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En quoi le recueil des Fleurs du Mal de Baudelaire offense-t-il la morale religieuse ?

Bonjour,

En quoi le recueil des Fleurs du Mal de Baudelaire offense-t-il la morale religieuse ? 

Réponses

  • JehanJehan Modérateur

    Bonjour.

    As-tu déjà réfléchi à la question ?

  • Est-ce pour les poèmes liés au corps féminin ? à la luxure ?

  • @Jack-London Vous vous posez des questions à vous-même ? 🤣

  • Jean-LucJean-Luc Modérateur

    Il ne faut pas oublier le satanisme.

  • Lucid_LynxLucid_Lynx Membre
    20 avril modifié

    @Jack-London Je n'avais pas compris votre dernier message, où vous répondiez à @Jehan par une autre question.

    À mon avis, le recueil fut jugé offensant sous plusieurs aspects : la banalisation de la figure du Mal et la complaisance (mêlée de dégoût) du poète pour ce sujet, la mise en scène et la représentation du corps féminin, des relations hommes-femmes (ou même femme-femme...), la récurrence de sujets banals, insolites ou même vulgaires, le rapport aux vices, à la débauche, à la luxure, qui n'est pas un rapport de condamnation morale, etc.

    Les termes et la formulation du sujet peuvent aussi être discutés, ouvrant des pistes de réflexion : la morale est personnifiée dans ce sujet, ce qui révèle déjà un biais de jugement. La morale n'est pas une personne, elle ne peut être "offensée". C'est — c'était — pourtant le terme juridique officiel. Il y a donc ici matière à questionner, au chapitre du rapport à la morale.

    Il pourrait être intéressant de rechercher les articles de presse, critiques littéraires, procès-verbaux de l'époque (procureur Pinard, 1857), pour trouver des éléments.

  • Jean-LucJean-Luc Modérateur

    Bonsoir,

    Le terme "offenser" n'est pas lié à une personnalisation de la morale. Il relève simplement du vocabulaire religieux. La question porte bien sur la limitation à ce domaine particulier.

  • À l'époque, il relève même du vocabulaire juridique, puisque c'est un des chefs d'accusation contre les Fleurs du Mal. Je persiste à penser que le terme en dit long, comme dans "offense aux bonnes mœurs".

    De plus, ce chef d'accusation se doublait de celui "d'outrage à la morale publique", le champ religieux n'est donc pas ici exclusif, mais étroitement lié à la chose publique.

    Tout cela ne nous avance pas beaucoup. Attendons les avancées de Jacques Londres.

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