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CrimlCriml Membre
25 juil. modifié dans La filière littéraire

Bonjour, ma demande est assez insolite.

Je rentre en khâgne cette année, les matières me plaisent assez. Venons-en au fait, ce qui m'intéresse dans mon quotidien, c'est la notion d'altruisme, d'aide à la personne (je conçois que beaucoup de métiers d'une manière ou d'une autre remplissent ce critère selon la façon dont on les aborde : un professeur peut autant être altruiste qu'un infirmier). Je me demande simplement quelles seraient les voies d'orientation les plus efficaces après 2 ans de prépa en vue de concrétiser cette idée (et malheureusement, le professorat ne m'attire pas beaucoup).

La question est large et dépend de l'idée que l'on se fait de l'altruisme. J'aime le voir comme le sourire ou simplement la sensation d'avoir été utile sans forcément chercher de reconnaissance et pourquoi pas faire des rencontres avec de superbes personnes au quotidien.

Bonne soirée à vous.


PS : si vous vous demandez pourquoi il faudrait qu'il y ait un lien avec la prépa, ce n'est pas une question d'échelonnage des études, mais plutôt de pression familiale.

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Réponses

  • Bonjour Criml,

    On peut toujours être altruiste au quotidien. Comme tu le dis, sourire, discuter avec un SDF, écouter les problèmes de qq. , pardonner une légère offense (l'ego est notre pire ennemi ds. ce domaine), dire bonjour à son voisin (même si celui-ci t'ignore), partager tes connaissances (ce forum, par exemple, est altruiste), etc.

    L'enseignement ne t'attire pas, dommage. C'est un métier de dévouement (c'est du moins ainsi que je l'ai exercé) où tu donnes sans forcément recevoir, te dis-tu. Mais certains élèves ("le sel de la terre", disons), se rappelleront toujours de toi et deviendront peut-être prof à leur tour parce que, d'une certaine manière, tu les as "marqués".

    Exemple perso :

    Avant une opération, un brancardier me pousse vers le champ de bataille... Il me dit : "Madame X ?" Je réponds, déjà vaguement endormie : "Oui". Que fait-il alors, cet ancien élève, le long des couloirs ? Il me déclame les trois premiers vers d'une poésie que je lui ai fait réciter en fin de cours toute l'année (moment attendu de toute la classe parce que décontracté) parce que j’estimais qu'il l'avait massacrée au premier trimestre. 10 ou 15 ans après... Je me suis dit alors (même si ce n'est pas grand chose, je trouve ça très symbolique) : "Eh bien, tu as au moins servi à ça." Vu le contexte un peu dramatique, ça m'a redonné du courage.

    Voilà une petite et grande expérience.

  • LaoshiLaoshi Membre

    J'aime le voir comme le sourire ou simplement la sensation d'avoir été utile sans forcément chercher de reconnaissance.

    Un sourire, c’est facile et cela peut s’exercer dans le cadre de n’importe quel métier. que tu sois boulangère ou bibliothécaire ou libraire ou conférencière dans un musée ou ailleurs (plus en lien avec les deux années de prépa littéraire ?)

    La sensation d’avoir été utile est un sentiment plus personnel qui vient de l’appréciation de son propre travail.

    Tous les métiers sont utiles. Soigner est utile. Enseigner est utile. Informer est utile. Nettoyer est utile. Explorer est utile. Distraire est utile. Les artistes sont utiles...

    Quant à ne pas attendre de reconnaissance, ce n’est pas un problème. En général, il n’y en a pas.

  • sandm77sandm77 Membre

    En fonction de l'idée que l'on se fait de l'utilité, la réponse sera différente ... et tous les métiers peuvent être jugés utiles d'une façon ou d'une autre.

