Fiches méthode Bac de français 2021

Bonsoir ,

https://fr.wikisource.org/wiki/%C3%80_Albert_D%C3%BCrer

J ' aurai quelques questions à faire , pouvez - vous me corrigés , merci d ' avance .

1- Quelle est la situation d ' énonciation du poème ?

Le ... s' adresse à .... On le voit aux expressions suivantes : <...>

Pouvez m 'ont dire ce qu' est une situation d ' énonciation ?

2- Relevez les termes qui désignent la nature de manière objective (abres,végétation...)

Nous observons un champ lexical dévollopé de la nature comme dans les lignes :
l.1 "foret" , l.2 "tronc" etc ... Il s 'agit d 'un paysage de

Je ne pas a quoi le paysage s ' agit t - il

3- Relevez les termes qui animent cette nature mais appartiennent à un registre ordinaire .

Nous remarquons d ' abord un certain nombre de verbes qui donnent une impression de mouvement naturel : "court" , "boit" ...
Des adjectifs et participes aussi vont dans le meme sens :

Mais qu ' elle est ce registre ordinaire

Merci d' avance pour toutes vos reponses

:)
Ce n ' est pas la morte amoureuse mais "A Albert Durer , Victor Hugo, 1837


Execusez - moi


;)

Réponses

  • Bonjour à tous ,

    J ' aurai une question sur le texte ci-dessous qui est la suivante :

    1- Quelle différence voyez-vous entre l ' évocation mythologique des vers 8- 12 et l ' animation fantastique des 18- 28 ?

    1- Moi, je dirai , qu 'on remarque que l évocation des divinités est classique et répétititive
    Dans les vieilles forêts où la sève à grands flots
    Court du fût noir de l'aulne au tronc blanc des bouleaux,
    Bien des fois, n'est-ce pas ? à travers la clairière,
    Pâle, effaré, n'osant regarder en arrière,
    Tu t'es hâté, tremblant et d'un pas convulsif,
    Ô mon maître Albert Dure, ô vieux peintre pensif !

    On devine, devant tes tableaux qu'on vénère,
    Que dans les noirs taillis ton œil visionnaire
    Voyait distinctement, par l'ombre recouverts,
    Le faune aux doigts palmés, le sylvain aux yeux verts,
    Pan, qui revêt de fleurs l'antre où tu te recueilles,
    Et l'antique dryade aux mains pleines de feuilles.

    Une forêt pour toi, c'est un monde hideux.
    Le songe et le réel s'y mêlent tous les deux.
    Là se penchent rêveurs les vieux pins, les grands ormes
    Dont les rameaux tordus font cent coudes difformes,
    Et dans ce groupe sombre agité par le vent,
    Rien n'est tout à fait mort ni tout à fait vivant.
    Le cresson boit ; l'eau court ; les frênes sur les pentes,
    Sous la broussaille horrible et les ronces grimpantes,
    Contractent lentement leurs pieds noueux et noirs.
    Les fleurs au cou de cygne ont les lacs pour miroirs ;
    Et sur vous qui passez et l'avez réveillée,
    Mainte chimère étrange à la gorge écaillée,
    D'un arbre entre ses doigts serrant les larges nœuds,
    Du fond d'un antre obscur fixe un œil lumineux.
    Ô végétation ! esprit ! matière ! force !
    Couverte de peau rude ou de vivante écorce !

    Aux bois, ainsi que toi, je n'i jamais erré,
    Maître, sans qu'en mon cœur l'horreur ait pénétré,
    Sans voir tressaillir l'herbe, et, par le vent bercées,
    Pendre à tous les rameaux de confuses pensées.
    Dieu seul, ce grand témoin des faits mystérieux,
    Dieu seul le sait, souvent, en de sauvages lieux,
    J'ai senti, moi qu'échauffe une secrète flamme,
    Comme moi palpiter et vivre avec une âme,
    Et rire, et se parler dans l'ombre à demi-voix,
    Les chênes monstrueux qui remplissent les bois
    Merci d' avance
  • Bonsoir à tous ,

    Je voudrais une petite aide sur le texte suivant : (ci-dessous)

    Voici ma question ===> Quelles sont les verbes , adjectifs et participes qui donnent une impression de mouvement naturel .

