Commencer le grec après la khâgne

PeluchetPeluchet Membre
décembre 2022 modifié dans La filière littéraire

Bonjour à tous !


Je suis actuellement en khâgne classique (en spécialité lettres modernes) en ayant commencé le latin en hypokhâgne. Je m'orientais plutôt vers une licence de lettres modernes à Paris IV à la fin d'année dans l'optique de passer le CAPES (et pourquoi pas l'agrégation) de lettres modernes.

Toutefois, mon année de khâgne m'a quelque peu fait relativiser sur ce choix et je me pose quelques questions sur la voie à suivre. Le latin est, depuis ce début de khâgne, ce que je préfère faire. J'ai un vrai plaisir à faire les versions et m'y débrouille plutôt bien (pour un ancien débutant), alors que j'ai beaucoup plus de mal avec ma spécialité.

De plus, en furetant à droite et à gauche, je commence à me rendre compte que les épreuves de l'agrégation de lettres modernes ne me plaisent pas énormément, et qu'enseigner le français en collège/lycée pouvait s'avérer déprimant. Surtout, en me renseignant, d'abord pour rigoler, vers les épreuves de lettres classiques, je me suis rendu compte que j'en avais beaucoup plus le profil et qu'enseigner le latin et/ou le grec m'intéressait beaucoup plus (sans compter l'effectif en baisse des lettres classiques).

Bref, je me rends compte après deux mois de khâgne que j'ai un profil beaucoup plus tourné vers les lettres classiques. Mais je me rends bien compte du problème : j'ai commencé le latin l'année dernière et n'ai jamais fait de grec de ma vie (hormis une initiation en seconde, autant dire pas de Grec du tout). Logiquement, je ne peux pas m'inscrire en L3 de lettres classiques, ce que je regrette énormément.

Maintenant, je me pose tout un tas de questions vis-à-vis de l'année prochaine :

  • Est-ce envisageable de suivre une L3 de lettres modernes et d'apprendre le grec de mon côté (et d'obtenir un niveau suffisant pour le capes/agrégation de lettres classiques), ou est-ce illusoire ?
  • Vaut-il mieux "se contenter" de poursuivre en lettres modernes, au risque de moins apprécier ce que j'y fais ?
  • Peut-on basculer d'une licence de lettres modernes en lettres classiques ?
  • Au niveau de la préparation de l'examen CAPES/Agrég lettres classiques : comment s'entraîner au thème de son côté (je ne crois pas que ce soit prévu dans le programme d'une licence de lettres modernes) ; est-ce possible d'obtenir un niveau suffisant en grec en travaillant de son côté ?


J'ai bien conscience du côté un peu brouillon de ce que j'ai écrit, ce n'est pas très clair dans ma tête et j'ai peut-être besoin d'être rassuré (ou du moins assuré pour ne pas me faire d'illusions). Merci à ceux qui prendront le temps de me répondre !

Réponses

  • Bonsoir,

    Je me permets de commenter ton message à la lumière de mon expérience d’agrégée de lettres classiques.

    De plus, en furetant à droite et à gauche, je commence à me rendre compte que les épreuves de l'agrégation de lettres modernes ne me plaisent pas énormément, et qu'enseigner le français en collège/lycée pouvait s'avérer déprimant.

    De fait, l’agrégation de lettres classiques, tout comme le CAPES du même nom conduisent le plus souvent à enseigner le français, dans la plupart des lycées, où les langues anciennes sont recherchées plus par les professeurs que par les élèves.

    On peut plus facilement enseigner le latin au collège, le grec rarement. À un niveau débutant bien sûr, mais ce n’est pas sans intérêt.

    Être normalien et/ou avoir une excellente place à l’agrégation sera un atout pour prétendre, et encore pas forcément tout de suite, enseigner ces disciplines en classe préparatoire ou dans le supérieur.

    Est-ce envisageable de suivre une L3 de lettres modernes et d'apprendre le grec de mon côté (et d'obtenir un niveau suffisant pour le capes/agrégation de lettres classiques), ou est-ce illusoire ?

    Bien sûr, tout est possible. Mais cela me paraît difficile. Je ne sais quel niveau tu auras acquis en latin à l’issue de ton année de khâgne. Mais commencer en grec ancien tout seul demandera beaucoup de travail. Trois ans pour obtenir un niveau correct, cela me paraît peu, au regard des six à huit ans d’expérience qu’auront d’autres candidats. Mais je ne connais pas tes aptitudes et ta capacité de travail. Et tu sembles motivé.

    À l’écrit de l’agrégation de lettres classiques, il y a une version latine, une version grecque, un thème grec et un thème latin. C’est plaisant, mais il faut simplement beaucoup d’entraînement. De la pure technique.

    Par curiosité je suis allée voir la version grecque sortie l’année dernière. C’était celui d’un orateur attique. Pas du Thucydide, mais assez long. Le thème latin était l’extrait d’une pièce de Corneille en vers.

    Peut-on basculer d'une licence de lettres modernes en lettres classiques ?

    Je ne sais pas. Peut-être faut-il faire la preuve qu’on a le niveau qui convient en latin… et en grec. Passer un test ???

    Au niveau de la préparation de l'examen CAPES/Agrég lettres classiques : comment s'entraîner au thème de son côté (je ne crois pas que ce soit prévu dans le programme d'une licence de lettres modernes) ; est-ce possible d'obtenir un niveau suffisant en grec en travaillant de son côté ?

    Si l’on veut obtenir un niveau correct, il faut avant tout que l’entraînement soit régulier. Pas forcément longtemps, mais un peu tous les jours.

    Il faut évidemment posséder la grammaire de chaque langue ancienne et la réviser régulièrement car surtout en grec, on oublie vite. Et puis lire des textes, que ce soit en latin et en grec, faire du petit latin, du petit grec pour acquérir du vocabulaire et ne pas être esclave du dictionnaire.

    Des livres existent, et maintenant des sites…

  • Titania91Titania91 Modérateur

    Bonjour,

    J'ai connu un agrégé de LC qui avait commencé le grec en L3 après une réorientation, ça doit être possible avec de la motivation et du travail intensif.

    Pourquoi ne pas khûber en passant en spécialité LC et en travaillant le grec pendant les vacances ?

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