Fiches méthode Bac de français 2021

Au peuple [Les Châtiments]

Il te ressemble ; il est terrible et pacifique.
Il est sous l'infini le niveau magnifique ;
Il a le mouvement, il a l'immensité.
Apaisé d'un rayon et d'un souffle agité,
Tantôt c'est l'harmonie et tantôt le cri rauque.
Les monstres sont à l'aise en sa profondeur glauque ;
La trombe y germe ; il a des gouffres inconnus
D'où ceux qui l'ont bravé ne sont pas revenus ;
Sur son énormité le colosse chavire ;
Comme toi le despote il brise le navire ;
Le fanal est sur lui comme l'esprit sur toi ;
Il foudroie, il caresse, et Dieu seul sait pourquoi ;
Sa vague, où l'on entend comme des chocs d'armures,
Emplit la sombre nuit de monstrueux murmures,
Et l'on sent que ce flot, comme toi, gouffre humain,
Ayant rugi ce soir, dévorera demain.
Son onde est une lame aussi bien que le glaive ;
Il chante un hymne immense à Vénus qui se lève ;
Sa rondeur formidable, azur universel,
Accepte en son miroir tous les astres du ciel ;
Il a la force rude et la grâce superbe ;
Il déracine un roc, il épargne un brin d'herbe ;
Il jette comme toi l'écume aux fiers sommets,
Ô peuple ; seulement, lui, ne trompe jamais
Quand, l'oeil fixe, et debout sur sa grève sacrée,
Et pensif, on attend l'heure de sa marée.
Voici le texte sur lequel je dois faire une lecture analitique dessus.
Quelqu'un pourrait il m'aider?
Mots clés :
«1

Réponses

  • Victor HUGO (1802-1885)
    (Recueil : Les châtiments)


    Au peuple
    Il te ressemble ; il est terrible et pacifique.
    Il est sous l'infini le niveau magnifique ;
    Il a le mouvement, il a l'immensité.
    Apaisé d'un rayon et d'un souffle agité,
    Tantôt c'est l'harmonie et tantôt le cri rauque.
    Les monstres sont à l'aise en sa profondeur glauque ;
    La trombe y germe ; il a des gouffres inconnus
    D'où ceux qui l'ont bravé ne sont pas revenus ;
    Sur son énormité le colosse chavire ;
    Comme toi le despote il brise le navire ;
    Le fanal est sur lui comme l'esprit sur toi ;
    Il foudroie, il caresse, et Dieu seul sait pourquoi ;
    Sa vague, où l'on entend comme des chocs d'armures,
    Emplit la sombre nuit de monstrueux murmures,
    Et l'on sent que ce flot, comme toi, gouffre humain,
    Ayant rugi ce soir, dévorera demain.
    Son onde est une lame aussi bien que le glaive ;
    Il chante un hymne immense à Vénus qui se lève ;
    Sa rondeur formidable, azur universel,
    Accepte en son miroir tous les astres du ciel ;
    Il a la force rude et la grâce superbe ;
    Il déracine un roc, il épargne un brin d'herbe ;
    Il jette comme toi l'écume aux fiers sommets,
    Ô peuple ; seulement, lui, ne trompe jamais
    Quand, l'oeil fixe, et debout sur sa grève sacrée,
    Et pensif, on attend l'heure de sa marée.
    Bonsoir !
    J'ai quelques idées pour commenter cet extrait mais je peine à trouver une problématique pertinente et à déterminer les grands axes du texte.
    Si vous avez quelques pistes à me donner cela serai avec plaisir !!
    Merci beaucoup
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour Lucie,

    Ta problématique est dans la métaphore filée de ce texte : en quoi le peuple est-il un océan ?

    En regroupant tes observations dans des axes que tu classeras du moins important au plus important, tu auras ton parcours de lecture.

    Par ex. le peuple est une force puissante, imprévisible.
    Il est à la fois lumière et ténèbres...
    Seule la fin sera difficile à interpréter. Pour t'aider, demande-toi si Hugo ne manifeste pas une certaine déception. Pourquoi, à un moment donné, fait-il allusion au despote ? Qu'attend-il du peuple ?

    Ce poème prend alors des airs d'appel à l'insurrection.
  • Jean Luc, je te remercie pour ton aide.
    Ton message m'a permis d'y voir plus clair dans ma démarche, de mieux comprendre le texte et ainsi de l'apprecier encore un peu plus !
    ;)
  • wxcvbwxcvb Membre
    bonjour, je n'arrive pas à savoir se que signifie une vision épique.

    exemple : dans Au Peuple Victor Hugo a une vision épique de l'océan et du peuple.

