Quel volume de travail pour des études en philosophie ?

Bonjour,

Je vais m'inscrire en licence de philosophie et je me pose la question du volume de travail par semaine (CM, TD, travail personnel, lectures, ...). Et aussi le nombre d'ouvrages environ à lire chaque mois.

Peut-être que quelqu'un ici pourra éclairer ma lanterne !

Merci.

Réponses

  • duduledudule Membre
    16 mars modifié

    Bonsoir,

    A mon sens, la problématique n'est pas de savoir le nombre d'ouvrages à lire... mais de (tenter, finement, de) comprendre le sens de ceux qu'on lit, fussent-ils peu nombreux.

  • Bonjour,

    Vous pourrez avoir une idée assez précise du nombre d'heures (CM,TD,...) en consultant la maquette de votre formation (par ex. 1ère année de licence) sur le site internet de votre université.

    Il n'est pas possible de vous donner un nombre de livres à lire. Cela dépend de chaque cours, de chaque professeur. Même dans la bibliographie donnée par un professeur, il ne s'agit pas de lire tout. Une chose est sûre, il faudra lire. Néanmoins, il s'agira aussi de consacrer du temps à réfléchir par soi-même et, surtout, à écrire. De plus en plus d'étudiants ne savent plus écrire. Ils ont donc les plus grandes difficultés à exprimer clairement leur pensée, ou à rendre compte de la pensée d'autrui.

    Les études de philosophie, comme celles de lettres d'ailleurs, peuvent donner l'impression de la légèreté (nombre d'heures heddo.), mais celui veut prétendre à l'excellence devra y consacrer beaucoup plus de temps. Il ne faut pas compter ses heures.

  • duduledudule Membre
    17 mars modifié

    De plus en plus d'étudiants ne savent plus écrire. Ils ont donc les plus grandes difficultés à exprimer clairement leur pensée, ou à rendre compte de la pensée d'autrui.

    Je ne peux qu'acquiescer ! Et c'est loin de se restreindre aux études littéraires ! C'est pareil chez les scientifiques. PowerPoint et les jolis polycopiés qu'on en fait n'y sont sans doute pas étrangers ! Perso, je refuse de faire un cours en PowerPoint : je prends ma craie et vais au tableau, même si j'utilise parfois quelques supports visuels et distribués. Mais le plus grave, à mon sens, c'est la perte d'argumentation et de logique de raisonnement.

  • HippocampeHippocampe Membre
    17 mars modifié

    Je ne peux qu'acquiescer ! Et c'est loin de se restreindre aux études littéraires ! C'est pareil chez les scientifiques. PowerPoint et les jolis polycopiés qu'on en fait n'y sont sans doute pas étrangers !

    Le général Norman Schwartzkopf qui dirigeait les armées coalisées contre Saddam Husseïn lors de la guerre du Koweit disait qu'à force de raisonner avec des PowerPoint on devenait bête. J'ai bossé pour une espèce de patron de m... qui ânonnait stupidement mes phrases de deux lignes dans des PowerPoint pour me montrer qu'elles étaient bêtes car longues (un peu). Il lui fallait des slogans de huit mots au plus. Je l'ai envoyé balader.

    Quitte à utiliser l'informatique, on peut utilement utiliser les fichiers Word ou pdf.

  • Lucid_LynxLucid_Lynx Membre
    17 mars modifié

    Je n'ai jamais utilisé les diaporamas, type Powerpoint ou autre. Les contraintes de ce format relèvent de la non pensée. J'ajoute que je n'ai quasiment jamais vu un "Powerpoint" (ce qui est un abus de langage en soi) efficace, lisible, pertinent. Je précise que je n'ai pas toujours été enseignant et que j'ai pratiqué d'autres métiers auparavant (il est vrai peu portés sur les réunions et les diaporames... 😋 )

    Je ne crois pas que la cause des difficultés rédactionnelles soit unique. Il y a peut-être à chercher du côté de la raréfaction de l'acte de rédaction tout au long de la scolarité (surtout secondaire). Il y a aussi ce mépris pour la langue, à commencer par la syntaxe et l'orthographe, largement entériné par certains enseignants. De toute façon, hein, "du moment qu'on comprend". Oui, mais voilà, nous arrivons à un stade aujourd'hui où, justement, on ne comprend pas.

    La semaine dernière encore, j'attribuais des notes inférieures à 05/20 à des étudiants de licence (Lettres modernes et LLCE), parce que je ne les comprenais pas (syntaxe absolument défaillante, pour ne pas dire irrationnelle).

    Toutes ces râleries pour dire que la qualité rédactionnelle pourra constituer un atout, dans une filière aux effectifs nombreux.

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