Fiches méthode Bac de français 2021

Bonjour tout le monde !

Je lance un nouveau sujet pour le moins intéressant :

Peut-on concevoir la justice sans l'Etat ?

Tous à vos claviers !
Mots clés :

Réponses

  • Teins, ca ressemble a ce qu'on fait en philo cette année...
    En, résumé, on apprend que quand il n'y a pas d'Etat, la vie des Hommes obéit a la loi du plus fort.
    Seul l'Etat, en instaurant des lois, est capable de rendre la société juste...

    Après, il faut voir ce que tu entends par justice...
  • J'ai très envie de renverser la proposition:

    Peut-on concevoir l'état sans Justice?
  • Une dictature peut-être?
    La question est de savoir quelle définition donner à la justice.
  • Quelle question!
    Comme si la justice n'était pas une valeur à chérir même entre deux êtres humains.
    Je dirai donc OUI.

    Après (ou avant) peut-être il vaudrait mieux voir si la Justice pourrait être autre qu'un concept pur! (Cf. la Liberté, l'Égalité et d'autres idéaux non atteignables totalement).
  • La justice dépend de chaque être humain ?
    L'un vous dira que tuer est acceptable quand un homme a commis des fautes inacceptables l'autre dis qu'il faut pardonner.....
    l'État est l'état d'un pays, ses règles, les choix de ses dirigeants, sa constitution.
    La justice peut-elle ce concevoir sans État ?, Oui semble être la réponse évidente, en effet un homme peut agir selon lui, sans prendre en compte les règles, mais alors il agit selon ses pensées, ses jugements, il est un hors-la-loi s'il agit contre la loi, contre la justice mais avec ses jugement ce qui pour lui est juste.
    Là encore il faut voir comment l'on entend le mot justice, si la justice est l'ensemble des lois d'un pays alors non, la justice ne peut se concevoir sans État, mais si la justice peut être singulière propre à chaque homme alors je répondrais que oui la justice peut se concevoir sans État.
  • L'État en 1792 a institué la terreur au nom de la justice sociale.
    L'État trouvait juste de continuer exécuter (assassiner) des assassins par la guillotine pendant presque 2 siècles.
    L'État trouve aujourd'hui juste de ne plus tuer les assassins, mais de déloger des sans abri.

    Je trouve juste de faire confiance à mes amis.
    Je trouve juste qu'ils me pardonnent quand je faute.
    Je trouve juste que l'État n'a pas son mot à dire dans ces cas.
  • Le fait de trouver quelquechose "juste" a-t-il un rapport avec la justice?
  • Pourquoi ça ne serait pas le cas?
  • Ce peut ne pas être le cas parceque la notion de justice, à mon avis, ne fait pas référence à un individu mais à ce qui se dégage d'un grand ensemble d'êtres humains, et donc la notion même de justice représente l'un des buts ultimes vers lesquels nous avons à marcher.
    La notion de justice dépasse la notion d'individu; plus, elle le survole et elle est injoignable: c'est une valeur.
  • En latin, justus = Homme juste. Individu.
    Justus=> Justitia = justice, le sentiment moral de l'équité. Rélations entre individus.

    Le mot arrive en français dès le XIème siècle pour inclure la conformité au droit (individuel ou collectif) ainsi que le principe moral d'après quoi la Loi doit être respectée (par tous). Puis 1155 le mot est étendu à la vertu qui consiste à être équitable (entre individus ou l'individu dans une société).

    Roméo "fait justice" en tuant Tybalt (qui avait précédement tué Mercutio, ami de Roméo, dans un duel sans raison). Il ne passe pas devant les tribunaux de Vérone!
  • Cher JSC, vous êtes passé de Justus à Justitia puis à justice.
    Une bonne partie de la discussion réside dans ce passage de la majuscule à la minuscule!
  • Je ne pense pas car déjà avec il y a toujours des injustices alors sans ça risque d'être le carnage !

    lili chipie
  • J'ai cru que cette section était plus appropriée pour accueillir un tel sujet...

    Bonsoir à tous !

    Voici donc le sujet de dissertation sur lequel je planche durant ces vacances... Outre la problématique, une autre condition du travail est d'utiliser cinq textes que mon professeur a choisis. Parmi eux, on trouve Tocqueville, Marx, Hegel, Levi-Strauss et... Rousseau !
    Rousseau qui me pose bien des problèmes, car si je comprends le rapport des autres textes avec la problématique, celui du genevois m'échappe complétement... Je vous mets donc ici l'extrait pour que vous m'éclaircissiez.


    Dire qu'un homme se donne gratuitement, c'est dire une chose absurde et inconcevable; un tel acte est illégitime et nul, par cela seul que celui qui le fait n'est pas dans son bon sens. Dire la même chose de tout un peuple, c'est supposer un peuple de fous: la folie ne fait pas droit.
    Quand chacun pourrait s'aliéner lui-même, il ne peut aliéner ses enfants; ils naissent hommes et libres; leur liberté leur appartient, nul n'a droit d'en disposer qu'eux. Avant qu'ils soient en âge de raison le père peut en leur nom stipuler des conditions pour leur conservation, pour leur bien-être; mais non les donner irrévocablement et sans condition; car un tel don est contraire aux fins de la nature et passe les droits de la paternité. Il faudrait donc pour qu'un gouvernement arbitraire fut légitime qu'à chaque génération le peuple fût le maître de l'admettre ou de le rejeter: mais alors ce gouvernement ne serait plus arbitraire.
    Renoncer à sa liberté c'est renoncer à sa qualité d'homme, aux droits de l'humanité, même à ses devoirs. Il n'y a nul dédommagement possible pour quiconque renonce à tout. Une telle renonciation est incompatible avec la nature de l'homme, et c'est ôter toute moralité à ses actions que d'ôter toute liberté à sa volonté. Enfin c'est une convention vaine et contradictoire de stipuler d'une part une autorité absolue et de l'autre une obéissance sans bornes. N'est-il pas clair qu'on n'est engagé à rien envers celui dont on a droit de tout exiger, et cette seule condition, sans équivalent, sans échange n'entraîne-t-elle pas la nullité de l'acte? Car quel droit mon esclave aurait-il contre moi, puisque tout ce qu'il a m'appartient, et que son droit étant le mien, ce droit de moi contre moi-même est un mot qui n'a aucun sens?

    JEAN-JACQUES ROUSSEAU, DU CONTRAT SOCIAL, CHAPITRE IV, DE L'ESCLAVAGE
    Je dégage de ce texte les idées suivantes:
    -L'aliénation d'une personne autre qu'elle même est impossible car:
    -Par le lien parental, l'enfant grandit et le père ne doit donc plsu exercer sur lui son autorité.
    -Par l'esclavage, le don gratuit de soi-même est impossible, puisque rien ne vient en échange. Seuls les "fous" le pourraient.

    C'est pour l'instant ce que j'ai réussi à comprendre... Mais surtout, si vous pouviez m'aider à voir le rapport entre ma problématique et le texte...

    Merci beaucoup !

    Nicolas
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