    Pouvez-vous m'expliquer ce que cela signifie. Merci
  • fzfz Membre
    Au peuple
    Il te ressemble ; il est terrible et pacifique.
    Il est sous l'infini le niveau magnifique ;
    Il a le mouvement, il a l'immensité.
    Apaisé d'un rayon et d'un souffle agité,
    Tantôt c'est l'harmonie et tantôt le cri rauque.
    Les monstres sont à l'aise en sa profondeur glauque ;
    La trombe y germe ; il a des gouffres inconnus
    D'où ceux qui l'ont bravé ne sont pas revenus ;
    Sur son énormité le colosse chavire ;
    Comme toi le despote il brise le navire ;
    Le fanal est sur lui comme l'esprit sur toi ;
    Il foudroie, il caresse, et Dieu seul sait pourquoi ;
    Sa vague, où l'on entend comme des chocs d'armures,
    Emplit la sombre nuit de monstrueux murmures,
    Et l'on sent que ce flot, comme toi, gouffre humain,
    Ayant rugi ce soir, dévorera demain.
    Son onde est une lame aussi bien que le glaive ;
    Il chante un hymne immense à Vénus qui se lève ;
    Sa rondeur formidable, azur universel,
    Accepte en son miroir tous les astres du ciel ;
    Il a la force rude et la grâce superbe ;
    Il déracine un roc, il épargne un brin d'herbe ;
    Il jette comme toi l'écume aux fiers sommets,
    Ô peuple ; seulement, lui, ne trompe jamais
    Quand, l'oeil fixe, et debout sur sa grève sacrée,
    Et pensif, on attend l'heure de sa marée.
    SVP aidez moi pour le commentaire composé de Français. j'ai déja fait l'introduction mais je n' arrive pas à faire la suite ( mon plan, mon develloppement et ma conclusion ). Donnez moi des pistes SVP c'est Urgent .....
  • super : tu m'expliques comment tu fais ton introduction avant de savoir ce à quoi va ressembler ton commentaire ?
    bon, passons, mais tu me referas ton introduction bien sûr.
    déjà : qui est "tu" ? qui est "il" ? et donc une grande partie sur la métaphore filée entre le "tu" et le "il", et la rupture finale "seulement lui ne trompe jamais"
    les champs lexicaux, qui alimentent la métaphore
    l'éloge ambigu du peuple, à qui ce poème est dédié
    revois le contexte historique : dans quelles circonstances sont écrits Les Châtiments ?
    bon, tu peux déjà aller par là, ce sera pas mal
  • Bonjour,
    je dois faire un commentaire littéraire sur cette oeuvre et je voudrais savoir si mon plan est correct :

    ma problématique est : A qui est adressé de poème?

    mon plan: I/ Une éloge ambigüe du peuple
    A/ les champs lexicaux
    B/ les figures de style
    C/ un rapport entre tu et il

    II/ un IL particulier
    A/ les figures de style et raisonnement par analogie
    B/ les circonstances de ce poème
    C/ un contexte historique particulier

    en conclusion : (réponse à la problématique) ce poème est adressé au peuple français au 19ème siècle. le peuple doit se révolter contre la société.


    Vos idées sont les bien venues!!
    AU PEUPLE
    Il te ressemble ; il est terrible et pacifique.
    Il est sous l'infini le niveau magnifique ;
    Il a le mouvement, il a l'immensité.
    Apaisé d'un rayon et d'un souffle agité,
    Tantôt c'est l'harmonie et tantôt le cri rauque.
    Les monstres sont à l'aise en sa profondeur glauque ;
    La trombe y germe ; il a des gouffres inconnus
    D'où ceux qui l'ont bravé ne sont pas revenus ;
    Sur son énormité le colosse chavire ;
    Comme toi le despote il brise le navire ;
    Le fanal est sur lui comme l'esprit sur toi ;
    Il foudroie, il caresse, et Dieu seul sait pourquoi ;
    Sa vague, où l'on entend comme des chocs d'armures,
    Emplit la sombre nuit de monstrueux murmures,
    Et l'on sent que ce flot, comme toi, gouffre humain,
    Ayant rugi ce soir, dévorera demain.
    Son onde est une lame aussi bien que le glaive ;
    Il chante un hymne immense à Vénus qui se lève ;
    Sa rondeur formidable, azur universel,
    Accepte en son miroir tous les astres du ciel ;
    Il a la force rude et la grâce superbe ;
    Il déracine un roc, il épargne un brin d'herbe ;
    Il jette comme toi l'écume aux fiers sommets,
    Ô peuple ; seulement, lui, ne trompe jamais
    Quand, l'oeil fixe, et debout sur sa grève sacrée,
    Et pensif, on attend l'heure de sa marée.
  • Bonsoir Skrapy,

    Je réponds à ton énième message privé ici. Je te répète que tu as les mêmes chances de réponses ici que dans une nouvelle discussion. (Je te signale au passage que mon message te ramènera au haut de l'affiche !) Maintenant, tu n'as plus qu'à attendre sagement...

