Bonjour,

Je suis un assez gros lecteur de magazines, que je trouve souvent très instructifs eux aussi. Et distrayants parfois.

Est-ce que vous êtes aussi des lecteurs de revues/magazines/journaux et si oui, lesquels ?

On pourrait ici se donner des titres de revues. Ce sera peut-être l'occasion de faire des découvertes.

Bonne journée !

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Réponses

  • Dans l'ordre, mais j'en oublie sûrement, j'ai lu :

    • au début des années 60 : Riquiqui les belles images (un jeudi sur deux), Roudoudou les belles images (idem), Mickey (qui ne s'appelait pas encore Le Journal de Mickey) et Pif Gadget,
    • puis dès la fin des années 60 : Pilote (cinq ans, peut-être),
    • ensuite, dans les années 70 : L'Écho des Savanes, Fluide Glacial (une grosse dizaine d'années), Best, Extra et Rock and Folk (plus de 25 ans),
    • dans les années 80 : La Vie naturelle, Jeux et Stratégies (jusqu'au dernier numéro) et Casus Belli,
    • dans les années 90 : Moto Journal, Free Wheels, Moto Magazine, Moto Revue, Aladin et Trouvailles.
    • ensuite je suis passé presque exclusivement aux livres, n'étant plus abonné qu'à un magazine de moto pour faire vivre la presse et achetant La Revue des Vins de France et quelques magazines de jeux pour participer modestement à aider mon kiosquier de proximité.

    Oui, j'en oublie beaucoup, les quotidiens, les magazines pour les enfants, les revues occasionnelles... Pas très littéraire, tout ça...

  • lamaneurlamaneur Modérateur

    au début des années 60 : Riquiqui les belles images (un jeudi sur deux), Roudoudou les belles images (idem),

    Ah moi aussi, c'était superbe, plutôt dans les années 50 d'ailleurs. Excellente publication "communiste".

  • JehanJehan Modérateur

    Oui, dans les années 50... Je me souviens aussi.

  • Simon UASimon UA Membre
    15 mai modifié

    Merci pour vos réponses. 😉

    Comment ça une publication "communiste" ?

    Quelques revues que vous avez citées Freddy Lombard existent encore. Fluide Glacial c'est vraiment drôle, même s'il faut aimer l'humour noir.

  • lamaneurlamaneur Modérateur

    Riquiqui et Roudoudou, comme Pif Gadget, sont des publications des éditions Vaillant :

    Fondée en juillet 1946, les Éditions Vaillant est une société anonyme au capital de 100 000 francs français dont les actionnaires sont choisis parmi les anciens membres du Front patriotique de la jeunesse (FPJ) et dans les rangs des militants et compagnons de route du Parti communiste français (PCF).

    https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ditions_Vaillant

  • perluèteperluète Membre

    Comment ça une publication "communiste" ?

    C'est là qu'on voit bien les différence d'âge! 🤩

    • Petite fille, je lisais Fillette jeune Fille qui sortait tous les jeudis, évidemment. Ah, ces jeudis des temps anciens...
    • Ado, je suis passée à SLC (Salut les copains) et MAT (Mademoiselle Age tendre)
    • Des magazines féminins avec une préférence pour Elle.
    • Le Courrier de l'Unesco et Les Nouvelles littéraires auxquelles étaient abonnées mon cher papa depuis le début.
    • Des revues et journaux allemands pour mon job.
    • De temps en temps, le Figaro, l'Express.
    • En ce moment l'ensemble Figaro week-end. Il me semble qu'aux USA, il y a une formule week-end avec je ne sais combien de pages du New-York Times.
  • Simon UASimon UA Membre
    16 mai modifié

    Salut !

    Les magazines féminins de l'époque on des titres sympas ! En quoi est-ce qu'ils étaient très différents de la presse adolescente d'aujourd'hui ?

