Grammaire française Participe passé

ArashiArashi Membre
8 juin modifié dans Langue française

Bonjour à tous et toutes,

Auriez-vous la grande gentillesse de corriger ma traduction de cet extrait du merlin en prose de Robert de Boron ? Un grand merci d'avance à vous. :)

Toutes vos remarques trouveront une oreille attentive, surtout n'hésitez-pas. :)

Texte original :

  1. 116. " Sire, veés ci un mien enfant qui n'est mie chevaliers, si me prie que jou le face essaier a ceste espee. Si apielés, s'il vos plaist, de cest barons." Et il si fist. Et lors s'asamblerent tuit al perron. Et quant il furent tot asamblés, Antor commanda a Artu qu'il presist l'espee et la baillast a l'archevesque, et il si fist. Et quant l'archevesque le vit, si le prist entre ses braset chanta molt haut Te Deum laudamus. Ensi le porte al mostier. Et li baron que ce orent veü, en furent molt angoisseus et destroit, et dient que ce ne poroit estre que uns garçons fust sires d'aus. Et li archevesque se correça et dist : "Notres Sires set miex que chascuns de vos." Et Antor et ses lignages se tenoient devers Artu, et li communs des pueple et li baron d'autre part estoient encontre. Lors dist li archevesques une hardie parole : "Se tot cil del monde voloient estre encontre ceste election et Nostres Sires tos seus la volsist, si seroit ele. Et je vos mostrerai quel fiance j'ai en Dieu.".
  2. 117. Lors parla li archevesques et dist : "Alés, Artus, biax fies, et remetés l'espee el perron !". Et il porta voiant tos et si l'i mist. Et quant il l'i ot mise, si parla li archevesques et dist : "Onques plus biele election ne fu faite ne veüe ! Or alés, signor riche homme, si essaiés se vos la porés oster !". Et il vont, si l'essaient li uns après les autres, mes il ne la porent onques oster."

Ma traduction boiteuse.... :


« Sire, voyez-ici l’un de mes enfants qui n’est pas chevalier, me prie pour que je lui fasse essayer cette épée. Appelez donc ces barons, s’il vous plait. ». Et il le fit. Alors ils s’assemblèrent tous autour du rocher. Et quand ils furent tous rassemblés, Antor commanda à Arthur qu’il prît l’épée et qu’il la donnât à l’archevêque, et il le fit. Et quand l’archevêque le vit, il le prit entre ses bras et chanta très haut (le) Te Deum laudamus. (Seigneur, nous te louons).  Ainsi il se transporte jusqu’à l’église. Et les barons qui eurent vu cela en furent  très angoissés et abattus, et disent que cela ne pourrait être, qu’un garçon fût seigneur. Et l’archevêque se courrouça et dit : « Notre Seigneur sait mieux que chacun de vous. ». Et Antor et ses lignées se tenaient à côté d’Arthur et le commun du peuple, et les barons d’autre part étaient face à eux. Alors l’archevêque dit d’une parole hardie : « Si tous ceux du monde voulaient être contre cette élection et que Notre Seigneur tout seul la voulût, ainsi ce serait elle. Et je vous montrerai quelle foi j’ai en Dieu. »

Alors l’archevêque parla et dit : « Allez Arthur, cher fils, remettez l’épée dans le rocher ! ».   Et tous voyant, il la porta et l’y mit. Et quand il l’y eut mise, l’archevêque parla et dit : « Jamais plus belle élection ne fut faite ni vue ! Maintenant, allez seigneurs, riches, hommes, essayez si vous pouvez l’ôter ! ». Et ils y vont, ils essayent les uns après les autres, mais ils ne purent jamais l’ôter. ».

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