CAFEP et temps libre

Bonjour ! Alors voilà, je suis actuellement en M1 de Master Recherche. Le Master nous offre beaucoup de temps libre (14 heures de cours par semaine, un mémoire à produire en 2 ans). Je souhaite préparer le CAFEP en parallèle, et je me suis inscrit (je viens de m'inscrire) à la formation au CAPES (ou CAFEP) externe du Cours Sévigné.

De fait, je vais, un an avant le concours, préparer les épreuves de celui-ci sérieusement (je me lève tous les jours à 5 heures du matin, je travaille dès 5h30 jusqu'à 7h00 avant de me diriger vers la fac, etc.). Je suis bien conscient que le CAFEP nécessite beaucoup de travail, alors je m'en donne les moyens.


Toutefois, je suis très mitigé quant à la difficulté du concours. Beaucoup de gens m'ont dit que ce n'est pas bien difficile, et qu'il suffit d'assister aux cours, de fournir un travail régulier, et ça suffit pour l'obtenir.

D'autres personnes, nombreuses également, me disent que le concours (CAPES ou CAFEP) est extrêmement dur, que l'on doit travailler absolument tout le temps, et qu'il faut faire une croix sur sa vie privée.

Je suis assez effrayé de ces derniers témoignages. Une candidate m'a même dit que le CAFEP est infiniment plus difficile que le CAPES. Je lui ai rétorqué qu'il y a un écart du taux de réussite de 12% en moyenne ces dernières années, entre CAPES et CAFEP, ce qui est significatif, sans être non plus le jour et la nuit. Elle m'a rétorqué que ce n'est pas tant le taux de réussite qu'il faut voir, mais la notation et la sélection du CAFEP. Elle m'a en outre dit qu'elle travaillait tout le temps : le matin, l'après-midi, le soir, parfois la nuit... Et qu'elle a obtenu son CAFEP à la troisième tentative.

Première question : est-ce vrai ? Y a-t-il une notation plus dure lors des oraux du CAFEP, par rapport au CAPES ?

(Simple question de logique : si le "taux de réussite" du CAFEP n'est pas très différent de celui du CAPES, comment peut-on dire que la sélectivité y est beaucoup plus élevée ? On ne peut pas d'un côté avoir un concours avec 12% de réussite en moins (36% en 2020, contre 48% contre le CAPES), et de l'autre déclarer qu'il est infiniment plus difficile que le CAPES ?)


Deuxième question : je compte faire de mon mieux pour préparer le concours. Toutefois, étant musicien en parallèle de mes études, j'aimerais savoir si les deux activités sont conciliables. J'ai jusqu'à présent réussi à le faire. Avec un an de Sévigné, un master pas trop compliqué à obtenir, est-ce envisageable de concilier les deux ? Je compte me limiter à un minimum de 2 heures par jour de pratique musicale lors de l'année de concours. Est-ce que cela vous semble possible ou pas ? Auriez-vous également des conseils afin d'y parvenir ?


Merci beaucoup !

Réponses

  • LaoshiLaoshi Membre

    Je n'aurai qu'une remarque à faire :"Continue à pratiquer ton activité musicale". Cela ne peut en aucun cas te nuire.

  • Comme Laoshi, il me paraît impensable d'abandonner la musique, quelles que soient les circonstances.

    Il est difficile d'apporter des réponses précises et fiables à vos questions, qui sont aussi, et surtout, des doutes. Que vous récoltiez des témoignages contradictoires, c'est naturel ! Les concours constituent une difficulté variable selon les personnes.

    Le parcours de chacun (études, lectures, capacité de mémorisation, sensibilité, compréhension, etc.) va déterminer la perception de la difficulté et la réussite au concours. Vous ne pouvez pas vous comparez aux autres.

    Il y a les choses sur lesquelles vous pouvez avoir de l'influence (la préparation, les lectures, les entraînements, etc.) et celles sur lesquelles vous n'avez pas ou peu de pouvoir (les acquis, les facultés cognitives, la mémoire, la sensibilité artistique, etc.). Vous avez déjà pris les meilleures décisions (s'inscrire à une prépa, consacrer du temps, planifier), par conséquent le reste n'est peut-être déjà plus entre vos mains...

    Chacun fait en fonction de sa philosophie. Pour ma part, j'estime que si l'obtention d'un concours réclame autant d'efforts et de sacrifices (travailler jour ET nuit pour un CAFEP, comment dire...), "faire une croix sur sa vie privée", alors c'est peut-être que ce concours ne correspond pas vraiment à nos capacités et à nos aspirations profondes.

    J'ai vu passer un certain nombre de jeunes gens déployant des efforts terribles, consumant un temps de vie énorme, pour échouer plusieurs fois de suite au concours (CAPES, Agrég,...). Que répondre à leur amertume ? Rien, à moins d'être blessant.

    Si j'emploie à dessein le terme de "jeunes gens", ne me supposez pas un âge avancé (j'ai 37 ans). Je suis simplement étonné de constater l'extrême jeunesse des candidats aux concours depuis quelques années. De plus en plus de candidats, et mécaniquement de plus en plus d'admis, n'ont connu aucune expérience alternative, de travail ou de vie, auparavant. À bien des égards, cette candeur est dommageable à la profession et les premiers à en souffrir sont les jeunes professeurs eux-mêmes.

    J'accompagne également quelques collègues (contractuels / contrats locaux) dans la préparation du CAPES et je reste convaincu que si nous commençons à mesurer l'effort et le temps passé, nous sommes déjà perdus. Je constate les mêmes attitudes auprès de mes élèves et étudiants, cette croyance en une corrélation entre le temps et les sacrifices consentis et les résultats qu'on serait en droit d'attendre. Il n'y a rien de plus dangereux. C'est la façon de travailler qui est primordiale.

  • AmmyAmmy Membre

    Je ne connais pas l'écart entre CAPES et CAFEP, je ne pense pas qu'il soit si important.

    Bien sûr qu'on peut continuer à vivre en préparant le CAPES, si on arrive avec le bagage nécessaire c'est dans la continuité des études. Je n'ai pas souvenir de "sacrifices" terribles pour l'obtenir, juste d'un travail régulier. Le taux de réussite est quand même à 50%, ce ne sont pas les 15% de l'agrégation ni les 3% de l'ENS. Continue la musique, sans hésitation !

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