    Pour les publications étiquetées comme "communistes", est-ce qu'il y avait des restrictions ou des contrôles du fait de l'époque (Guerre froide) ? Est)ce que des publications ouvertement procommunistes ou prosoviétiques pouvaient être interdites ?

    Pour rebondir sur ce que disait Perluète, je regrette vraiment de ne pas avoir connu cette époque extrêmement intéressante...

  • perluèteperluète Membre

    As-tu lu la réponse de Lamaneur ?

  • lamaneurlamaneur Modérateur
    16 mai modifié

    Non Simon, les publications Roudoudou et Riquiqui étaient politiquement neutres, vu l'âge du public. J'ai le souvenir d'une bonne qualité de dessin ; quant aux histoires, elles devaient être pleines de bons sentiments, ce qui convient à tout le monde !

  • Simon UASimon UA Membre

    Merci !

    @perluète

    Les magazines que cite Lamaneur n’étaient pas interdits je le sais, mais je voulais juste savoir si d’autres publications dites « communistes » pouvaient être interdites à l’époque si elles faisaient ouvertement l’apologie de l’idéologie soviétique. Est-ce qu’il y avait un système de censure à l’époque pour ce qui était ouvertement pro-soviétique ?

    J’ai fait quelques recherches sur les revues qui ont été citées et les visuels sont vraiment mignons ! Même les noms fleurent bon l’innocence de l’enfance.

    C’était vraiment une autre époque. Je pense vraiment que je suis né beaucoup trop tard et que j’ai « raté » une période intéressante historiquement et socialement / humainement, pour vivre dans l’époque la plus crasseuse possible qui n’a aucun intérêt.

  • JehanJehan Modérateur

    Est-ce qu’il y avait un système de censure à l’époque pour ce qui était ouvertement pro-soviétique ?

    Pas en France, à ma connaissance... En tout cas, rien de comparable chez nous avec le Maccarthysme aux USA.

  • 17 mai modifié

    Depuis l'après-guerre, il n'y a jamais eu de censure politique sur la presse jeunesse tant qu'elle respectait la Loi n° 49-956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse, loi qui a toujours cours et qui spécifie notamment dans son article 2 :

    Les publications [visées à l'article 1er] ne doivent comporter aucune illustration, aucun récit, aucune chronique, aucune rubrique, aucune insertion présentant sous un jour favorable le banditisme, le mensonge, le vol, la paresse, la lâcheté, la haine, la débauche ou tous actes qualifiés crimes ou délits ou de nature à démoraliser l'enfance ou la jeunesse, ou à inspirer ou entretenir des préjugés ethniques ou sexistes.

    Elles ne doivent comporter aucune publicité ou annonce pour des publications de nature à démoraliser l'enfance ou la jeunesse.

    On voit que l'aspect politique n'y figure pas.

    À titre d'exemple, pour connaître plus en détails les ressorts, les motivations et le fonctionnement de la commission de contrôle et de surveillance [sur une période précise - 1950-1952], je recommande cet article : https://www.persee.fr/doc/quad_0987-1381_2001_num_44_1_1485

  • Anne345Anne345 Membre

    L'article 2 a été modifié en juillet 2010 :

    Les publications visées à l'article 1er ne doivent comporter aucune illustration, aucun récit, aucune chronique, aucune rubrique, aucune insertion présentant sous un jour favorable le banditisme, le mensonge, le vol, la paresse, la lâcheté, la haine, la débauche ou tous actes qualifiés crimes ou délits ou de nature à démoraliser l'enfance ou la jeunesse, ou à inspirer ou entretenir des préjugés ethniques ou sexistes.

    Elles ne doivent comporter aucune publicité ou annonce pour des publications de nature à démoraliser l'enfance ou la jeunesse.

  • Simon UASimon UA Membre
    17 mai modifié

    Un grand merci !

    Et est-ce que ça pouvait entraîner des discussions "animées" si on vous voyait acheter une publication étiquetées comme "communiste" ? Est-ce que c'est quelque chose dont on parlait dans les familles et dans ses relations ?

