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Zola, L’Œuvre - Deux nouveaux mois passèrent...

Cette discussion a été créée à partir de réponses séparées de : Méthode pour le commentaire composé.

Réponses

  • imane123imane123 Membre

    Salut..j'espère que vous allez bien..Est ce qu'il y a quelqu'un qui peut m'aider pour faire un commentaire composé..et merci !

  • Jean-LucJean-Luc Modérateur

    @imane123

    Il faut te montrer plus précis et indiquer ce que tu as déjà travaillé par toi-même.

  • imane123imane123 Membre

    Je n'ai rien fait parce que je ne sais pas comment faire..

  • JehanJehan Modérateur

    Voilà la méthode... Et quel est donc ton sujet ?


  • imane123imane123 Membre
    15 nov. modifié

    Faites le commentaire composé du passage suivant extrait de L’Œuvre d’Emile Zola.

    Deux nouveaux mois se passèrent. Claude, les premiers jours, au moindre bruit, le matin, lorsque Mme Joseph lui apportait son déjeuner ou des lettres, tournait vivement la tête, avait un geste involontaire de désappointement. Il ne sortait plus avant quatre heures, et la concierge lui ayant dit, un soir, comme il rentrait, qu’une jeune fille était venue le demander vers cinq heures, il ne s’était calmé qu’en reconnaissant un modèle, Zoé Piédefer, dans la visiteuse. Puis, les jours suivant les jours, il avait eu une crise furieuse de travail, inabordable pour tous, d’une violence de théories telle, que ses amis eux-mêmes n’osaient le contrarier. Il balayait le monde d’un geste, il n’y avait plus que la peinture, on devait égorger les parents, les camarades, les femmes surtout ! De cette fièvre chaude, il était tombé dans un abominable désespoir, une semaine d’impuissance et de doute, toute une semaine de torture à se croire frappé de stupidité. Et il se remettait, il avait repris son train habituel, sa lutte résignée et solitaire contre son tableau, lorsque, par une matinée brumeuse de la fin d’octobre, il tressaillit et posa rapidement sa palette. On n’avait pas frappé, mais il venait de reconnaître un pas qui montait. Il ouvrit, et elle entra.


    C’était elle enfin. Christine, ce jour-là, portait un large manteau de laine grise qui l’enveloppait tout entière. Son petit chapeau de velours était sombre, et le brouillard du dehors avait emperlé sa voilette de dentelle noire. Mais il la trouva très gaie, dans ce premier frisson de l’hiver. Elle s’excusa d’avoir tardé si longtemps à revenir ; et elle souriait de son air franc, elle avouait qu’elle avait hésité, qu’elle avait bien failli ne plus vouloir : oui, des idées à elle, des choses qu’il devait comprendre. Il ne comprenait pas, il ne demandait pas à comprendre, puisqu’elle était là. Cela suffisait qu’elle ne fût point fâchée, qu’elle consentit à monter ainsi de temps à autre, en bonne camarade. Il n’y eut pas d’explication, chacun garda le tourment et le combat des jours passés. Pendant près d’une heure, ils causèrent, très d’accord, sans rien de caché ni d’hostile désormais, comme si l’entente s’était faite à leur insu, loin l’un de l’autre. Elle ne sembla même pas voir les esquisses et les études des murs. Un instant, elle regarda fixement la grande toile, la figure de femme nue, couchée dans l’herbe, sous l’or flambant du soleil. Non, ce n’était pas elle, cette fille n’avait ni son visage ni son corps : comment avait-elle pu se reconnaître, dans cet épouvantable gâchis de couleurs ? Et son amitié s’attendrit d’une pointe de pitié pour ce brave garçon…


  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    15 nov. modifié

    @imane123

    Zola nous propose le portrait en mouvement d'un peintre.

    Essaie de déterminer le caractère du personnage. Organise tes observations et regroupe-les de façon à obtenir tes parties.

  • imane123imane123 Membre

    D'accord..je vous remercie !

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