Incertitudes et débouchés d'un doctorat / Master de lettres modernes

Bonjour à tous,

Je suis actuellement en L3 de lettres modernes et je n'ai toujours pas de projet professionnel ce qui commence a m'inquiéter.

Les débouchés comme professeur ou bibliothécaire ne m'intéressent pas du tout. Je trouve que la recherche littéraire est un domaine intéressant mais après plusieurs recherches je ne trouve pas de poste qui permet de séparer chercheur et enseignant, dans le domaine littéraire. J'aime aussi l'écriture mais je sais que vivre uniquement de ses écrits n'est pas tout a fait envisageable.

Je compte continuer, si j'y arrive je l'espère, jusqu'au doctorat. Connaissez-vous d'autres possibilités de métiers ?

Merci beaucoup d'avance.

Réponses

  • duduledudule Membre

    Qu'est-ce qui t'intéresse ?

  • kolokolo Membre

    Merci d'avoir répondu et j'aime bien la recherche et l'écriture

  • duduledudule Membre

    Ecole des Chartes.

  • dinozordinozor Membre

    Les Chartes n'est pas une école accessible dans cette configuration.

  • Bonjour,

    En effet, la recherche ne va pas sans l'enseignement, et c'est heureux ainsi ! Un poste dédié à la recherche pure, sans aucune obligation d'enseignement ou de charge administrative associée, n'existe pas. À la limite, en cherchant bien, au CNRS, peut-être... et dans le privé, bien sûr. Mais en lettres et sciences humaines, non.

    La recherche ne poursuit pas un but égoïste, d'où les publications, les rencontres, les conférences, les colloques et... l'enseignement ! Si un jour, et je vous le souhaite si c'est votre passion, vous vous frottez à la recherche, que vous parvenez à publier un peu, etc. songez que les compétences et connaissances qui ont permis cela vous furent transmises par des professeurs...

    D'autres voies sont à explorer, du côté des concours ou carrières de la fonction publique et de l'Etat (Minisère des Affaires Étrangères, Police, Gendarmerie,...). Ou encore dans les domaines de la coopération (ONG, Instituts Français, Francophonie, etc.), mais il s'agit souvent de postes ou missions en CDD. Mobilité et précarité y sont de mise, surtout au début, le temps de se faire un CV.

    Vous éliminez les métiers des bibliothèques, peut-être en avez-vous une vision réduite ? Les différents métiers, ouverts à concours, de conservateur des bibliothèques, du patrimoine (différents types de patrimoine), des archives, etc. sont des métiers intéressants, dynamiques, variés.

    À noter que détenir un Master, quel qu'il soit, vous ouvrira la possiblité de passer les concours de catégorie A de la fonction publique, territoriale et diplomatique, pour des postes forcément plus attractifs en début de carrière.

    Si enfin, malgré vos recherches, rien ne vous attire, ce n'est pas grave. Il ne s'agit ni d'une erreur ni d'un échec. C'est simplement le signe de passer à autre chose : autre cursus, formation professionnelle, etc.

    Quant à vivre de son écriture, ce n'est pas toujours l'activité que l'on imagine (écriture créative exclusivement). La correction de contenu, la rédaction, le journalisme, la traduction, la transcription, etc. permettent aussi de vivre de son écriture. Encore des pistes à explorer !

  • kolokolo Membre

    Merci beaucoup pour votre réponse. Malheureusement je ne peux envisager de changer encore de parcours et je me suis bien renseigné sur les différents métiers des bibliothèques. Merci encore.

  • Il faut bien comprendre qu'une simple licence ne vous permet pas, en l'état, de trouver et d'exercer un travail.

    Il faudra en passer soit par une poursuite d'études, soit par un concours, soit une formation professionnelle. Vous pouvez aussi trouver un job à côté des études et commencer à grimper les échelons par la pratique, avec de l'abnégation.

    Avez-vous vraiment exploré toutes les pistes que je vous ai données ? 🤨

  • kolokolo Membre

    Effectivement je compte continuer je l'espère jusqu'au doctorat je suis bien consciente que je ne peux pas m'arrêter à ma licence. Oui j'ai bien exploré ces pistes merci encore.