    L'opposition occident/communisme c'était juste l'affaire de politiciens ou les gens de la rue en parlaient aussi ?

    Un grand merci de partager vos souvenirs.

    😉

  • Pour Simon et Perluète,

    Oui, c'était une charmante époque, un peu naïve et innocente sans doute, optimiste et innovante. Les magazines reflétaient cette ambiance. J'ai vécu ma jeunesse durant les "Trente Glorieuse", j'ai fait la révolution en Fac en 68. J'ai gardé mon carnet de l'époque : 60 000 chômeurs en France, l'essence à 0,50 centimes de franc le litre et le paquet de cigarettes à 3,80 Francs (les Gauloises à 1,10 F).

    Pour la censure, il y en avait à la TV (ORTF).

  • lamaneurlamaneur Modérateur

    Pas du tout. D'abord, le parti communiste était encore un grand parti dans les années 50-60, avec environ 20% de votes aux élections législatives. Le journal l'Humanité tirait à dix fois plus d'exemplaires qu'aujourd'hui et était très activement vendu dans la rue et sur les marchés le dimanche. Il n'était pas censuré, quoique très pro-soviétique (mais son siège a été attaqué pendant la guerre froide par des anti-communistes et on a accusé la police de n'être pas très chaudement intervenue pour le défendre). La seule censure, très efficace mais dont nous n'avions pas nécessairement conscience, était celle de la RTF (puis de l'ORTF) qui avait le monopole de l'information télévisuelle. Les radios, qu'on écoutait principalement sur les grandes ondes, étaient aussi très contrôlées. Il fallait aller sur les ondes courtes pour écouter dans de mauvaises conditions les programmes en français des pays communistes comme l'URSS, la Chine ou l'Albanie.

    Pour les discussions animées en famille, oui, ça pouvait.Toute la partie communiste de ma famille (tous des enseignants) étaient très prosélytes et les repas de famille avec le reste de la famille (petits agriculteurs, petits employés) tournaient parfois au pugilat vers la fin ! Mais en tout cas, les gens ne se cachaient pas d'être communistes ; ils en étaient souvent très fiers, étaient assez engagés dans la société et avaient conscience de travailler pour le bien de l'humanité. Dans ma famille, la partie communiste a été secouée par les révélations sur Staline et sur les camps ; elle n'a pas renoncé au communisme mais ça a un peu calmé les discussions aux repas de famille car ils avaient plus de mal à vanter les mérites du communisme !

  • JocrisseJocrisse Membre
    17 mai modifié



    le paquet de cigarettes à 3,80 Francs (les Gauloises à 1,10 F).


    Si fait. Et l'on pouvait encore gratter pour peu qu'on ait un parent ou une connaissance accomplissant son service national (obligatoire à l'époque) et qui vous refilait des "Troupes". Les "troupes" étaient des paquets de Goldo (=Gauloises) distribués à très bas prix par l'Armée française. Vous avez bien lu : l'Armée française, en temps de paix, qui vend du tabac aux soldats.

    Je vous raconte ça au sujet du changement d'époque. Aujourd'hui, vous vous faites choper dans un bureau ou un magasin avec le clop au bec, c'est tout juste si on n'appelle pas la police !

    O tempora, etc.

  • Simon UASimon UA Membre
    17 mai modifié

    De ce que je sais, l'Italie avait aussi un parti communiste très présent, et un de ses fondateurs a donné son nom à une ville soviétique, Togliatti. Pour la France, je pensais que la France gaulliste aurait été beaucoup plus dure avec les communistes.

    Mais est-ce qu'à l'époque les gens craignaient réellement une guerre contre l'URSS où c'était quelque chose qui semblait plutôt abstrait ?

    @lamaneur

    L'effondrement de l'URSS a dû être un drame pour cette partie de votre famille...

  • Simon UASimon UA Membre

    Bonsoir,

    Maintenant que j'y pense, est-ce qu'un membre du forum a déjà eu l'occasion d'écrire pour un magazine ?

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