Fiches méthode Bac de français 2021

RabiiaRabiia Membre

Bonjour j'ai un commentaire composé à faire en littérature sur l'œuvre de Molière "Tartuffe" cependant je n'arrive pas a trouver un plan quelqu'un peut m'éclairer, merci d'avance, voilà la consigne : vous traiterez l’un des sujets au choix. N’oubliez pas d’indiquer votre nom en majuscules en haut de votre document. Numérotez les pages.

Vous enverrez votre devoir par mail à l’enseignant.

Cléante

Et vous ordonne-t-il, monsieur, d’ouvrir l’oreille

À ce qu’un pur caprice à son père conseille ?

1235Et d’accepter le don qui vous est fait d’un bien

Où le droit vous oblige à ne prétendre rien ?



Tartuffe

Ceux qui me connaîtront n’auront pas la pensée

Que ce soit un effet d’une âme intéressée.

Tous les biens de ce monde ont pour moi peu d’appas,

1240De leur éclat trompeur je ne m’éblouis pas :

Et si je me résous à recevoir du père

Cette donation qu’il a voulu me faire,

Ce n’est, à dire vrai, que parce que je crains

Que tout ce bien ne tombe en de méchantes mains ;

1245Qu’il ne trouve des gens qui, l’ayant en partage,

En fassent dans le monde un criminel usage,


Et ne s’en servent pas, ainsi que j’ai dessein,

Pour la gloire du ciel et le bien du prochain.



Cléante

Hé ! monsieur, n’ayez point ces délicates craintes,

1250Qui d’un juste héritier peuvent causer les plaintes.

Souffrez, sans vous vouloir embarrasser de rien,

Qu’il soit, à ses périls, possesseur de son bien ;

Et songez qu’il vaut mieux encor qu’il en mésuse,

Que si de l’en frustrer il faut qu’on vous accuse.

1255J’admire seulement que, sans confusion,

Vous en ayez souffert la proposition.

Car enfin le vrai zèle a-t-il quelque maxime

Qui montre à dépouiller l’héritier légitime ?

Et, s’il faut que le ciel dans votre cœur ait mis

1260Un invincible obstacle à vivre avec Damis,

Ne vaudrait-il pas mieux qu’en personne discrète

Vous fissiez de céans une honnête retraite,

Que de souffrir ainsi, contre toute raison,

Qu’on en chasse pour vous le fils de la maison ?

1265Croyez-moi, c’est donner de votre prud’hommie,

Monsieur…



Tartuffe

 Il est, monsieur, trois heures et demie :

Certain devoir pieux me demande là-haut,

Et vous m’excuserez de vous quitter si tôt [1].



Cléante, seul.

Ah !

Réponses

  • Jean-LucJean-Luc Modérateur

    Bonjour,

    Il s'agit d'analyser deux argumentations au sujet de la légitimité d'une captation d'héritage.

    Cet affrontement tourne court et met en évidence l'hypocrisie de Tartuffe.

  • AichaAicha Membre

    Bonjour @Jean-Luc, pouvez vous m'éclairez un peu plus sur ce passage ?

    Hé ! monsieur, n’ayez point ces délicates craintes,

    1250Qui d’un juste héritier peuvent causer les plaintes.

    Souffrez, sans vous vouloir embarrasser de rien,

    Qu’il soit, à ses périls, possesseur de son bien ;

    Et songez qu’il vaut mieux encor qu’il en mésuse,

    Que si de l’en frustrer il faut qu’on vous accuse.

    1255J’admire seulement que, sans confusion,

    Vous en ayez souffert la proposition.

    Car enfin le vrai zèle a-t-il quelque maxime

    Qui montre à dépouiller l’héritier légitime ?

    Et, s’il faut que le ciel dans votre cœur ait mis

    1260Un invincible obstacle à vivre avec Damis,

    Ne vaudrait-il pas mieux qu’en personne discrète

    Vous fissiez de céans une honnête retraite,

    Que de souffrir ainsi, contre toute raison,

    Qu’on en chasse pour vous le fils de la maison ?

    1265Croyez-moi, c’est donner de votre prud’hommie,

    Monsieur…


  • Jean-LucJean-Luc Modérateur

    @Aicha

    Sur quoi désires-tu des éclaicissements ?

  • AichaAicha Membre

    sur le passage que je vous ai mis de Molière.

  • RabiiaRabiia Membre

    Aicha tu es en dernière année de licence de lettres modernes à La Sorbonne-nouvelle je viens de constater que nous avons les mêmes sujets.

  • Jean-LucJean-Luc Modérateur

    @Aicha

    Hé ! monsieur, n’ayez point ces délicates craintes,

    1250Qui d’un juste héritier peuvent causer les plaintes.

    Souffrez, sans vous vouloir embarrasser de rien,

    Qu’il soit, à ses périls, possesseur de son bien ;

    Et songez qu’il vaut mieux encor qu’il en mésuse,

    Que si de l’en frustrer il faut qu’on vous accuse.

    1255J’admire seulement que, sans confusion,

    Vous en ayez souffert la proposition.

    Car enfin le vrai zèle a-t-il quelque maxime

    Qui montre à dépouiller l’héritier légitime ?

    Et, s’il faut que le ciel dans votre cœur ait mis

    1260Un invincible obstacle à vivre avec Damis,

    Ne vaudrait-il pas mieux qu’en personne discrète

    Vous fissiez de céans une honnête retraite,

    Que de souffrir ainsi, contre toute raison,

    Qu’on en chasse pour vous le fils de la maison ?

    1265Croyez-moi, c’est donner de votre prud’hommie,

    Monsieur…

    Dans son argumentation Dorante retourne celle de Tartuffe. Pour rappel, Tartuffe prétendait n'être pas intéressé et avoir agi pour éviter que Damis n'utilise son héritage à de mauvaises fins.

    Les arguments de Dorante

    • ironiquement ("délicates craintes") il dénonce la falsification opérée par l'hypocrite, un vol ne saurait être justifié par une prétendue bonne utilisation du larcin. Une mauvaise action reste intrinsèquement une mauvaise action.
    • Implicitement; il reproche aussi à Tartuffe de juger sans preuve la future conduite de Damis.
    • Enfin il ose s'opposer au parasite en lui demandant de quitter le foyer d'Orgon. Là encore il le fait avec ironie ("honnête retraite", "souffrir ainsi, contre toute raison", "Croyez-moi, c’est donner de votre prud’hommie,"
    • Il se comporte selon la morale de l'honnête homme.


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