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Études classiques au lycée et à l’université — Forum littéraire

Études classiques au lycée et à l’université

Bonjour,

Il y avait une licence de Lettres classiques, un CAPES de Lettres classiques, une agrégation de Lettres classiques après étude du Grec et du Latin au lycée.


Qu'en est-il aujourd'hui? Je crois avoir entendu que l'agrégation de Lettres classiques avait été supprimée et qu' au lycée Latin et Grec n'étaient plus qu'"effleurés" dans une étude de civilisation.

S'il en est ainsi, c'est dramatique ...


Merci de m'éclairer

Réponses

  • A ma connaissance l'agrégation de lettres classiques existe toujours. Dans mon lycée des élèves font toujours du latin et même du grec. Toutefois ils sont en effet peu nombreux.

  • Il me semble également que l'agrégation de Lettres Classiques existe toujours. En revanche, je crois que le CAPES est désormais le même pour les deux filières, et basée presque uniquement voir uniquement sur le CAPES de Lettres Modernes, mais je ne suis pas sûr.

    Je connais un lycée dans le 71 qui propose encore les langues anciennes, mais en effet, les groupes sont peu nombreux. Je crois aussi que le nouveau BAC a fait du mal aux matières.

    Est-ce que (tu/vous?) vous compter poursuivre dans cette voie ? Un projet en lien ?

  • Dans mon lycée, très peu d'élèves ont fait du grec ou du latin. Cela devient un choix moins populaire.

  • Bonjour,

    Alors je viens de terminer le lycée donc je pense que je serai "apte" à répondre à votre question.

    Le latin et le grec sont aujourd'hui extrêmement peu étudiés. Il y a une spécialité les concernant mais au sein de mon lycée cela devait concerner une dizaine d'individus, si ce n'est moi.

    Etant en Lettres modernes et côtoyant des lettres classiques, ils sont en effet peu nombreux. Déjà nous les Lettres modernes nous sommes une cinquantaine dans mon université mais cela doit être beaucoup moins au niveau de l'effectif des LC.

    Et après il me semble que le CAPES est commun aux deux filières même si les étudiants en LM sont beaucoup plus nombreux à s'y présenter (peut-être également parce que dans certaines universités il y a une spécialisation enseignement en LM)

    Bonne journée.

  • FlowersloveFlowerslove Membre
    septembre 2021 modifié

    Bonjour,

    Pour ma part, je suis en master MEEF lettres modernes et nous sommes regroupés au sein d'une même promo avec les étudiants de lettres classiques. Le CAPES de lettres modernes et classiques est donc similaire mais pas identique. Certaines épreuves ne sont pas tout à fait les mêmes. Il me semble que les lettres classiques ont une épreuve supplémentaire de traduction d'un texte latin ou grec et que l'épreuve orale d'admission repose principalement (pour l'élaboration d'une leçon) sur un texte antique alors que pour les LM elle repose sur un texte en français.

  • Bonjour,

    L'agrégation de lettres classiques existe toujours bel et bien. Elle existera sans doute tant qu'il y aura l'agrégation en général, quand bien même on n'ouvrirait plus que quelques postes.

    Le CAPES compte une option de lettres classiques. Elle ne fait pas le plein.

    Il reste en effet des licences et des masters de lettres classiques.

    En revanche, au lycée, c'est compliqué. Alors même que la population générale s'intéresse au latin et au grec et qu'on n'a jamais trouvé autant de manuels pour grands débutants ou d'ouvrages spécifiquement écrits pour les débutants et la jeunesse (la nouvelle collection des "Petits Latins" aux Belles Lettres), les effectifs baissent. On n'a pas édité de nouveaux manuels scolaires pour le grec ancien, au lycée - sans doute par manque de rentabilité vu le nombre d'élèves. En latin, il n'y a pas ce problème.

    En revanche, la réforme a de nouveau changé les conditions de ces enseignements. Désormais, faire du latin ou du grec (ou les deux) ne rapporte plus l'assurance de points bonus au bac (ou au pire, du statu quo) : c'est-à-dire que les optionnaires peuvent voir leur moyenne baisser. Nous autres professeurs de LC avons accueilli froidement cette nouvelle durant l'été, bien entendu.

    Ensuite, encore faut-il qu'il y ait les options dans l'établissement. Dans beaucoup de cas, puisque le français est toujours prioritaire, et en raison des décisions de dotation horaire, on est très loin des conditions idéales d'enseignement proposées sur le papier. On regroupe souvent au moins la première et la terminale. Et quand un établissement veut qu'il y ait les deux langues... on se retrouve parfois avec 1re+terminale avec latinistes et hellénistes mêlés sans que les horaires soient fléchés ECLA (enseignement conjoint des langues anciennes). Sans oublier que les élèves n'ont pas forcément le même niveau dans ces regroupements (grands débutants+confirmés par exemple).

    Les options suivent un programme repensé, censé avoir été formé à partir des attentes et des goûts des élèves. Il ouvre des perspectives larges qui ne se limitent pas à la langue, même si l'enseignant est fortement incité à en faire.

    Il existe aussi une spécialité, mais elle fait partie des spécialités rares. C'est dans la spécialité qu'on trouve un programme renforcé, plus exigeant en ce qui concerne l'apprentissage linguistique. Mais qui peut suivre cette spécialité ? J'ai vu qu'elle n'existait même pas dans certains départements. La spécialité est plus approfondie donc que l'option. On trouve notamment un programme de deux œuvres à étudier... dont une moderne ou contemporaine - ce qui correspond à la mode de ces dernières années, à l'idée que la survie des enseignements passe par une sorte d'obligation assumée au comparatisme. Autant en LC on a l'habitude de travailler sur la continuité de l'Antiquité à nos jours (inspiration, réécriture), autant l'inclusion d'un comparatisme semblant venir tout droit du cursus de LM me donne une impression bizarre.

    Je doute hélas pas mal de l'évolution de tout cela. Au lieu de rebondir, les effectifs ont baissé en deux ans. Si l'on avait gardé les filières, on aurait pu, par exemple, rendre le latin obligatoire en L, ce qui n'était pas sans cohérence. Mais après la réforme, dans cette situation de concurrence entre les options et les spécialités, et alors que les derniers motifs utilitaristes de choisir les LCA ont disparu, mes craintes sont renforcées.

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