Fiches méthode Bac de français 2020

bONJOUR,

voici 4 textes :
J'aimerai savoir si vous pourriez s'il vous plait m'aider à répondre à ces questions.

1/ Ces 4 textes sont des pemières page de roman. En quoi sont-ils caractéristiques d'un début de roman ?

2/ En quoi les documents A et C différent-ils des ouvertures traditionnelles ?

3/ Montrer l'originalité de l'incipit de la "Fortune des Rougon" Quelle est la valeur de cet incipit ?

DIDEROT : Jacques le fataliste incipit TEXTE A
Comment s'étaient-ils rencontrés ? Par hasard, comme tout le monde. Comment s'appelaient-ils ? Que vous importe ? D'où venaient-ils ? Du lieu le plus prochain. Où allaient-ils ? Est-ce que l'on sait où l'on va ? Que disaient-ils ? Le maître ne disait rien; et Jacques disait que son capitaine disait que tout ce qui nous arrive de bien et de mal ici-bas était écrit là-haut.
LE MAÎTRE: C'est un grand mot que cela.
JACQUES: Mon capitaine ajoutait que chaque balle qui partait d'un fusil avait son billet.
LE MAÎTRE: Et il avait raison... Après une courte pause, Jacques s'écria: Que le diable emporte le cabaretier et son cabaret!
LE MAÎTRE: Pourquoi donner au diable son prochain ? Cela n'est pas chrétien.
JACQUES: C'est que, tandis que je m'enivre de son mauvais vin, j'oublie de mener nos chevaux à l'abreuvoir. Mon père s'en aperçoit; il se fâche. Je hoche de la tête; il prend un bâton et m'en frotte un peu durement les épaules. Un régiment passait pour aller au camp devant Fontenoy; de dépit je m'enrôle. Nous arrivons; la bataille se donne.
LE MAÎTRE: Et tu reçois la balle à ton adresse.
JACQUES: Vous l'avez deviné; un coup de feu au genou; et Dieu sait les bonnes et mauvaises aventures amenées par ce coup de feu. Elles se tiennent ni plus ni moins que les chaînons d'une gourmette. Sans ce coup de feu, par exemple, je crois que je n'aurais été amoureux de ma vie, ni boiteux.
LE MAÎTRE: Tu as donc été amoureux ?
JACQUES: Si je l'ai été!
LE MAÎTRE: Et cela par un coup de feu ?
JACQUES: Par un coup de feu.
LE MAÎTRE: Tu ne m'en as jamais dit un mot.
JACQUES: Je le crois bien.
LE MAÎTRE: Et pourquoi cela ?
JACQUES: C'est que cela ne pouvait être dit ni plus tôt ni plus tard.
LE MAÎTRE: Et le moment d'apprendre ces amours est-il venu ?
JACQUES: Qui le sait ?
LE MAÎTRE: A tout hasard, commence toujours...
NANA Incipit de Zola texte B
A neuf heures, la salle du théâtre des Variétés était encore vide. Quelques personnes, au balcon et à l'orchestre, attendaient, perdues parmi les fauteuils de velours grenat, dans le petit jour du lustre à demi-feux. Une ombre noyait la grande tache rouge du rideau; et pas un bruit ne venait de la scène, la rampe éteinte, les pupitres des musiciens débandés. En haut seulement, à la troisième galerie, autour de la rotonde du plafond où des femmes et des enfants nus prenaient leur volée dans un ciel verdi par le gaz, des appels et des rires sortaient d'un brouhaha continu de voix, des têtes coiffées de bonnets et de casquettes s'étageaient sous les larges baies rondes, encadrées d'or. Par moments, une ouvreuse se montrait, affairée, des coupons à la main, poussant devant elle un monsieur et une dame qui s'asseyaient, l'homme en habit, la femme mince et cambrée, promenant un lent regard. Deux jeunes gens parurent à l'orchestre. Ils se tinrent debout, regardant.

