Prépa littéraire Licence lettres modernes
Capes lettres modernes

Bonsoir,

J'ignore si je suis ici sur le bon forum pour solliciter de l'aide mais je me lance. Je crois que tout est plus ou moins dit dans le titre: après 3 ans de prépa littéraire, j'ai eu la chance d'être admise sur concours à l'Ens de Lyon. Cependant, en arrivant à l'Ecole, grosse déception: les cours ne m'intéressent pas du tout, si bien que je n'ai plus le sentiment d'étudier les lettres et n'arrive plus à travailler quoi que ce soit. Les obligations liées au statut de normalien me pèsent beaucoup, je ne me sens pas capable de répondre à leurs exigences, et je regrette chaque jour de ne pas avoir choisi d'aller à la Sorbonne (ma solution de secours, si je n'avais pas eu le concours). J'ai le sentiment que mon rêve a viré au cauchemar... Je sais que cela peut-être un sentiment "normal", ou du moins assez courant après la prepa, mais je sens que je ne m'adapterai pas vraiment à la situation et que ce n'est pas vraiment passager; disons que l'esprit général de l'école me déplait et je ne vois pas encore ce que cela peut m'apporter pour la suite. Voilà pourquoi j'envisage de démissionner, afin de retourner à Paris et d'adopter un rythme d'étude et de vie que je pense plus cohérent avec mon projet (notamment pour profiter de la vie culturelle qui me manque beaucoup). J'ai beau peser le pour et le contre, un doute demeure: j'ai peur de regretter d'avoir renoncé à ce statut et de faire la plus grosse bêtise de ma vie...Qu'en pensez-vous? Quelqu'un est-il ou a-t-il été dans ce cas? Devrait-on vraiment toujours réfléchir en termes stratégiques au détriment de son bien-être?

Merci de votre attention...

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Réponses

  • Bonsoir,

    Je n'ai pas les compétences nécessaires pour te parler des différentes scolarités possibles.

    J'aimerais juste te dire que ce qui compte pour ton épanouissement à long terme, c'est le métier que tu exerceras car tu l'exerceras pendant longtemps (il est vrai qu'on peut changer de métier en cours de carrière).

    Quel métier exerceras-tu si tu restes à l'ENS ?

    Quel métier exerceras-tu si tu changes d'école pour la Sorbonne ?

    Lequel seras-tu heureuse d'exercer ?

  • dinozordinozor Membre

    Bonjour, je ne pense pas que cela soit un choix judicieux, à plus forte raison si tu aimerais enseigner dans le supérieur ou en classe préparatoire. As-tu la certitude que les cours seront meilleurs à Paris ? Pour avoir suivi une licence de philosophie avant d'intégrer Ulm sur concours, je pense que la déception ne tient pas qu'au passage prépa->fac (qui, certes, est un choc : j'ai la désagréable impression que l'année n'a pas encore commencé, tandis que l'an dernier, les copies du premier concours blanc étaient en train de nous être rendues) : les cours de master m'ont l'air plus lâches que ceux de licence, et, paradoxalement, plus éloignés des exigences des concours que ces derniers. Tout dépendra, bien entendu, de ta discipline et des professeurs, mais je ne suis pas certain que tu t'y épanouisses beaucoup plus. Pour ce qui est des cours à l'ENS elle-même, je m'étais promis de ne rien en attendre mais je suis quand même déçu ; je ne pense pas qu'il y ait grand'chose à faire de ce côté, si ce n'est s'efforcer de lire le plus possible de son côté pour ne pas tout à fait perdre pied. Si tu peux te passer du salaire, et vivre à Paris (ce qui représente, quand même, une perte sèche de plus de 1200e, sans prendre en compte le coût de la vie), et, surtout, comme le suggère Hippocampe, que cela te permet de choisir une voie différente et qui t'agrée davantage, et que cette voie n'est pas l'enseignement, ce ne serait pas une aberration, mais un choix étrange. Cela étant, si tu es certaine que le statut de normalien ne t'apportera rien, quatre ans pèsent bien peu sur une durée de vie moyenne.