  • Vous êtes bien rapide dans vos recherches... voilà une compétence qui pourrait vous être utile en doctorat ! Je vous laisse donc à vos hésitations.

  • kolokolo Membre
    18 sept. modifié

    J'ai passé ma L1 et ma L2 de licence à chercher une autre option que celles proposées d'habitude, en vain. Si j'ai écrit ce poste c'est bien dans l'espoir de trouver un autre recours en ayant bien sur pris connaissance des possibilités typiques avant.

  • Lucid_LynxLucid_Lynx Membre
    18 sept. modifié

    Certaines de mes propositions ne peuvent être qualifiées de typiques...

    Donc, pas de concours, pas de réorientation, pas de nouvelles études, pas de formation professionnelle, pas d'enseignement, ... le nombre de chemins s'amenuise !

    À ce moment, si tout semble bouché ou si ces possibilités ne vous conviennent pas, il me reste une suggestion, très sérieuse : pourquoi ne pas laisser tomber, pour un moment, le domaine des lettres et des études ? Essayez de trouver un travail, même peu qualifié, dans un domaine qui n'a rien à voir. Déjà, vous gagnerez votre vie et vous construirez une expérience du réel, ce qui n'est déjà pas si mal, non ? Puis, de fil en aiguille, vous découvrirez de nouvelles possibilités, de nouveaux horizons, une autre manière de voir et de penser. Qui sait où la vie vous mènera ? 🙂

  • kolokolo Membre
    18 sept. modifié

    Je ne suis pas opposée à passer des concours mais ceux qui mènent aux métiers des bibliothèques ou de l'enseignement ne m'intéressent pas. Je ne peux pas me réorienter car l'ayant déjà fait à plusieurs reprises je ne peux plus me le permettre, les lettres sont un peu ma dernière chance. Merci pour votre suggestion mais je ne pense pas que trouver un métier et délaisser mes études serait un bon plan, je souhaite finir jusqu'au doctorat car j'apprécie énormément les cours de ma filière. J'ai enfin l'impression d'avoir trouvé un domaine qui me plaît et qui me donne envie de continuer.

  • Lucid_LynxLucid_Lynx Membre
    18 sept. modifié

    Je n'évoquais pas seulement les concours de l'enseignement ou des bibliothèques (j'avais bien compris que ceux-là ne vous intéressaient pas), mais aussi ceux d'autres services de l'État...

    Dans ce cas, reste le doctorat, oui, dont la finalité reste la recherche et son corollaire, l'enseignement. Toutefois, il est fort difficile d'obtenir un poste à l'université. Ce sont des années d'attente, de précarité et de désillusion qui vous attendent (il vaut mieux être franc, je crois).

    Si vous aspirez à la recherche pure, alors il vous faut chercher dans d'autres pays, où ce genre de poste et fonction existe peut-être. Pour l'heure, tous les pays où j'ai vécu et travaillé (un certain nombre...) imposent des heures d'enseignement aux chercheurs, dans le domaine des lettres et sciences humaines. En sciences "dures", c'est différent, car il existe partout un secteur de la recherche privée (laboratoires, entreprises, etc.), où on peut en effet se consacrer à la seule recherche (en se soumettant à des contraintes, enjeux et objectifs qui peuvent parfois rebuter).

    En dehors de cela, un doctorat en lettres a peu de valeur sur le marché du travail, à moins que vous ne le valorisiez et complétiez par une formation professionnelle, une expérience, etc. Et nous en revenons au même point.

    Vous pourrez aussi vous lancer dans l'entrepreneuriat, dans les domaines (que j'ai déjà mentionnés) de la correction ou rédaction de contenu, la traduction (si vous maîtrisez une langue étrangère), le journalisme, l'édition ou tout autre domaine qui vous intéresse. Au demeurant, nul besoin d'un doctorat pour se lancer là-dedans...

    Si vous voulez de l'aide, il faut nous en dire plus sur vos motivations, vos compétences, vos intérêts.

  • AscagneAscagne Membre

    Je rebondis sur le propos des autres intervenants : il faut gagner sa vie à un moment donné. Regardez si une autre voie dans le monde de la culture pourrait vous intéresser. Pour se lancer dans un doctorat en lettres, il faut avoir un filet de sécurité. J'ai du mal à déterminer si vous voyez exactement ce qu'est un doctorat en lettres et quels en sont les débouchés, en lisant vos messages.

