Fiches méthode Bac de français 2021

Bonjour, je dois réaliser un commentaire composés sur le texte "les dernières nuits de Paris" de Philippe Soupault et j'ai un soucis avec ma problématique j'ai l'impression qu'elle est incomplète et pas assez clair pouvez-vous s'il plait me donner votre avis ?Merci.

pb : De quelle manière le texte transpose t-il la désillusion et l'insensibilité du narrateur ?

le texte :

Je me souvenais de cette promenade hors les murs où je m’étais détaché de cette bande. Je retrouvais le dégoût que laisse la curiosité assouvie. Un mouvement d’horlogerie. Je sortis à mon tour, et le plus rapidement possible. Les rues me parurent désaffectées. Aucun passant, aucun bruit ne venait troubler la nuit et provoquer ces ondes dont j’avais suivi la marche depuis trop de semaines. Toute la ville était comme figée dans une absolue indifférence. Les réverbères et leur plumet de lumière étaient de simples becs de gaz, les portes cochères étaient fermées sans rémission. Il manquait à tout le quartier la noblesse que je lui avais prêtée.

Pour comble de malheur, peu de temps avant d’arriver chez moi, je rencontrai monami Jacques au bras d’une femme.

Quand il m’aperçut, il s’arrêta net et, levant les bras au ciel, s’écria : « Que deviens-tu ?

On ne te voit plus. »

Il me présenta à son amie, m’entraîna dans une boîte de nuit, me raconta ce qu’il faisait, me confia ses dernières impressions.

Il créait ainsi l’atmosphère d’un monde où pour quelque temps j’avais cessé de vivre.

Involontairement, je le comparais à celui que je venais de quitter ; en jugeant son amie je me souvenais des femmes qui obéissaient à Volpe. Le même dégoût, la même lassitude s’abattaient sur moi.

Paris, pour Jacques et pour eux, jouait un rôle incompréhensible. C’était le cadre qu’ils préféraient et j’avais l’impression qu’ils vivaient sur une illusion.

Je l’avais vu grandir sous mes yeux tandis que de Bellevue je considérais le panorama. Cette large tache au bord de la Seine tournait une fois de plus sur elle-même comme le faisait toute la Terre, avec la même obstination et la même résignation. Comme la Terre, Paris se refroidissait et devenait simplement une idée. Pour combien d’années encore garderait-elle cette puissance d’illusion, pour combien d’années demeurerait-elle maîtresse du temps ? Je n’osais répondre. En regardant tomber la pluie nocturne et sirupeuse je sentais que tous désiraient encore se tromper et admettre la pérennité de leur singulier amour.


Paris, chantait peut-être l’orchestre, est une...

Ils dansaient tous autour de moi.

Je songeai tout à coup à cet homme qui en regardant Rome me dit avec un calme parfait :

— Une civilisation de perdue, dix de retrouvées.

Jacques parlait encore. Mes yeux se fermaient, le sommeil et sa sœur l’indifférences’approchaient de moi.

Il ne me restait plus qu’à prendre congé.

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Réponses

  • florealefloreale Membre


    Une errance nocturne pour se perdre ou se retrouver ? Quelles ruptures ? Quelle séparation ?

    Que nous apprend cette déambulation nocturne hors les murs ? Un personnage qui franchit les lignes, qui prend de la distance avec les conversations et échanges ordinaires et surtout un romancier capable de sortir des illusions, des conventions de la lumière pour explorer la nuit et le sommeil pour inventer d'autres mondes.

  • DoloresgDoloresg Membre
    28 juin modifié

    Merci pour votre aide!

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