    Moi , je pense qu 'il y a "court" , "boit" ...

    Dans les vieilles forêts où la sève à grands flots
    Court du fût noir de l'aulne au tronc blanc des bouleaux,
    Bien des fois, n'est-ce pas ? à travers la clairière,
    Pâle, effaré, n'osant regarder en arrière,
    Tu t'es hâté, tremblant et d'un pas convulsif,
    Ô mon maître Albert Dure, ô vieux peintre pensif !

    On devine, devant tes tableaux qu'on vénère,
    Que dans les noirs taillis ton œil visionnaire
    Voyait distinctement, par l'ombre recouverts,
    Le faune aux doigts palmés, le sylvain aux yeux verts,
    Pan, qui revêt de fleurs l'antre où tu te recueilles,
    Et l'antique dryade aux mains pleines de feuilles.

    Une forêt pour toi, c'est un monde hideux.
    Le songe et le réel s'y mêlent tous les deux.
    Là se penchent rêveurs les vieux pins, les grands ormes
    Dont les rameaux tordus font cent coudes difformes,
    Et dans ce groupe sombre agité par le vent,
    Rien n'est tout à fait mort ni tout à fait vivant.
    Le cresson boit ; l'eau court ; les frênes sur les pentes,
    Sous la broussaille horrible et les ronces grimpantes,
    Contractent lentement leurs pieds noueux et noirs.
    Les fleurs au cou de cygne ont les lacs pour miroirs ;
    Et sur vous qui passez et l'avez réveillée,
    Mainte chimère étrange à la gorge écaillée,
    D'un arbre entre ses doigts serrant les larges nœuds,
    Du fond d'un antre obscur fixe un œil lumineux.
    Ô végétation ! esprit ! matière ! force !
    Couverte de peau rude ou de vivante écorce !

    Aux bois, ainsi que toi, je n'i jamais erré,
    Maître, sans qu'en mon cœur l'horreur ait pénétré,
    Sans voir tressaillir l'herbe, et, par le vent bercées,
    Pendre à tous les rameaux de confuses pensées.
    Dieu seul, ce grand témoin des faits mystérieux,
    Dieu seul le sait, souvent, en de sauvages lieux,
    J'ai senti, moi qu'échauffe une secrète flamme,
    Comme moi palpiter et vivre avec une âme,
    Et rire, et se parler dans l'ombre à demi-voix,
    Les chênes monstrueux qui remplissent les bois
    Pouvez m 'aider s ' il vous plait ?

    Merci d ' avance
  • Bonjour a tous!

    J'ai un gros problème pour comprendre l'oeuvre suivante.
    Pouvez-vous m'aider? J'écris un essai sur l'image du poète et le processus de création.
    Comment comprenez-vous le texte ci-dessous Qu'est-ce que l'auteur voulait transmettre?
    Le français n'est pas ma langue maternelle, je m'excuse pour toute erreur.
    Dans les vieilles forêts où la sève à grands flots
    Court du fût noir de l'aulne au tronc blanc des bouleaux,
    Bien des fois, n'est-ce pas ? à travers la clairière,
    Pâle, effaré, n'osant regarder en arrière,
    Tu t'es hâté, tremblant et d'un pas convulsif,
    Ô mon maître Albert Dure, ô vieux peintre pensif !

    On devine, devant tes tableaux qu'on vénère,
    Que dans les noirs taillis ton œil visionnaire
    Voyait distinctement, par l'ombre recouverts,
    Le faune aux doigts palmés, le sylvain aux yeux verts,
    Pan, qui revêt de fleurs l'antre où tu te recueilles,
    Et l'antique dryade aux mains pleines de feuilles.

