Jean Valjean et de le laisser libre . Mais chacune de ses situations engendreraient de grave conséquences , si il va retrouver Jean Valjean , il lui retire la liberté et le fait enfermer et que si il le laisse libre , il s'en voudra au plus profond de lui de l'avoir laisser .

    Merci de votre analyse Muriel , je comprend beaucoup mieux le texte et cette question mais pouvait me dire si sur la question 5 je me suis égaré ou je suis dans la bonne voix s'il-vous-plait .
  • Question 5 : non Hugo ne fait pas une critique du classicisme ni un éloge du romantisme
    Cette phrase
    Il se disait que c’était donc vrai, qu’il y avait des exceptions, que l’autorité pouvait être décontenancée, que la règle pouvait rester court devant un fait, que tout ne s’encadrait pas dans le texte du code, que l’imprévu se faisait obéir, que la vertu d’un forçat pouvait tendre un piège à la vertu d’un fonctionnaire, que le monstrueux pouvait être divin, que la destinée avait de ces embuscades-là, et il songeait avec désespoir que lui-même n’avait pas été à l’abri d’une surprise.
    devrait orienter ta réponse. C'est un point de vue très moderne.
  • Bonjour Anarion,

    Oui, Léah a raison, tu t'es fourvoyé(e) pour la 5...

    J'ajoute au passage de Léah celui-ci (au "milieu" du texte...) :
    Il y a donc quelque chose de plus que le devoir ? Ici il s’effarait ; sa balance se disloquait ; l’un des plateaux tombait dans l’abîme, l’autre s’en allait dans le ciel ; et Javert n’avait pas moins d’épouvante de celui qui était en haut que de celui qui était en bas. Sans être le moins du monde ce qu’on appelle voltairien, ou philosophe, ou incrédule, respectueux au contraire, par instinct, pour l’église établie, il ne la connaissait que comme un fragment auguste de l’ensemble social ; l’ordre était son dogme et lui suffisait ; depuis qu’il avait l’âge d’homme et de fonctionnaire, il mettait dans la police à peu près toute sa religion ; étant, et nous employons ici les mots sans la moindre ironie et dans leur acception la plus sérieuse, étant, nous l’avons dit, espion comme on est prêtre. Il avait un supérieur, M. Gisquet ; il n’avait guère songé jusqu’à ce jour à cet autre supérieur, Dieu.

    Ce chef nouveau, Dieu, il le sentait inopinément, et en était troublé.
    L'acte de bonté de Jean Valjean fait découvrir à Javert d'autres lois : les lois divines.
    Ce qui pesait lourd (sensation physique brute) dans sa main au début du texte (et qui a retenu sa main) , devient un petit nuage (matérialisation) dans son cerveau vide, puis une petite voix par laquelle s'exprime la découverte de sa conscience (spiritualisation) , puis un nom : Dieu...

    Le dilemme est là : à quelles lois obéir ? Comment concilier les lois humaines et les lois divines ?

    Jean Valjean a fait un don à Javert : l'apprentissage de la bonté conduisant à la révélation du "divin".

    Javert, (à part dans la mort) ne trouve pas de solutions à ses contradictions. Il meurt dignement, en se redressant, et en laissant un "billet-testament" empreint de bonté pour les conditions de vie des hommes emprisonnés...

    D'ailleurs, si tu as lu le livre, tu sais que Jean Valjean a reçu lui-même ce don de bonté de Monseigneur Myriel (quand il lui a donné les chandeliers volés).

    Muriel
  • Merci beaucoup , je crois que j'ai toutes les informations grâce a vous pour mes questions au revoir et bonne journée .
  • J'ai un commentaire litéraire a faire sur un texte des miserables mais je ne retrouve pas la feuille , je me demande si vous auriez ou si vous savez ou je peut trouver ce texte. il s'agit du texte ou il y a une description de Javert , on y dit qu'il hait la rébellion.
    Je sais que la dernière phrase est un truc du genre : " il eu mis son propre père et sa mère au bagne ".
    Je sais que je ne donne pas beaucoup de détails mais si vous pouviez m'aider ça serait super !
    Merci d'avance.
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Cherche sur wikisource ici dans le livre 6 de la prempière partie, ou dans ce chapitre ici.
  • J'ai pas trouver =S
    Mais au début de ce texte il y a beaucoup de description de Javert, description physique.En faite je voudrais la suite de ce texte :

    " La face humaine de Javert consistait en un nez camard, avec deux profondes narines vers lesquelles montaient sur ses deux joues d'énormes favoris. On se sentait mal à l'aise la première fois qu'on voyait ces deux forêts et ces deux cavernes. Quand Javert riait, ce qui était rare et terrible, ses lèvres minces s'écartaient, et laissaient voir, non seulement ses dents, mais ses gencives, et il se faisait autour de son nez un plissement épaté et sauvage comme sur un mufle de bête fauve. Javert sérieux était un dogue; lorsqu'il riait, c'était un tigre. Du reste, peu de crâne, beaucoup de mâchoire, les cheveux cachant le front et tombant sur les sourcils, entre les deux yeux un froncement central permanent comme une étoile de colère, le regard obscur, la bouche pincée et redoutable, l'air du commandement féroce.
    Il était stoïque, sérieux, austère; rêveur triste; humble et hautain comme les fanatiques. Son regard était une vrille. Cela était froid et cela perçait. Toute sa vie tenait dans ces deux mots: veiller et surveiller. Il avait la conscience de son utilité, la religion de ses fonctions, et il était espion comme on est prêtre. Malheur à qui tombait sous sa main! Il eût arrêté son père s'évadant du bagne "
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonsoir,

