Fiches méthode Bac de français 2021

Proposer une critique de l’apologue de George Orwell en développant trois arguments illustrés par des références explicites à l’œuvre.

Je sais déjà que l'apologue est un récit qui sert à illustrer une morale.C'est un récit narratif qui a un but argumentatif. C'est un récit qui est utilisé pour instruire, pour enseigner. Il y a plusieurs forme d'apologue la fable, le conte philosophique, l'utopie. Les apologues sont court.

J'ai déjà un argument, qui est de prendre les animaux pour critiqué la société de l'époque.

Mais je ne trouve pas les autres arguments, pouvez-vous m'aider s'il vous plait

Réponses

  • Jean-LucJean-Luc Modérateur

    Bonsoir,

    Cette critique doit-elle être positive ? négative ? neutre (un simple compte rendu de lecture) ?

  • Bonsoir, merci d'avoir répondu la critique doit être neutre.

  • J'ai chercher de mon coter et j'ai trouver deux arguments

    Georges Orwell cherche à démontrer une leçon morale dans son livre. Les hommes sont apparentés à des animaux et leur comportement en sont identiques. Chacun cherche a s’attirer le pouvoir. Il démontre que la fondation d’une communauté résulte à la mise en place d’une dictature.

    Pour cela, il associe les animaux à l’espèce humaine dont une partie est naïve (les animaux de la ferme) et se fait malmenée par le chef des animaux (le cochon).

    La société est fondée sur un certain nombre de principes. Tout comme celle des hommes qui classent les plus forts et les plus faibles. La distinction est présente dans les règles mises en place (les deux pattes et les quatre pattes).

    Les lois sont progressivement transgressées par ceux qui dirigent : les cochons prennent le pouvoir et dirige la société.

    je ne trouve pas le troisième argument

  • Jean-LucJean-Luc Modérateur

    Bonsoir,

    Orwell dénonce le mensonge soviétique. Loin d'assurer le bonheur du prolétariat, le communisme instaure une dictature qui profite seulement à une caste de privilégiés. La fable animalière démonte la prise de pouvoir par une minorité qui sait manipuler les foules.

    Ta critique pourrait être intitulée une satire politique

    Tu pourrais analyser

    • le symbolisme animal comme représentatif des classes sociales,
    • les mécanismes de la prise de pouvoir,
    • les moyens pris par une minorité pour imposer ses volontés à la majorité.
  • Merci beaucoup !

  • Réduire la ferme des animaux à une dénonciation du mensonge soviétique me paraît largement abusif... C'est effectivement cette perspective qui a été développé par les services de propagande américains dans le cadre de la guerre froide, mais le propos d'orwell est bien plus profond et complexe...

  • Il ne s'agit pas de réduire le propos d'Orwell à une critique de la mise en place du régime stalinien depuis la révolution jusqu'à l'assassinat de Trotsky, mais c'est bien la base historique qui sert de support à sa démonstration. Je ne dirais pas que c'est abusif mais en effet La Ferme des animaux ne se limite pas à ça.

    L'intérêt de cet analyse est qu'elle permet un premier niveau de lecture dans une perspective historique.

    Ensuite, les exégètes modernes comme Philippe Jaworski dans son édition d'Orwell en Pléiade affirment que l'on peut apprécier La Ferme des animaux sans connaître le contexte historique, ce qui est probablement vrai, encore qu'il me paraît difficile de méconnaître ce pan de l'histoire moderne. Mais en grand connaisseur de la littérature américaine d'une part et en tant qu'enseignant d'autre part, il est évident que par ses propos Philippe Jaworski montre l'intention louable de faire découvrir l'œuvre d'Orwell aux nouvelles générations.

  • Jean-LucJean-Luc Modérateur

    Bonjour @Aspidistra,

    Mes propos ont été mal compris. Loin de moi de vouloir limiter toute œuvre d'art à une signification univoque. J'ai simplement rappelé le déclencheur : la prise de pouvoir par Staline.

    Les références à l'histoire russe ne sont pas anodines :

    • Révolte des animaux = révolution russe (exploitation du peuple par les grands propriétaires terriens).
    • Sage l'Ancien = Lénine ;
    • Napoléon = Staline ;
    • Boule de Neige = Trotski ;
    • les molosses = la police politique ;
    • Brille-Babil = la propagande ;
    • Moïse = la religion orthodoxe…

    Cette conjonction ne saurait être le fait du hasard. Ce préalable étant posé, j'ai suggéré de rédiger une critique intitulée satire politique. J'ai simplement proposé de mettre en valeur les mécanismes généraux de la prise de pouvoir par une idéologie révolutionnaire. Orwell, déçu dans ses idéaux, cherche à susciter la défiance envers les systèmes politiques qui proclament le bonheur immédiat. Sous sa plume l'utopie prétendument généreuse devient une dystopie carcérale.

  • Juste pour le plaisir : quelques animaux ont été renommés en français dans la nouvelle traduction de Philippe Jaworski. Ainsi :

    Old major (Sage l'Ancien) devient Maréchal

    Squealer (Brille-Babil) devient Beau-parleur

    Boxer (Malabar) devient Hercule = Alekseï Grigorievitch Stakhanov

    Mollie (Lubie) redevient Mollie

    Clover (Douce) devient Fleur-de-trèfle

    Quant à Napoleon (Napoléon) il conserve son nom, mais les premiers traducteurs l'avaient appelé César !

    J'aime assez Beau-parleur et Fleur-de-trèfle, des patronymes qui me rappellent un peu les noms de certains animaux chez Benjamin Rabier ; j'ai toujours imaginé graphiquement cette ferme des animaux à l'image de celle où évolue Gédéon, malgré le contexte plus dramatique.


  • Bonjour Jean-Luc,

    Merci pour ton retour, mais je me sens obligé de souligner qu'Orwell n'était pas du tout "déçu par ses idéaux". Il n'a jamais été un thuriféraire du communisme soviétique, mais plutôt un dénonciateur acharné du stalinisme. Il avait une position de socialiste/anarchiste anti-stalinien qui l'a amené à s'engager dans les rangs du POUM lors de la guerre d'Espagne, expérience qui n'a fait que renforcer son antistalinisme. Il n'était pas par ailleurs hostile a priori à l'Union soviétique, mais à la façon dont elle a été dirigée par Staline. Et il considérait que les démocraties libérales du premier XXe siècle étaient loin de constituer un modèle achevé, notamment par leur propension à accepter et entretenir de profondes inégalités sociales.

    Même si il est indéniable que Orwell s'inspire de la révolution russe et de son dévoiement ultérieur par Staline dans la Ferme des animaux, une perspective réduisant l'ouvrage à une simple fable illustrant "le mensonge soviétique" me semble réductrice et prend sa source dans une lecture délibérément orientée, celle des services de propagande américains de guerre froide.

    J'espère que nous pourrons tomber d'accord sur cette vision nuancée d'un auteur que je chéris particulièrement :-)

  • Jean-LucJean-Luc Modérateur

    Orwell était un socialiste libertaire. Il a dénoncé les ravages du stalinisme et de toute tyrannie manipulatrice dans La Ferme des animaux. Nous sommes bien d'accord. Ce qui est cependant curieux, pour un récit écrit en 1945, on ne peut relever aucune allusion au nazisme. La dénonciation est quand même bien enracinée.

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