- Que te disais-je, Hector? s'écria le plus âgé, un grand garçon à petites moustaches noires, nous venons trop tôt. Tu aurais bien pu me laisser achever mon cigare.

Une ouvreuse passait.

- Oh! monsieur Fauchery, dit-elle familièrement, ça ne commencera pas avant une demi-heure.

- Alors, pourquoi affichent-ils pour neuf heures? murmura Hector, dont la longue figure maigre prit un air vexé. Ce matin, Clarisse, qui est de la pièce, m'a encore juré qu'on commencerait à neuf heures précises.

Un instant, ils se turent, levant la tête, fouillant l'ombre des loges. Mais le papier vert dont elles étaient tapissées les assombrissait encore. En bas, sous la galerie, les baignoires s'enfonçaient dans une nuit complète. Aux loges de balcon, il n'y avait qu'une grosse dame, échouée sur le velours de la rampe. A droite et à gauche, entre de hautes colonnes, les avant-scènes restaient vides, drapées de lambrequins à longues franges. La salle blanche et or, relevée de vert tendre, s'effaçait, comme emplie d'une fine poussière par les flammes courtes du grand lustre de cristal.

- Est-ce que tu as eu ton avant-scène pour Lucy? demanda Hector.

- Oui, répondit l'autre, mais ça n'a pas été sans peine... Oh! il n'y a pas de danger que Lucy vienne trop tôt, elle!

Il étouffa un léger bâillement; puis, après un silence:

- Tu as de la chance, toi qui n'as pas encore vu de première... La Blonde Vénus sera l'événement de l'année. On en parle depuis six mois. Ah! mon cher, une musique! un chien!... Bordenave, qui sait son affaire, a gardé ça pour l'exposition.

Hector écoutait religieusement. Il posa une question.

- Et Nana, l'étoile nouvelle, qui doit jouer Vénus, est-ce que tu la connais?