    Muriel
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonsoir Skrapy,

    Ce plan ne convient pas car il scinde le fond et la forme. Tu n'as pas le droit d'étudier les procédés stylistiques à part. Ces derniers sont toujours au service de l'expression d'idées ou de sentiments.

    Commence par définir une problématique ou un parcours de lecture valide. Par ex. Pourquoi le peuple est-il comparé à l'océan ? ou quelle appréciation politique Hugo porte-t-il sur le peuple ? ou qu'est-ce que l'exilé Hugo attend du peuple ?
    Regarde les quelques indications que j'ai données un peu plus haut dans la discussion.
  • Merci Jean-luc.
    j'ai donc choisi cette problématique: qu'est ce que l'exilé Hugo attend du peuple français?
    I/le peuple : une force puissante et imprévisible.
    A/ lumière (les comparaisons et raisonnement par analogie)
    B/ ténèbres (les comparaisons et raisonnement par analogie)

    II/ un rapport entre TU/IL
    A/l'eloge du peuple( figures de style)
    B/le blâme de Napoléon?

    conclusion : allusion au despote → le peuple est la force d'un pays et non le roi
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour Skrapy,

    Ce plan est bien meilleur.
    Mais il faut le revoir.
    "Tu" est le peuple ; "il" est l'océan.

    1 - Une force puissante
    2 - Une force imprévisible ou ambiguë
    3 - à mettre au service de l'Idéal

    Revois ta conclusion qui n'est pas conforme à la déception d'Hugo devant la passivité du peuple français sous la tyrannie de Napoléon le petit.
  • encore merci Jean-luc.
    I/le peuple : une force puissante et imprévisible.
    A/ une force puissante (les comparaisons et raisonnement par analogie)
    B/ une force imprévisible et ambigüe (les comparaisons et raisonnement par analogie)
    C/ une force a mettre au service de l'idéal ( il veut que le peuple se révolte?)

    II/ un rapport entre TU/IL
    A/l'eloge du peuple( figures de style)
    B/le blâme de l'océan, de la passivité du peuple (je ne comprend pas pourquoi il désigne l'océan et non Napoléon?)

    conclusion : allusion au despote → le peuple est la force d'un pays et non le roi. il veut que le peuple ce révolte et prenne le pouvoir?
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Hugo est déçu par le peuple qui n'a pas rejeté le tyran. Ce point apparaît nettement dans la comparaison avec la marée inéluctable, alors que le peuple ne s'est pas présenté au rendez-vous de l'Histoire. Ce blame adressé au peuple n'est pas antinomique de celui qui est attribué à Napoléon III sous l'épithète péjorative de "despote".
  • Bonjour,

    J'aimerais savoir contre quelle cause à été écrite la poésie Au peuple de Victor Hugo.
    Il te ressemble ; il est terrible et pacifique.
    Il est sous l'infini le niveau magnifique ;
    Il a le mouvement, il a l'immensité.
    Apaisé d'un rayon et d'un souffle agité,
    Tantôt c'est l'harmonie et tantôt le cri rauque.
    Les monstres sont à l'aise en sa profondeur glauque ;
    La trombe y germe ; il a des gouffres inconnus
    D'où ceux qui l'ont bravé ne sont pas revenus ;
    Sur son énormité le colosse chavire ;
    Comme toi le despote il brise le navire ;
    Le fanal est sur lui comme l'esprit sur toi ;
    Il foudroie, il caresse, et Dieu seul sait pourquoi ;
    Sa vague, où l'on entend comme des chocs d'armures,
    Emplit la sombre nuit de monstrueux murmures,
    Et l'on sent que ce flot, comme toi, gouffre humain,
    Ayant rugi ce soir, dévorera demain.
    Son onde est une lame aussi bien que le glaive ;
    Il chante un hymne immense à Vénus qui se lève ;
    Sa rondeur formidable, azur universel,
    Accepte en son miroir tous les astres du ciel ;
    Il a la force rude et la grâce superbe ;
    Il déracine un roc, il épargne un brin d'herbe ;
    Il jette comme toi l'écume aux fiers sommets,
    Ô peuple ; seulement, lui, ne trompe jamais
    Quand, l'oeil fixe, et debout sur sa grève sacrée,
    Et pensif, on attend l'heure de sa marée.
    J'ai lu que ce poème est tiré du livre Les Châtiments constitué de poèmes satiriques ayant pour but , d'abattre le régime de Napoléon III, mais dans cette poésie je ne vois pas vraiment en quoi. Serait-ce une comparaison avec le peuple ? ("toi"). Ou, comme je l'ai dit au début, est-ce que tout serait vraiment ironique ?

