Méthode commentaire Méthode dissertation

Rousseau, Julie ou la Nouvelle Héloïse - Voilà la source des reproches...

gilengilen Membre

Bonjour , je doit faire un commentaire en français m'ai je n'arrive pas a déceler les diffèrent mouvement de cette extrait. De plus , je doit trouver une problématique ou Project de lecture et j'ai beau chercher je n'y arrive pas. Pour finir je doit trouver deux axes et les sous parties. Je vous demande de l'aide SVP.

Extrait:

Voilà la source des reproches d’une conscience épouvantée, et des murmures secrets qui déchirent mon cœur. Il ne s’agit pas de savoir si j’ai droit de disposer de moi contre le gré des auteurs de mes jours, mais si j’en puis disposer sans les affliger mortellement, si je puis les fuir sans les mettre au désespoir. Hélas ! il vaudrait autant consulter si j’ai droit de leur ôter la vie. Depuis quand la vertu pèse-t-elle ainsi les droits du sang et de la nature ? Depuis quand un cœur sensible marque-t-il avec tant de soin les bornes de la reconnaissance ? N’est-ce pas être déjà coupable, que de vouloir aller jusqu’au point où l’on commence à le devenir ? Et cherche-t-on si scrupuleusement le terme de ses devoirs, quand on n’est point tenté de le passer ? Qui ? Moi ? J’abandonnerais impitoyablement ceux par qui je respire, ceux qui me conservent la vie qu’ils m’ont donnée, et me la rendent chère ; ceux qui n’ont d’autre espoir, d’autre plaisir qu’en moi seule ; un père presque sexagénaire, une mère toujours languissante ! Moi, leur unique enfant, je les laisserais sans assistance dans la solitude et les ennuis de la vieillesse, quand il est temps de leur rendre les tendres soins qu’ils m’ont prodigués ! Je livrerais leurs derniers jours à la honte, aux regrets, aux pleurs ? La terreur, le cri de ma conscience agitée, me peindraient sans cesse mon père et ma mère expirant sans consolation, et maudissant la fille ingrate qui les délaisse et les déshonore ? Non ! milord, la vertu que j’abandonnai m’abandonne à son tour, et ne dit plus rien à mon cœur : mais cette idée horrible me parle à sa place ; elle me suivrait pour mon tourment à chaque instant de mes jours, et me rendrait misérable au sein du bonheur. Enfin, si tel est mon destin qu’il faille livrer le reste de ma vie aux remords, celui-là seul est trop affreux pour le supporter ; j’aime mieux braver tous les autres.

Mots clés :

Réponses

  • Jean-LucJean-Luc Modérateur

    Bonsoir,

    Il te faut d'abord placer cet extrait dans l'œuvre et noter ce qui amène cette crise chez Julie.

    Ce texte révèle un conflit moral, voire un dilemme. Il relève des registres pathétique et tragique. L'héroïne cherche à découvrir où est son devoir dans ce tourbillon de sentiments contradictoires.

Connectez-vous ou Inscrivez-vous pour répondre.