- Allons, bon! ça va recommencer! cria Fauchery en jetant les bras en l'air. Depuis ce matin, on m'assomme avec Nana. J'ai rencontré plus de vingt personnes, et Nana par-ci, et Nana par-là! Est-ce que je sais, moi! est-ce que je connais toutes les filles de Paris!... est une invention de Bordenave. Ça doit être du propre!
INCIPIT DE PARFUM de P. SUSKIND Texte D
Au XVIII° siècle vécut en France un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les plus abominables de cette époque qui pourtant ne manqua pas de génies abominables. C’est son histoire qu’il s’agit de raconter ici. Il s’appelait Jean-Baptiste Grenouille et si son nom, à la différence de ceux d’autres scélérats de génie comme par exemple Sade, Saint-Just, Fouché, Bonaparte, etc., est aujourd’hui tombé dans l’oubli, ce n’est assurément pas que Grenouille fût moins bouffi d’orgueil, moins ennemi de l’humanité, moins immoral, en un mot moins impie que ces malfaiteurs plus illustres, mais c’est que son génie et son unique ambition se bornèrent à un domaine qui ne laisse point de traces dans l’histoire : au royaume évanescent des odeurs.
A l’époque dont nous parlons, il régnait dans les villes une puanteur à peine imaginable pour les modernes que nous sommes. Les rues puaient le fumier, les arrière-cours puaient l’urine, les cages d’escalier puaient le bois moisi et la crotte de rat, les cuisines le chou pourri et la graisse de mouton; les pièces d’habitation mal aérées puaient la poussière renfermée, les chambres à coucher puaient les draps graisseux, les courtepointes moites et le remugle âcre des pots de chambre. Les cheminées crachaient une puanteur de soufre, les tanneries la puanteur de leurs bains corrosifs, et les abattoirs la puanteur du sang caillé. Les gens puaient la sueur et les vêtements non lavés; leurs bouches puaient les dents gâtées, leurs estomacs puaient le jus d’oignons, et leurs corps, dès qu’ils n’étaient plus tout jeunes, puaient le vieux fromage et le lait aigre et les tumeurs éruptives. Les rivières puaient, les places puaient, les églises puaient, cela puait sous les ponts et dans les palais. Le paysan puait comme le prêtre, le compagnon tout comme l’épouse de son maître artisan, la noblesse puait du haut jusqu’en bas, et le roi lui-même puait, il puait comme un fauve, et la reine comme une vieille chèvre, été comme hiver. Car en ce XVIII° siècle, l’activité délétère des bactéries ne rencontrait encore aucune limite, aussi n’y avait-il aucune activité humaine, qu’elle fût constructive ou destructive, aucune manifestation de la vie en germe ou bien à son déclin, qui ne fût accompagnée de puanteur.
Et c’est naturellement à Paris que la puanteur était la plus grande, car Paris était la plus grande ville de France. Et au sein de la capitale il était un endroit où la puanteur régnait de façon particulièrement infernale, entre la rue aux Fers et la rue de la Ferronnerie, c’était le cimetière des Innocents. Pendant huit cents ans, on avait transporté là les morts de l’Hôtel-Dieu et des paroisses circonvoisines, pendant huit cents ans on y avait jour après jour charroyé les cadavres par douzaines et on les y avait déversés dans de longues fosses, pendant huit cents ans on avait rempli par couches successives charniers et ossuaires. Ce n’est que plus tard, à la veille de la Révolution, quand certaines de ces fosses communes se furent dangereusement effondrées et que la puanteur de ce cimetière débordant déclencha chez les riverains non plus de simples protestations, mais de véritables émeutes, qu’on finit par le fermer et par l’éventrer, et qu’on pelleta des millions d’ossements et de crânes en direction des catacombes de Montmartre, et qu’on édifia sur les lieux une place de marché.
Or c’est là, à l’endroit le plus puant de tout le royaume, que vit le jour, le 17 juillet 1738, JP Grenouille. C’était l’une des journées les plus chaudes de l’année.
Incipit de Ravissement de M. DURAS Texte C
L ol V. Stein est née ici, à S. Tahla, et elle y a vécu une grande partie de sa jeunesse. Son père était professeur à l’Université. Elle a un frère plus âgé qu’elle de neuf ans – je ne l’ai jamais vu – on dit qu’il vit à Paris. Ses parents sont morts.
Je n’ai rien entendu dire sur l’enfance de Lol V. Stein qui m’ait frappé, même par Tatiana Karl, sa meilleure amie durant leurs années de collège.
Elles dansaient toutes les deux, le jeudi, dans le préau vide. elles ne voulaient pas sortir en rangs avec les autres, elles préféraient rester au collège.
On les laissait faire, dit tatiana, elles étaient charmantes, elles savaient mieux que les autres demander cette faveur, on la leur accordait. on danse, Tatiana ? Une radio dans un immeuble voisin jouait des danses démodées – une émission-souvenir – dont elles se contentaient. les surveillantes envolées, seules dans le grand préau où ce jour-là, entre les danses, on entendait le bruit des rues, allez Tatiana, allez, viens, on danse Tatiana, viens. C’est ce que je sais
Pourriez-vous s'il vous plait m'aider. Je vous remercie même si réponse négative.

mon idée : a la première question, je pense que je dois faire un tableau des quatre textes en y mettant Qui, Quoi, action, lieu ?

