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Le théâtre est consubstantiel à la manière dont La Bruyère regarde le monde

Bonjour, je viens demander de l'aide sur un sujet de rédaction donnée par mon professeur la veille portant sur le livre Les Caractères de La Bruyère les livres 5 à 10.

voici le sujet:

"Le théâtre est consubstantiel non seulement dans la manière d'écrire de la bruyère mais aussi dont il regarde le monde" qu'est ce qui justifie cette affirmation d'un critique ?

J'ai réalisé quelques recherches dans l'élaboration d'un plan, mais malheureusement je n'ai pas réussi a trouver suffisamment d'informations.

voici ce que j'ai noté :

consubstantiel : qui a la même substance -> monde et rédaction = pareil ?

différents caractères dans le livre == ceux dans la réalité

théatre = double sens (réalité et jeu d'acteur)

Réponses

  • Lucid_LynxLucid_Lynx Membre

    Malgré les apparences, ce sujet peut être traité de façon dialectique.

    Partie I : "sa manière d'écrire"

    La Bruyère dans sa façon de raconter et mettre en scène recourt souvent à une forme de théâtralité. Ses caractères sont souvent conçus, rythmés comme de petites mises en scène (de comédie le plus souvent) et il mobilise plusieurs procédés pour rendre ces scènes vivantes et plaisantes au lecteur : types de comique, parataxe, alternance des formes du discours, dramatisation, ironie, registres, chute, etc.

    Partie II : "la manière dont il regarde le monde"

    Le monde (= la société, le milieu social, etc.) qu'observe La Bruyère (la cour, pour l'essentiel) s'anime et se détermine à la façon d'un théâtre. Les participants (les courtisans, les "grands", etc.) y jouent un rôle, l'hypocrisie, la fausseté, la manipulation y règnent. D'où l'intitulé du parcours "La comédie sociale". C'est le fameux "théâtre du monde" (theatrum mundi).


    La Bruyère, en bon moraliste, dénonce donc la "théâtralité", la fausseté et toutes leurs déclinaisons (hypocrisie, flatterie, flagornerie, égoïsme, orgueil, cupidité, luxure, etc.) au sein du milieu social qu'il observe. Toutefois, en bon auteur "classique" (Classicisme), il prend soin de la forme et aspire à offrir une expérience plaisante au lecteur ("placere et docere" : plaire et instruire, idéal littéraire défini par Horace dans son Ars Poetica puis remis au goût du jour par Boileau, contemporain de La Bruyère, dans son Art poétique), c'est dans ce but qu'il exploite certaines ressources théâtrales et certains procédés pour "mettre en scène" ses caractères, sans toutefois en faire une règle systématique, puisque certaines remarques de l'œuvre tendent plus vers l'essai, la réflexion philosophique (à la façon des Pensées de Pascal) ou encore vers la fable.

  • LaoshiLaoshi Membre
    6 mai modifié

    Quelle ressemblance y a -t-il entre l’écriture de La Bruyère et le théâtre ?

    Tel est le problème qui se pose.

    En quoi Les caractères se présentent-ils comme une vaste comédie ?

    Mise en scène ?

    Personnages ?

    Action ?

  • dinozordinozor Membre

    Je n'ai absolument rien à redire quant au contenu du plan, mais dans quel sens entendez-vous "dialectique", ici ? Cela m'intrigue, parce que, à première vue, c'est plutôt un plan analytique qui hiérarchise, en les approfondissant, différents éléments de la citation.

    @Estherdu84 , je vous invite à saisir globalement la citation, sans la morceler, même si certains mots peuvent vous effrayer : consubstantiel, ici, veut simplement dire, si je devais reformuler, que La Bruyère est imprégné par le théâtre d'une façon telle, tant dans son écriture que dans sa vision du monde, que cela irrigue l'ensemble de son oeuvre.

  • Estherdu84Estherdu84 Membre

    merci pour les pistes, j'ai réussi a trouver des idées pour mes parties et mon introduction mais je bloque un peu sur la conclusion, je sais pas qu'est ce qui pourrait répondre a la problématique, j'ai surtout peur de donner la réponse directement dans mon développement

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