  • JocrisseJocrisse Membre
    2 nov. modifié

    Je me suis posé des questions de cet ordre dans une situation comparable (pas identique, c'était Saint-Cloud et il y a d'autres différences), si bien que je crois comprendre. J'ai regretté mon choix mais je ne prendrais pas le risque - les conseilleurs n'étant pas les payeurs - de donner un avis tranché, je me contenterais d'une question sur vos intentions. Vous voulez passer l'agrégation ou pas ? Je ne dis pas : enseigner, mais le faire comme agrégé ? Dans ce cas, il me paraît très imprudent de dire non à Normale, vous risquez d'avoir des difficultés (toutes choses égales par ailleurs), vous vous créez des obstacles.

    Je ne suis pas vraiment convaincu par ce que vous dites du côté inintéressant de certains cours. Je crois que n'importe quel étudiant dans n'importe quelle discipline étudiée à un gros niveau doit se manger toute une série de cours pénibles, hélas. Un exemple : en fac de philo, on nous imposait des cours de maths et de logique, j'aime autant vous dire que les étudiants, majoritairement des "littéraires", n'étaient pas enchantés. Ils étaient bien d'accord pour dire avec Platon qu'on n'entrera pas si on n'est pas géomètre,quand il s'était agi de passer à l'application pratique de cette belle déclaration de principe, l'enthousiasme était extrêmement modéré, pouvez me croire.

    Remarque détachée : vous êtes dure avec Lyon et sa vie culturelle. Lyon n'est pas Paris, nous sommes d'accord, mais ce n'est pas non plus le Sahara que vous évoquez, tout de même. Dans le domaine du théâtre par exemple, c'était pas mal (je n'ai pas d'info très récentes, toutefois).

  • mattlevmattlev Membre
    2 nov. modifié

    Je rebondis sur ce que dit Jocrisse. Faites attention à ce que tu dis et écris. Certaines expressions maladroites peuvent être comprises comme méprisantes (je suis certain que ce n'est pas ton cas).

    Cette année n'est pas la meilleure. L'ambiance à l'ENS en ce moment n'est pas non plus extraordinaire. Cependant il serait dommage de ne pas profiter de cette ligne sur ton CV qui sera un atout précieux par la suite. Si tu veux faire une carrière universitaire, reste à l'ENS, mais essaie de sortir du microcosme de l'école qui peut effectivement vite devenir pesant. Je ne connais pas de camarades qui ne se soient pas un peu attaché.es à Lyon = )

    Il faut que tu te dises que c'est toi qui te fais ton cursus, par des séjours à l'étranger, l'assistance aux cours obligatoires de ton parcours, mais aussi à des cours, à des séminaires ou à des colloques dans d'autres villes. Et pour cela, il y a le train, qui est vraiment abordable avec un salaire de normalienne.

    Pour les obligations du contrat décennal, si tu veux faire une thèse, elle ne sont pas si terribles. Le contrat décennal est bien souvent rempli avec une thèse et quelques années d'ATER (poste contractuel à l'Université) ou de Post-Doc. Si tu ne veux ni enseigner ni faire de thèse, c'est une autre histoire (mais dans ce cas réfléchis bien effectivement à ta sortie d'école).

    Les cours ne sont pas meilleurs à Paris qu'à Lyon. Tous les enseignants de France et de Navarre dans le supérieur ont à peu près le même statut et ont passé un processus de sélection aussi difficile: la répartition entre les bons enseignants et les mauvais est relativement équitable entre les différentes universités; par ailleurs un chercheur brillant ne fait pas un bon enseignant. Il y a plus d'offre à Paris qu'ailleurs, ça, c'est indubitable.

  • LaoshiLaoshi Membre

     j'ai eu la chance d'être admise sur concours à l'Ens de Lyon.


    C'est une chance, oui, tu l'as dit...Ulm, c'est mieux, dit-on, mais laisse-t-on passer une chance ?