à la deuxième question, je pense que les deux sont différents car la texte A commence par une foule de questions sans réponse, alors que le texte C, la structure du schéma narratif est respécté. ?
«1

Réponses

  • Pour t'aider, voilà les trois fonctions de l'incipit :

    -donner des informations sur le chronotope (lieu et époque), les personnages et l'intrigue

    -fonction de captatio c'est-à-dire aiguiser la curiosité du lecteur, créer un sentiment d'attente : le lecteur, à la suite de sa lecture, va se poser un certain nombre de questions

    -nouer un pacte de lecture entre l'auteur et le lecteur : à la suite de cette lecture, qu'est-ce que le lecteur s'attend à lire ?
  • Bonjour, je suis en seconde et je dois répondre à une question d'analyse sur un texte qui doit être organisée et argumentée. Je ne l'ai jamais fais mais c'est pour nous entraîner bien que ce soit noté. C'est pourquoi j'aurais besoin d'aide de votre part.

    Voici l'incipit :
    Comment s'étaient-ils rencontrés ? Par hasard, comme tout le monde. Comment s'appelaient-ils ? Que vous importe ? D'où venaient-ils ? Du lieu le plus prochain. Où allaient-ils ? Est-ce que l'on sait où l'on va ? Que disaient-ils ? Le maître ne disait rien; et Jacques disait que son capitaine disait que tout ce qui nous arrive de bien et de mal ici-bas était écrit là-haut.

    LE MAÎTRE: C'est un grand mot que cela.
    JACQUES: Mon capitaine ajoutait que chaque balle qui partait d'un fusil avait son billet.
    LE MAÎTRE: Et il avait raison... Après une courte pause, Jacques s'écria: Que le diable emporte le cabaretier et son cabaret!
    LE MAÎTRE: Pourquoi donner au diable son prochain ? Cela n'est pas chrétien.
    JACQUES: C'est que, tandis que je m'enivre de son mauvais vin, j'oublie de mener nos chevaux à l'abreuvoir. Mon père s'en aperçoit; il se fâche. Je hoche de la tête; il prend un bâton et m'en frotte un peu durement les épaules. Un régiment passait pour aller au camp devant Fontenoy; de dépit je m'enrôle. Nous arrivons; la bataille se donne.
    Question d'analyse :

    Expliquez à quoi tient l'originalité de cet incipit de roman.

    Merci de m'aider, j'avoue que je ne sais pas par où commencer.
    Cordialement.
  • Vous avez déjà lu des débuts de roman : il n'y a rien qui vous semble bizarre, étonnant, inattendu dans ce début?
  • Bonjour, je sais qu'un incipit 'en général" sert à :