  • kolokolo Membre

    Merci beaucoup pour votre réponse. Atteindre le doctorat est juste un objectif personnel, je souhaite finir les études de lettres jusqu'au bout, si je n'y arrive pas et bien j'espère avoir mon Master, ce n'est donc pas quelque chose que je vise à 100%. Est-ce que vous connaissez d'autres voies possible dans la culture accessibles aux étudiants lettres sans forcément me réorienter ?

  • kolokolo Membre

    Merci beaucoup encore pour vos réponses. l'entrepreneuriat est assez intéressant mais est-ce un métier stable ? En ce qui concerne mes centres d'intérêts à part la lecture et l'écriture j'apprécie aussi le cinéma (j'ai déjà envisagé le métier de scénariste mais comme pour le métier d'écrivain je ne sais pas réellement si on peut en vivre lorsqu'on ne produit pas de grandes œuvres). J'ai une mineure littérature anglaise, domaine qui m'intéresse beaucoup mais qui renvoie, je pense, plutôt aux métiers de l'enseignement encore une fois. Merci encore du temps que vous m'accordez.

  • Lucid_LynxLucid_Lynx Membre
    18 sept. modifié

    Non, l'entrepreunariat n'est pas un gage de stabilité. Si la stabilité est un critère important pour vous, alors vous devriez reconsidérer les concours de la fonction publique (même hors enseignement et hors bibliothèques). Le statut de fonctionnaire titulaire a des avantages en ce sens.

    Les métiers du cinéma en général, y compris donc celui de scénariste, sont bien souvent précaire, sous la forme de petits contrats, de missions, etc. quand ce ne sont pas des stages que l'on doit enchaîner durant des années. En tant que scénariste, le temps passé à courir les aides, les subventions, envoyer des dossiers, répondre aux appels, etc. sera aux dépens du temps consacré à la création. C'est un équilibre difficile à gérer et le succès n'est pas toujours au rendez-vous. La voie me semble incertaine.

    Il reste possible de trouver un emploi au sein d'une structure nationale ou régionale en lien avec la culture (cinéma ou autre), mais là comme partout, il faut un parcours à faire valoir.

    Ne préjugez pas de ce à quoi prépare telle ou telle matière, telle ou telle mineure. Une licence ne prépare à rien, c'est aussi simple que cela, si ce n'est à la poursuite d'étude en master. C'est à vous de construire votre parcours. C'est à vous qu'il revient de rendre utile ces enseignements, qui ne valent jamais par et pour eux-mêmes.

    L'engagement associatif peut aussi mener à un emploi, même s'il faut souvent en passer, au début, par le bénévolat. Avez-vous des engagements associatifs (aide aux étudiants, accueil des étudiants étrangers, secours social, culture et art, etc.) ? Tout en continuant vos études, vous pourriez vous rapprocher de ces milieux et explorer un peu.

    Je conçois que les perspectives ne prêtent pas à l'enthousiasme pour un étudiant ou un jeune diplômé. Mes conseils restent toujours les mêmes : singularisez-vous. Partez à l'étranger, cultiver une compétence qui vous distingue, visez l'excellence scolaire, apprenez une langue étrangère, faites un double parcours, créez ou innovez, etc. Sortez des "couloirs", comme je les appelle, qui ont tôt fait de se transformer en tranchées, façon Ypres.

    PS : Vous pourrez consulter à bon escient cette discussion :

    https://www.etudes-litteraires.com/forum/discussion/2617/quels-sont-les-debouches-de-la-licence-de-lettres-modernes

  • kolokolo Membre
    18 sept. modifié

    Je n'ai pas d'engagement associatif et je ne sais pas si je pourrai partir à l'étranger par mes propres moyens étant donné que je n'ai pas été admise en Erasmus. J'espère tout de même arriver à me distinguer scolairement. Merci beaucoup pour tous vos messages et vos conseils. Je vais prendre tout ce que vous m'avez dit en considération et essayer de penser à l'avenir en conséquence.

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