  • LolosiLolosi Membre

    Bonjour à tous,

    Avant tout, merci beaucoup pour vos réponses. J'ai peut-être été maladroite dans mes formulations en effet... Aucune condescendance de ma part, simplement de la déception et une certaine amertume liée à ce que j'avais imaginé et au contraste avec la prepa que je trouve énorme (je ne pensais pas avoir ce choc en arrivant à l'Ens). Pour ce qui est de mon projet professionnel, je souhaite effectivement passer l'agrégation et enseigner (en prepa, ce serait l'idéal); d'où mes questionnements quant au fait de renoncer au statut de normalien... Je sais que dans l'absolu 4 ans ne représentent pas grand chose dans une vie, mais je pensais avoir fait le plus gros en prepa et je me rends compte que je dois aujourd'hui fournir des efforts pour suivre des cours qui ne m'intéressent pas, cocher des cases, en somme assumer des contraintes qui devraient certes me mener à l'agrégation et a fortioti me donner accès à de bons postes dans l'enseignement mais au prix de peines que je ne me sens plus capable de supporter. Je ne sais pas si je suis claire... Peut-être que j'avais simplement idéalisé la vie après la prepa en pensant que ce serait plus cool et que je pourrais faire que ce qui me plait, mais je me suis trompée...

  • LaoshiLaoshi Membre

    Tu n’as pas besoin de sous, toi !

    En plus, tu souhaites passer l’agrégation et enseigner. Je ne comprends pas.

  • JocrisseJocrisse Membre

    Oui, je crois aussi que c'est ce détachement eu égard aux biens et prestiges de ce monde tel qu'il est qui explique la formulation initiale (sur l'aberration) et ce autour de quoi nous tournons sans le dire explicitement : le prestige, la paye, je m'en fous, je préfère mon caprice immédiat. Stoïcisme capricieux, on dirait, puisqu'en même temps il est question d'enseigner en prépa, c'est-à-dire de pratiquer les enseignements ennuyeux qu'on vient d'épingler.

    Cela fait un peu problème de riches (au sens large), d'autant que notre amie attribue son succès à la chance, alors que je suppose qu'elle a peut-être un peu travaillé et par là mérité sa réussite. Dont elle n'a donc pas à s'excuser.

  • mattlevmattlev Membre
    3 nov. modifié

    Salut,


    Tu veux donc enseigner en lycée. Le contrat décennal ne doit donc pas être un problème pour toi (à moins que quelque chose m'échappe).


    Pour une prépa, tu auras plus de chances avec une scolarité normalienne sur ton CV. L'institution reste attachée à cela (à tort ou à raison).

    Et une prépa agreg à Lyon, dans une petite promo, sera plus agréable qu'un an noyée dans la masse. Après, effectivement, l'entourage et l'environnement est important dans ce type d'années. C'est pourquoi je pense que la chose la plus importante à faire dans ton cas est de rencontrer des gens et de te créer un réseau amical à Lyon. C'est difficile en ce moment, nous en sommes conscients...

    Mon conseil en tous cas: finis cette année, et vois.

  • LolosiLolosi Membre

    Bien sûr, j'ai travaillé, énormément, et n'ait pas atterri là-bas par chance. Et en aucun cas je ne prétendrais faire mieux que mes enseignements actuels, là n'est pas la question... Mais effectivement, et bien que je ne sois pas riche ou avec des parents riches derrière moi pour m'assumer, j'accorde moins d'importance au prestige et à l'argent qu'à mon bien-être... C'était tout le sens du message mais je me suis exprimée maladroitement peut-être..

  • LolosiLolosi Membre

    oui, c'est ce que je redoutais... merci!

    je vais essayer de faire des efforts bien que le contexte ne s'y prête pas en effet..