    - Informer le lecteur
    - Intéresser le lecteur

    Dans cet incipit, Diderot ne nous informe pas sur le cadre spatio-temporel et les personnages.
    Mais je ne vois que cela et je doute que ce soit suffisant n'est-ce pas ?
    D'habitude il n'y a pas de dialogues dans l'incipit mais serait-ce peut-être pour intéresser le lecteur en le confrontant au "milieu de l'action" ?
    Merci de votre aide.
    Cordialement.
  • Vous avez de bonnes pistes, il faut encore creuser.
    L'incipit doit "informer le lecteur", c'est vrai. Justement, les premières lignes du texte forment un ensemble de questions-réponses. Ces questions, est-ce le narrateur qui les pose, ou est-ce qu'il imagine que c'est quelqu'un d'autre? Et les réponses répondent-elles aux questions?
  • Dans le début, c'est le narrateur qui pose les questions. Ensuite, les réponses répondent aux questions mais vaguement. Elles ne donnent pas d'informations précises, elles se contentent de donner une réponse. Je ne sais pas comment dire mais nous n'en apprenons pas plus avec els réponses.
    Je suis un peu perdu là car le il répond mais ça n'informe pas vraiment ...
    Cordialement.
  • Les questions du premier paragraphe sont les questions que le lecteur pourrait légitimement se poser. Si on découvre deux personnages ensemble, on peut en effet se demander comment ils s'appellent, où ils vont, d'où ils viennent… On attend que l'incipit réponde à ces questions.
    Le narrateur s'amuse à décevoir l'attente du lecteur, à faire en sorte que rien ne se passe comme prévu. Ainsi, non seulement il ne donne pas d'information, mais il souligne malicieusement qu'il ne donne pas d'information.
    Vous avez raison, le narrateur répond mais ses réponses n'apportent rien. Vous dites "il ne donne pas d'informations précises" : quel est le contraire de "précis"? Quel exemple de réponse pourrait-on donner?
    Il fait aussi un autre type de réponse : voyez-vous lequel?
    Comment s'étaient-ils rencontrés ? Par hasard, comme tout le monde.
    Comment s'appelaient-ils ? Que vous importe ?
    D'où venaient-ils ? Du lieu le plus prochain.
    Où allaient-ils ? Est-ce que l'on sait où l'on va ?
    Que disaient-ils ? Le maître ne disait rien; et Jacques disait que son capitaine disait que tout ce qui nous arrive de bien et de mal ici-bas était écrit là-haut.
  • Le contraire de "précis" est bien sûr "imprécis ou confus, indéfini, vague".
    Le narrateur pourrait raconter les événements de la rencontre des personnages, d'où sont-ils originaires et où vont-ils. Toutes les réponses sont des interrogations sauf la dernière qui est une phrase déclarative. Elle est narrative.
    Merci de m'aiderApparemment, j'ai trouvé également que dans cet incipit, il y a la remise en cause du roman par Diderot. Je pense que c'est ce qu'on a dit mais merci de m'éclairer encore.
    Cordialement.
  • Vous avez maintenant un bon nombre d'éléments d'analyse.
    Récapitulons :
    - le narrateur ne donne aucune information sur les personnages, le cadre spatio-temporel.
    - au contraire, il joue à citer les questions que le lecteur pourrait se poser…
    - et à ne pas y répondre :
    * soit en faisant des réponses vagues
    * soit en répondant par d'autres questions
    - puis le récit commence d'emblée avec un dialogue (regardez comment ce dialogue est présenté : là aussi, c'est inhabituel pour un roman…)

    Il ne vous reste plus qu'à rédiger, en n'oubliant pas de donner pour chaque idée des exemples, entre guillemets.

    [En effet, Diderot remet ici en cause les codes du roman : c'est justement là-dessus qu'on vous interroge, et c'est ce qu'on vient de montrer! ;)]
  • Merci de votre aide. Donc si je comprends la structure de votre réponse, un tiret "-" correspond à un paragraphe ?
    De plus, nous avions vu une expression avec notre professeur :
    un incipit où le lecteur est directement plongé dans l'action est un incipit in medias res dynamique mais puis-je utiliser cette expression car il n'y a pas tellement d'action ?Il y a t-il encore d'autres éléments dont je pourrais parler car est-ce suffisant comme données.
    Est-ce qu'il faut que je parle du point de vue, de la vitesse du récit ou du statut du narrateur (d'ailleurs est-il présent dans l'incipit ? )
    Merci de répondre.
    Cordialement.
  • Merci de votre aide. Donc si je comprends la structure de votre réponse, un tiret "-" correspond à un paragraphe ?
    De plus, nous avions vu une expression avec notre professeur :
    un incipit où le lecteur est directement plongé dans l'action est un incipit in medias res dynamique mais puis-je utiliser cette expression car il n'y a pas tellement d'action ?
    L'incipit n'est pas vraiment in medias res ici, puisque le narrateur souscrit à une présentation -aussi lacunaire soit-elle- des personnages, qui introduit l'entrée des deux actants.
    Est-ce qu'il faut que je parle du point de vue, de la vitesse du récit ou du statut du narrateur (d'ailleurs est-il présent dans l'incipit ? )
    S'il s'agissait d'un commentaire, on exigerait de vous une analyse très riche prenant en compte une multitude d'aspects textuels, afin d'en dégager l'enjeu et construire en définitive un plan. Mais puisque l'étude s'effectue dans le cadre d'une question transversale -laquelle doit être, par nature, dense mais synthétique-, les fruits de votre travail (accompagné par Trialph :P) sont amplement suffisants.