    Je serai tentée de te dire que le sens de l'utilité sera peut être plus fort en travaillant pour un service public. Mais soyons réalistes : de nombreux postes consistent aujourd'hui à organiser le reporting et le contrôle massif demandé par les ministères à leurs administrations. S'il t'importe d'être au plus près de ceux que tu pourrais être amenée à servir, paradoxalement, en dehors de l'enseignement, ce sera le plus souvent dans les catégories C et B (pas besoin de faire une classe préparatoire en ce cas). Le problème de la reconnaissance ne se posera pas : on en a peu pour nos agents sur le terrain.

    Reste les emplois dans le secteur privé ou associatif ... Là encore, un même poste aura un sens bien différent suivant le contexte dans lequel on te demandera de l'exercer. Reporting et contrôle seront d'ailleurs tout aussi importants, et plus importants que le service offerts aux clients très souvent !

  • HippocampeHippocampe Membre
    26 juil. modifié

    Ça me rappelle ce que j'ai lu dans un papier de Jacques Attali un premier janvier. Je ne me souviens que de :

    "N'attendez rien de personne,

    soyez utiles aux autres."

  • On peut être utile en faisant un travail administratif, ce que j'ai découvert en travaillant dans divers services au sein de la direction d'un CHU de grande taille - donc public - et même si, dans ce cas, on est assez loin du terrain et donc assez loin de ceux pour qui on travaille!

    L'exemple qui me semble le plus parlant est celui des appels d'offres destinés à acheter tout ce dont a besoin un hôpital pour fonctionner (fournitures, équipements, travaux...). Faire ce travail, c'est participer activement à la vie des services. Plus la structure est vaste, plus les tâches sont spécialisées, mais dans tous les cas, on est toujours au service d'un client final qui doit être satisfait - et qui, de toute façon, est consulté - et ceci dans un cadre réglementaire strict qui est là pour éviter tout dérapage ou favoritisme.

    Mais on peut aussi être beaucoup plus près des gens concernés si on est situé directement dans l'hôpital.

    Et on peut très bien être en catégorie A (bac+3 minimum + concours généralement). A tous les niveaux il y a des contacts et ils sont même souvent plus intéressants à un niveau plus élevé.

  • CrimlCriml Membre
    28 juil. modifié

    @fandixhuit : merci de faire partager cette expérience, en effet, le métier d'enseignant est très propice à la rencontre d'autrui tout en étant utile par le biais de ce que tu leur apportes intellectuellement, culturellement et même sur le plan moral et psychologique, je garde ton témoignage dans un coin de ma tête.

    @Laoshi : merci, tu as complètement raison, l'utilité est partout, dans tous les métiers et est perceptible à différentes échelles, est multiforme, bref, merci pour tes conseils (et oui en effet, en lien avec mes années de prépa plus particulièrement, donc, oui, conférencier de musée serait une option à envisager), encore merci.

    @sandm77 : merci pour ton message, oui je suis d'accord, hormis le métier de professeur, les plus propices à ma demande appartiennent soit au service public, soit à l'associatif, mais dans ce cas, on s'éloigne un peu du profil 2 ans prépa littéraire ou bien, l'avenir se fait encore assez flou ^^, merci vraiment.

    @perluète : merci pour ton exemple qui met bel et bien en évidence l'omniprésence de l'utilité, directe ou indirecte dans tous les secteurs et ce sentiment de satisfaction inhérent et générateur de bonheur, et, en effet, à niveau d'étude + élevé (ne voulant pas dire plus méritant au contraire), je cherche une paire de formation après 2 ans de prépa littéraire qui s'inscrivent à la fois dans mon cursus actuel et dans l'optique d'être utile, altruiste avec l'idée de désintéressement et multipliant les relations humaines.


    Les propositions restent toujours au bout du fil, n'hésitez pas à vous manifester si une idée ingénieuse vous vient ou que vous souhaitez partager vos expériences pour cristalliser la question de l'altruisme et rendre au demeurant intangible ma demande qui, de fait, n'attend pas vraiment de réponse concrète je le crois ^^.

    Bonne soirée, merci à chacun pour vos réponses UTILES.

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