    Une forêt pour toi, c'est un monde hideux.
    Le songe et le réel s'y mêlent tous les deux.
    Là se penchent rêveurs les vieux pins, les grands ormes
    Dont les rameaux tordus font cent coudes difformes,
    Et dans ce groupe sombre agité par le vent,
    Rien n'est tout à fait mort ni tout à fait vivant.
    Le cresson boit ; l'eau court ; les frênes sur les pentes,
    Sous la broussaille horrible et les ronces grimpantes,
    Contractent lentement leurs pieds noueux et noirs.
    Les fleurs au cou de cygne ont les lacs pour miroirs ;
    Et sur vous qui passez et l'avez réveillée,
    Mainte chimère étrange à la gorge écaillée,
    D'un arbre entre ses doigts serrant les larges nœuds,
    Du fond d'un antre obscur fixe un œil lumineux.
    Ô végétation ! esprit ! matière ! force !
    Couverte de peau rude ou de vivante écorce !

    Aux bois, ainsi que toi, je n'ai jamais erré,
    Maître, sans qu'en mon cœur l'horreur ait pénétré,
    Sans voir tressaillir l'herbe, et, par le vent bercées,
    Pendre à tous les rameaux de confuses pensées.
    Dieu seul, ce grand témoin des faits mystérieux,
    Dieu seul le sait, souvent, en de sauvages lieux,
    J'ai senti, moi qu'échauffe une secrète flamme,
    Comme moi palpiter et vivre avec une âme,
    Et rire, et se parler dans l'ombre à demi-voix,
    Les chênes monstrueux qui remplissent les bois.
  • Il me semble que, malgré le vocabulaire parfois un peu compliqué, le sens général est clair, non ? surtout d'après le titre et les premiers vers. Que comprenez-vous ? (ou ne comprenez-vous pas?)
  • Merci pour votre réponse!
    Je ne comprends pas le symbolisme de ce poème.
    Peut-être que la forêt symbolise l'humanité?
    Je suppose que vous pourriez dire que se mêlent réalité et la fiction pour l'artiste et c'est tout.
  • Déjà, il me semble que c'est une comparaison entre la vision de la nature d'un peintre et graveur (Dürer) et celle d'un poète (Victor Hugo)...

    Ensuite, si vous lisez bien le texte, il n'y est pas question que la forêt symbolise l'humanité :
    (...) ton œil visionnaire
    Voyait distinctement, par l'ombre recouverts,
    Le faune aux doigts palmés, le sylvain aux yeux verts,
    Pan, qui revêt de fleurs l'antre où tu te recueilles,
    Et l'antique dryade aux mains pleines de feuilles.

    La forêt est certes habitée, comme dans ce poème de Ronsard : https://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/pierre_de_ronsard/contre_les_bucherons_de_la_forest_de_gastine
    mais pas par des êtres humains. Et Hugo a une vision très romantique de la nature, voir les adjectifs : monstrueux, hideux, difforme, sombre, horrible...
  • florealefloreale Membre
    Le contexte : Ce poème est extrait du recueil Les Voix intérieures- 1837.
    Qui est Albert Dürer ? As-tu observé ses gravures ?
    Dans ce poème daté du 20 avril 1837, note la situation d'énonciation : le poète s'adresse directement à l'artiste

    Le chêne est symbole de l'homme, de la vie, de la majesté.

    Hugo voit Dürer à travers une vision romantique
    : lyrisme, éloge de la nature, hommage à la création (la nature) et à la création artistique.
  • Le chêne est symbole de l'homme, de la vie, de la majesté.

    Mais ici Hugo insiste lourdement sur la terreur qu'inspire à l'homme la nature sauvage et supposée habitée par un tas d'êtres mythiques. On rejoint le thème de la forêt, sombre, inquiétante, plus ou moins inextricable, thème omniprésent dans les contes traditionnels.
  • florealefloreale Membre
    Oui, je sais, je vois ... mais c'est le Hugo qu'on retrouve dans les lavis. La noirceur, la tourmente, la nature secouée.

    ( C'est la vision de Nerval, Louis Boulanger et aussi des Allemands)
    Il l'a peuplée de monstres, de lutins, de gnomes, il lui a donné des passions, des joies, des épouvantements ; il en a fait un personnage puissant et terrible ... La nature a aussi des secrets et des terreurs que Victor Hugo connaît bien et même affectionne. C'est la forêt dont les arbres, personnages majestueux ou tourmentés se parlent entre eux ...
    Extrait de la Préface de Henri Clouard
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