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Compréhension d'un texte sur le rire (Henri Bergson)

Bonsoir, j’ai un texte que dois analyser mais il y a un passage que je ne comprends pas

On résume souvent l’analyse de Bergson à deux idées fortes, qui n’ont rien de comique en elles-mêmes : le rire est un phénomène social et suppose son inscription dans un contexte humain ; il peut se définir comme étant du mécanique plaqué sur du vivant. Il suppose donc à la fois un contexte humain qu’il vient nier en se transformant en un agencement mécanique de faits et gestes. 

https://www.cairn.info/revue-spirale-2019-3-page-131.htm

Que signifie mécanique ici ?

Cordialement,

Réponses

  • JehanJehan Modérateur

    Bonsoir.

    Du mécanique = quelque chose de mécanique, quelque chose qui se fait sans l'aide de la réflexion ou de la volonté et rappelle ainsi le fonctionnement d'une machine.

  • NewgateeNewgatee Membre

    D’accord, intéressant, donc le rire selon Bergson serait quelque chose dont nous n’avons pas le contrôle ?

  • duduledudule Membre

    Oui : une sorte de "réflexe".

  • JehanJehan Modérateur
    17 nov. modifié

    Pas "le rire" lui-même, mais "ce qui nous fait rire", nuance.

    Ce qui nous fait rire, c'est quelque chose de "mécanique" qui vient perturber la souplesse vigilante de la vie.

    Un passant dans la rue suit une jolie fille du regard. Il bute contre un obstacle et tombe. Rire! La vie est vigilance et souplesse; notre passant distrait a perdu l'une et l'autre. Il s'est comporté comme un robot. C'est par des exemples de ce genre que le philosophe Henri Bergson démontre qu'au fond du comique il y a, parmi d'autres éléments, du mécanique plaquée sur du vivant. A propos du passant distrait, Bergson écrit: «ce qu'il y a de risible dans ce cas, c'est une certaine raideur de mécanique là où l'on voudrait trouver la souplesse attentive et la vivante flexibilité d'une personne»

    http://agora.qc.ca/Documents/Machine--Le_comique__du_mecanique_plaque_sur_du_vivant_par_Jacques_Dufresne

  • NewgateeNewgatee Membre

    Ah oui effectivement je n’avais pas cerner cette nuance, merci.

    Il y a aussi quelque chose qui me tracasse, Laurent Bachler cite Bergson :

     «Trop souvent nous parlons de nos sentiments de plaisir et de peine comme s’ils naissaient vieux, comme si chacun d’eux n’avait pas son histoire. Trop souvent surtout nous méconnaissons ce qu’il y a d’encore enfantin, pour ainsi dire, dans la plupart de nos émotions joyeuses. […] Que resterait-il de beaucoup de nos émotions si nous les ramenions à ce qu’elles ont de strictement senti, si nous en retranchions tout ce qui est simplement remémoré ? »

    J’ai beaucoup de mal à comprendre ce passage, notamment le «naissaient vieux ».

    Et pour finir j’aimerais analyser la structure argumentative du texte, mais j’ai du mal à différencier ce que dit Bergson et Bachler. En fait je me demande pourquoi Bachler fait appel à Bergson pour développer son propos.

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