  • ArtzArtz Membre

    Bonjour Lolosi,

    A Ulm, en première année, on parle beaucoup du blues du conscrit. J'ignore si Lyon a la même expression ou une qui lui soit équivalente. De mon côté, j'ai largement fait l'école buissonnière : j'allais très peu à mes cours de master, je n'ai pas voulu prendre le diplôme de l'ENS pour ne pas avoir à valider les cours là-bas. Je n'ai pas été déçu par le niveau des cours à l'ENS (il se trouve que j'avais déjà suivi des cours à la fac avant et que c'était relativement équivalent), par contre j'ai été déçu de me rendre compte que... Eh bien, tout ça pour ça. Je me sentais pris en tenaille entre d'une part l'immense fierté et la conscience du privilège incroyable que c'était d'être là-bas et d'autre part cet à-quoi-bonisme dont je n'arrivais pas à me défaire. Personnellement, partir à l'étranger m'a beaucoup aidé en me permettant de mettre de la distance avec l'ENS (géographiquement mais aussi symboliquement puisque la prépa et son monde n'est pas très connue à l'étranger).

    Je crois qu'il y a des éléments de réponse dans ce qui a été dit plus haut :la situation dans laquelle nous sommes maintenant (le confinement) ne te permet pas vraiment de juger ce que seront tes quatre années à Lyon. Les théâtres finiront par ouvrir et il y a une scène active à Lyon. Et si cela ne suffit pas, utilise ton salaire pour faire des week-ends culturels à Paris. Les prépas agrèg de Lyon sont très bonnes et, à ce que j'ai pu comprendre, mieux organisées et plus solidaires qu'à Paris.

    Je dirais enfin, à titre personnel (c'est-à-dire en tant que personne qui a eu l'ENS il y a 8 ans et qui l'a donc quittée il y a 4 ans et qui a donc baigné dans ce petit monde depuis quelques années), que le statut de normalien est extrêmement important et va énormément simplifier ta vie professionnelle. Le monde professionnel actuel (notamment dans la fonction publique / enseignement et recherche) est brutal, il le sera sans doute davantage encore dans quelques années et l'ENS t'offre quelques coudées d'avance sur les autres. Je pense donc que penser la question en termes de bien-être / prestige n'est pas le bon angle. Il s'agit plutôt de savoir si ce prestige prépare ton bien-être professionnel (professionnel seulement, mais professionnel tout de même) futur et, étant donné ton projet, je dirais que oui.

    Donc oui, je pense que ce serait une grosse bêtise et, comme les autres, je crois que tu dois plutôt attendre et faire de ton mieux dans une situation subjectivement et objectivement compliquée.

    Bon courage !

  • LolosiLolosi Membre

    Bonsoir Artz,

    Je te remercie de ta réponse. Oui je ressens exactement ce que tu décris. Seulement je ne peux malheureusement pas faire l'école buissonnière ni me reposer , tant les contraintes du nouveau diplôme de lEns de Lyon me donnent du fil à retordre et beaucoup de travail dans des domaines qui ne m"intéressent aucunement... Je crois que c'est avec ça dont j'ai le plus de mal , surtout en ce moment, et je suis en plein décrochage malgré mes efforts pour garder le cap comme on dit.

    J'espère en tout cas que ma conscience de ma situation extrêmement privilégiée et avantageuse pour la suite de mon insertion professionnelle m'aidera à m'accrocher...

  • LaoshiLaoshi Membre

    Seulement je ne peux malheureusement pas faire l'école buissonnière ni me reposer.

    J'espère bien ! Théoriquement, on ne vous paie pas pour faire l'école buissonnière, même si certains en profitent pour ne pas se fouler lors de leurs années dans les grandes écoles. J'en connais qui me touchent de près.

    J'espère en tout cas que la conscience de ma situation extrêmement privilégiée et avantageuse pour la suite de mon insertion professionnelle m'aidera à m'accrocher...

    Je l'espère aussi. Pense au candidat premier recalé sur la liste d'admission. Il traînera sûrement un sentiment d'échec très longtemps. Cela devrait t'aider à t'adapter. Tu as réussi. Souvent après une réussite que l'on a forcément recherchée, on ressent un sentiment de vide, et même une forme d'état dépressif. Cela devrait être transitoire. Le contexte actuel n'aide pas il est vrai.