    Bien sûr que le narrateur est présent dans ce récit : notez que ce dialogue philosophique se caractérise par la présence substantielle du romancier en tant que narrateur. A votre avis, qui engage le jeu de question réponse, sinon le narrateur-romancier ?
  • Bonjour, merci de vos réponses.
    Par contre comme je dois constituer une réponse argumentée je pense que chaque idée de Trialph évoquée avec un tiret correspondrait à un paragraphe, non ?
    Ensuite, je me demandais que puis-je mettre dans mon introduction et ma conclusion pour que tous mes paragraphes soient à peu près de mêmes tailles ?
    Cordialement, merci de me répondre.
  • Ayez en têteque le traitement d'une question transversale doit être efficace (et donc être rédigée avec une relative célérité). J'ai, quant à moi, toujours procédé ainsi :
    INTRODUCTION = 2/3 phrases.
    Présenter les textes composant le corpus.
    Annoncer l'enjeu de la réflexion.


    DEVELOPPEMENT.
    * §1 = 15/20 lignes.
    Première thèse regroupant plusieurs textes extraits du corpus.
    * §2 = 15/20 lignes.
    Seconde thèse soulevant une autre parenté.

    CONCLUSION = 1/2 phrases.
    Réponse claire à la question en rappelant brièvement la progression de la réflexion.
    Ne perdez pas de vue que, ainsi que le suppose l'intitulé de "question transversale", votre travail consiste en une confrontation active et efficace de TOUS les documents qui vous sont proposés. Chacun doit être mis en lumière selon ses parentés ou au contraire selon ce qui fait son identité propre, comparativement aux autres.

    Cordialement.
  • Personnellement, je ne vois pas ce que je pourrais dire dans mon cas dans cet introduction (je n'ai que ce texte à ma portée bien évidemment).
    De plus, c'est la première fois que j'entends le terme de "question transversale". Est-ce comme une question d'analyse ?
    Cordialement, merci de me répondre afin que je commence à rédiger.
    PS : Merci de me dire si chaque idée évoquée après un tiret peut correspondre à un paragraphe :
    - le narrateur ne donne aucune information sur les personnages, le cadre spatio-temporel.
    - au contraire, il joue à citer les questions que le lecteur pourrait se poser…
    - et à ne pas y répondre :
  • Il s'agit là d'une bête confusion avec le message d'origine, présentant l'étude d'une question transversale.
    Dans votre cas, "question d'analyse" peut être entendu aussi bien comme problématique à développer sous la forme d'un commentaire composé, que comme une simple, et par conséquent moins dense, considération autour d'un aspect du texte, en 2/3 §

    Je pencherais pour la seconde alternative, d'où une certaine liberté sur la forme.
    Merci de me dire si chaque idée évoquée après un tiret peut correspondre à un paragraphe :
    - le narrateur ne donne aucune information sur les personnages, le cadre spatio-temporel.
    - au contraire, il joue à citer les questions que le lecteur pourrait se poser…
    - et à ne pas y répondre.
    Non, je ne consacrerais pas un paragraphe à chacune de ces idées. Vous devez analyser l'originalité de l'incipit : vous n'avez ici étudié que la position du narrateur (dont un aspect essentiel est encore à éclairer) qui, quoique originale, n'est pas la seule particularité de cet incipit (un incipit relève du roman). Il est vrai que la dualité qui s'installe est propre à cette œuvre, et peut constituer un point à éluder dans votre réflexion (polyphonie, rythmes binaires, structures duales, etc.). Voyez également la confrontation intéressante de deux dialogues intrinsèquement différents en ce que l'un est celui du romancier avec lui-même [ou plutôt avec un autre moi supposé, auquel s'identifie le lecteur] (dialogue fictif) tandis que l'autre lie deux personnages (dialogue effectif).

    En espérant avoir été aussi clair qu'utile :) !

    Cordialement.
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