    Voilà la suite :
    Il partageait pleinement l'opinion de ces esprits extrêmes qui

    attribuent à la loi humaine je ne sais quel pouvoir de faire ou, si l'on

    veut, de constater des damnés, et qui mettent un Styx au bas de la

    société. Il était stoïque, sérieux, austère; rêveur triste; humble et

    hautain comme les fanatiques. Son regard était une vrille. Cela était

    froid et cela perçait. Toute sa vie tenait dans ces deux mots: veiller

    et surveiller. Il avait introduit la ligne droite dans ce qu'il y a de

    plus tortueux au monde; il avait la conscience de son utilité, la

    religion de ses fonctions, et il était espion comme on est prêtre.

    Malheur à qui tombait sous sa main! Il eût arrêté son père s'évadant du

    bagne et dénoncé sa mère en rupture de ban. Et il l'eût fait avec cette

    sorte de satisfaction intérieure que donne la vertu. Avec cela une vie

    de privations, l'isolement, l'abnégation, la chasteté, jamais une

    distraction. C'était le devoir implacable, la police comprise comme les

    Spartiates comprenaient Sparte, un guet impitoyable, une honnêteté

    farouche, un mouchard marmoréen, Brutus dans Vidocq.



    Toute la personne de Javert exprimait l'homme qui épie et qui se dérobe.

    L'école mystique de Joseph de Maistre, laquelle à cette époque

    assaisonnait de haute cosmogonie ce qu'on appelait les journaux ultras,

    n'eût pas manqué de dire que Javert était un symbole. On ne voyait pas

    son front qui disparaissait sous son chapeau, on ne voyait pas ses yeux

    qui se perdaient sous ses sourcils, on ne voyait pas son menton qui

    plongeait dans sa cravate, on ne voyait pas ses mains qui rentraient

    dans ses manches, on ne voyait pas sa canne qu'il portait sous sa

    redingote. Mais l'occasion venue, on voyait tout à coup sortir de toute

    cette ombre, comme d'une embuscade, un front anguleux et étroit, un

    regard funeste, un menton menaçant, des mains énormes; et un gourdin

    monstrueux.



    À ses moments de loisir, qui étaient peu fréquents, tout en haïssant les

    livres, il lisait; ce qui fait qu'il n'était pas complètement illettré.

    Cela se reconnaissait à quelque emphase dans la parole.



    Il n'avait aucun vice, nous l'avons dit. Quand il était content de lui,

    il s'accordait une prise de tabac. Il tenait à l'humanité par là.



    On comprendra sans peine que Javert était l'effroi de toute cette classe

    que la statistique annuelle du ministère de la justice désigne sous la

    rubrique: _Gens sans aveu_. Le nom de Javert prononcé les mettait en

    déroute; la face de Javert apparaissant les pétrifiait.



    Tel était cet homme formidable.



    Javert était comme un oeil toujours fixé sur M. Madeleine. Oeil plein de

    soupçon et de conjectures. M. Madeleine avait fini par s'en apercevoir,

    mais il sembla que cela fût insignifiant pour lui. Il ne fit pas même

    une question à Javert, il ne le cherchait ni ne l'évitait, et il

    portait, sans paraître y faire attention, ce regard gênant et presque

    pesant. Il traitait Javert comme tout le monde, avec aisance et bonté.



    À quelques paroles échappées à Javert, on devinait qu'il avait recherché

    secrètement, avec cette curiosité qui tient à la race et où il entre

    autant d'instinct que de volonté, toutes les traces antérieures que le

    père Madeleine avait pu laisser ailleurs. Il paraissait savoir, et il

    disait parfois à mots couverts, que quelqu'un avait pris certaines

    informations dans un certain pays sur une certaine famille disparue. Une

    fois il lui arriva de dire, se parlant à lui-même:



    --Je crois que je le tiens!



    Puis il resta trois jours pensif sans prononcer une parole. Il paraît

    que le fil qu'il croyait tenir s'était rompu. Du reste, et ceci est le

    correctif nécessaire à ce que le sens de certains mots pourrait

    présenter de trop absolu, il ne peut y avoir rien de vraiment

    infaillible dans une créature humaine, et le propre de l'instinct est

    précisément de pouvoir être troublé, dépisté et dérouté. Sans quoi il

    serait supérieur à l'intelligence, et la bête se trouverait avoir une

    meilleure lumière que l'homme.



    Javert était évidemment quelque peu déconcerté par le complet naturel et

    la tranquillité de M. Madeleine.



    Un jour pourtant son étrange manière d'être parut faire impression sur

    M. Madeleine. Voici à quelle occasion.
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