    Je te souhaite une bonne scolarité Lolosi !

  • ArtzArtz Membre

    @Laoshi : Je ne suis pas sûr que d'avoir le poids de "ce pour quoi on nous paye théoriquement" ou "du candidat premier recalé" aide au bien-être.

    Quant à l'école buissonnière, je n'invitais pas non plus à ne rien faire de ces quatre ans...

  • LaoshiLaoshi Membre

    Eh bien, Artz, peut-être est-ce parce que tu as eu la chance d'être admis à l'ENS que tu ne comprends pas ce que je veux dire.

    Et je ne crois pas en l'occurrence qu'être payé soit vraiment un poids. Pour moi, en fait, c'était extrêmement important d'être payée durant la durée de mes études et cela à partir de 18 ans. (IPES)

    Quant au mal-être au mal de vivre ou aux doutes qui peuvent habiter des jeunes de 18 ou 19 ans où qu'il se trouvent, à l'ENS, à Polytechnique (j'en connais un qui a démissionné pour se faire moine) ou ailleurs, je ne saurais le nier.

    Lolosi nous posait une question. Nous lui avons donné notre avis.

  • ArtzArtz Membre

    Eh bien, Artz, peut-être est-ce parce que tu as eu la chance d'être admis à l'ENS que tu ne comprends pas ce que je veux dire.

    Cela me semble couper court à toute conversation. Donc oui, peut-être ?

    Et je ne crois pas en l'occurrence qu'être payé soit vraiment un poids.

    Du tout, c'est une chance et un privilège. En revanche, le fait qu'on vous signale régulièrement tous les devoirs que ça suppose (je ne parle pas du contrat décennal, mais bien de ce commentaire sur l'école buissonnière qui, au passage, ne m'a pas empêché ni d'aller en cours à l'ENS, sans la pression des exams, il est vrai, ni de valider mon M2), voire qu'on contrôle ou commente la façon dont vous utilisez votre salaire (d'expérience), ça induit un certain poids. Personnellement, je pense que le système des grandes écoles et l'ensemble des privilèges des normaliens sont très largement problématiques, mais je trouve que le devoir d'exemplarité qu'on réclame des individus dans ces écoles (et encore une fois, je parle d'école buissonnière, pas du contrat décennal qui est un tout autre débat) l'est aussi.

    Lolosi nous posait une question. Nous lui avons donné notre avis.

    Tout à fait. Et bien que je ne sois pas d'accord avec vous et que je me sente piqué par vos commentaires (pour les raisons exposées plus haut), je pense que c'est très bien que Lolosi ait pu recevoir des avis divers et différents.

  • LaoshiLaoshi Membre

    Et bien que je ne sois pas d'accord avec vous...

    Je pense que nous sommes plus d’accord que tu ne le crois, Artz, lorsque je lis ce que tu écris. Si je t’ai « piqué », j’en suis désolée. J’ai souvent la parole trop abrupte (mais aussi, c’est toi qui as utilisé l’expression « école buissonnière »,qui m’a un peu piquée aussi 😉) Sans rancune, j’espère.

  • ArtzArtz Membre

    Sans rancune, j’espère.

    Pas la moindre. Et sans doute ma réponse était-elle également abrupte. :)

  • LolosiLolosi Membre

    Je vous remercie de vos avis; je crois qu'il faut le vivre pour le comprendre; il est vrai que de l'extérieur la situation semble idéale. Mais si je ne le vis pas ainsi, le fait de relativiser en pensant au premier sur liste complémentaire ou autre ne m'aide pas du tout: ce n'est pas lui ou elle qui souffre en ce moment et ça a peu de sens puisqu'on ne sait jamais ce qu'on a perdu ou gagné. Je pense que je vais démissionner, je ne me vois pas souffrir pendant 4 ans ...

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