bonjour,

j'aimerai bien devenir specialiste des droits de l'homme à l'onu plus-tard je sais deja qu'il faut faire des études en droit mais le reste je sais pas. est ce que quelqu'un peut m'aider svp ?

Réponses

  • Bonjour!

    Je ne sais si c'est là le forum le plus adapté pour discutailler de pur droit, mais traînant sur ce dernier depuis quelques jours, je me permets de vous éclaircir.

    Les postes de juristes ou d'avocats dans des organisations internationales sont extrêmement rares, encore plus à l'ONU où les postulants proviennent des quatre coins du monde. Si néanmoins vous en avez le courage, que vous êtes décidés à vous illustrer tout particulièrement au cours de vos études juridiques, je ne puis que vous conseiller d'obtenir brillamment une licence de droit pour ensuite candidater à P2/P1, universités proposant d'excellents master en droit international. En outre, il vous faudra maîtriser parfaitement l'anglais, et sans doute une autre langue étrangère.

    Au demeurant, il me semble que les juristes des organisations internationales sont souvent diplômés d'un doctorat, voire d'une agrégation, il s'agit généralement de chercheurs ou de professeurs avec en première ligne, bien sûr, les anglais.

    Cela étant, retenez que le secteur des droits de l'homme est une niche parmi les niches ; c'est une catégorie générique et relativement abstraite qui, sur le plan juridique, n'existe pas en tant que telle. Si vous êtes désireux de travailler dans le cadre intellectuel des droits de l'homme, vous pouvez vous intéresser au droit public, notamment administratif, qui recouvre le champ des libertés individuelles(expression, religion, mobilité etc.), ainsi qu'au droit européen(CEDH) et au droit de l'UE.

  • sandm77sandm77 Membre

    Bonjour,

    Je rejoins les propos de Cléanthine sur la rareté des postes dans le domaine, la nécessité de maîtriser l'anglais et une ou plusieurs autres langues étrangères ainsi que sur l'utilité du doctorat pour ce type de fonctions.

    J'ajouterai que l'ouverture aux disciplines connexes au droit international (relations internationales notamment) peut être opportune. A ce titre, le cursus en fac de droit n'est pas le seul possible. Les masters proposés à Sciences Po, ou bien dans les programmes proposés par les universités étrangères, sont tout à fait indiqués pour ce type de projets. En plus de l'ouverture disciplinaire qu'ils permettent, l'inscription dans un parcours international est ainsi intégrée au cursus.

    Compte tenu de la rareté des postes dans le domaine des droits de l'homme, il est sans doute nécessaire d'envisager de développer d'autres compétences (en droit public par exemple) pour pouvoir s'orienter sur d'autres fonctions, au sein de l'administration française ou des juridictions administratives par exemple.

    Bon courage dans votre réflexion.

  • mikomasrmikomasr Membre

    Le fait que beaucoup d'experts des droits de l'homme à l'ONU ne maîtrisent pas l'anglais (et ont recours à des interprètes pour la tenue de leurs réunions) laisse penser que la participation aux divers comités de l'ONU dépend de critères beaucoup plus politiques qu'autre chose. Ils ont tous une certaine notoriété dans leur pays et à l'international, sont invités par des universités pour donner des cours par-ci par-là, etc.

    À un niveau moindre, leurs assistants font un travail plus technique et eux pour le coup doivent au minimum être bilingues.

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