    Merci d'avance pour vos réponses.
  • JehanJehan Modérateur
    Bonjour.

    Victor Hugo s'adresse au peuple ("te", "toi") et le compare à l'Océan ("il") qu'il décrit.
    Il est du côté du peuple, il espère le soulèvement du peuple contre le pouvoir, mais ce soulèvement tarde à venir.
    Le peuple est fort. Il peut briser les tyrans tout comme l'Océan brise les plus gros navires.
    Son soulèvement est comparé à la marée de l'Océan, qui elle se produit à l'heure attendue.
    Le soulèvement du peuple, lui, se fait attendre. Il est beaucoup plus imprévisible.
  • LieeLiee Membre
    Bonjour , je dois faire un commentaire sur « au peuple » , extrait des châtiments . J'ai plusieurs idées mais je n'arrive pas à les mettre en place . Voila , mes quelques idées :

    I - Peuple comparé a un océan , métaphore filée , éloge du peuple
    II- Pourquoi Hugo fait - il allusion au despote ? Ne manifeste-t-il pas une déception ? qu'attend-il du peuple ?

    Cependant , je ne sais pas si c'est bien les axes qu'il faut et surtout comment les décliner à l'intérieur . Si quelqu'un avait une idée ce serait gentil . Merci d'avance


    Le texte :
    Il te ressemble ; il est terrible et pacifique.
    Il est sous l'infini le niveau magnifique ;
    Il a le mouvement, il a l'immensité.
    Apaisé d'un rayon et d'un souffle agité,
    Tantôt c'est l'harmonie et tantôt le cri rauque.
    Les monstres sont à l'aise en sa profondeur glauque ;
    La trombe y germe ; il a des gouffres inconnus
    D'où ceux qui l'ont bravé ne sont pas revenus ;
    Sur son énormité le colosse chavire ;
    Comme toi le despote il brise le navire ;
    Le fanal est sur lui comme l'esprit sur toi ;
    Il foudroie, il caresse, et Dieu seul sait pourquoi ;
    Sa vague, où l'on entend comme des chocs d'armures,
    Emplit la sombre nuit de monstrueux murmures,
    Et l'on sent que ce flot, comme toi, gouffre humain,
    Ayant rugi ce soir, dévorera demain.
    Son onde est une lame aussi bien que le glaive ;
    Il chante un hymne immense à Vénus qui se lève ;
    Sa rondeur formidable, azur universel,
    Accepte en son miroir tous les astres du ciel ;
    Il a la force rude et la grâce superbe ;
    Il déracine un roc, il épargne un brin d'herbe ;
    Il jette comme toi l'écume aux fiers sommets,
    Ô peuple ; seulement, lui, ne trompe jamais
    Quand, l'oeil fixe, et debout sur sa grève sacrée,
    Et pensif, on attend l'heure de sa marée.
  • Bonjour,

    Ce que tu appelles tes axes ne sont que des emprunts faits à Jean-Luc (page précédente). Le recopiage n'a jamais permis de comprendre.
    De plus, ayant trouvé la discussion concernant ton sujet, tu aurais pu m'éviter le travail du déplacement en ne créant pas un nouveau sujet !

    Muriel
  • Bonjour, je dois moi aussi faire un commentaire sur Au Peuple de Victor Hugo, j'ai trouvé un plan et j'aimerais savoir s'il est bon :
    I. Un rapport entre tu et il
    A. Identification tu/il
    B. Ressemblance tu/il (metaphore filée, figures de style etc...)
    II. Deux forces
    A. Forces puissantes
    B. Forces imprévisible
    III. Mécontentement de Victor Hugo
    A. Satire de Napoléon III
    B. Attente d'une révolte

    Merci beaucoup d'avance! :)
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Ce plan peut convenir.
    Modifie le 1 en remplaçant tu/il par peuple/océan.
    Il te faudra justifier pourquoi Hugo tutoie le peuple, en particulier parce qu'il l'apostrophe pour le réveller.
  • D'accord merci beaucoup d'avoir répondu, bonne continuation :)
Connectez-vous ou Inscrivez-vous pour répondre.