Salut !

J'ai une phrase tiré de Pétrone :

Et qui dies boni quique incommodi essent, distinguente bulla notabantur.

Et quels étaient les bons jours et lesquels (étaient) fâcheux, cela était noté par des boules différentes.

Et je me posais une question : pourquoi y a t-il ESSENT (subj) et non l'indicatif (erant) ? 🤔

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Réponses

  • LaoshiLaoshi Membre

    Parce qu'il s'agit probablement d'un interrogative indirecte et qu'en latin, l'interrogative indirecte se met au subjonctif.

  • Et qui dies boni quique incommodi essent, distinguente bulla notabantur.

    Et quels étaient les bons jours et lesquels (étaient) fâcheux, cela était noté par des boules différentes.

    Non, il ne s'agit probablement pas d'une interrogative indirecte, qui dépendrait de NOTABANTUR;

    Il faut plutôt construire de la façon suivante :

    On notait par des boules différentes les jours QUI étaient susceptibles d'êtres bons et les jours QUI étaient susceptibles d'être fâcheux.

    La relative est au subjonctif car il y a incertitude sur le nombre et la répartition desdits jours.

    De même, on dira en français : Je cherche une maison qui ait cent fenêtres

    -> je ne suis pas sûr que cette maison existe

  • LaoshiLaoshi Membre
    12 mai modifié

    La relative est au subjonctif car il y a incertitude sur le nombre et la répartition desdits jours.

    Oui. Possible.

    Cela étant l'élève, qui a traduit par une interrogative indirecte n'est pas forcément dans l'erreur...

    Scribe ad nos quid agas, quid egeris, quid acturus sis. 

    Dicite mihi qui homines semper bene se gerere soleant.

  • Ben si, parce que tu me cites deux complétives qui expriment chacune une injonction, non une interrogation.

    En l'occurrence ce sont deux injonctions exprimées au discours indirect, et l'on peut, effectivement, se demander si le subjonctif est entraîné mécaniquement par la subordination ou s'il exprime quelque virtualité. Voire l'un et l'autre.

  • Theriakos96Theriakos96 Membre
    12 mai modifié

    Je me trouve plutôt d'accord avec l'analyse de @Laoshi et vois en cette construction une interrogative indirecte ; je construirais ainsi :


    notabantur : on notait

    bulla distinguente : grâce à une boule qui distinguait

    Et qui dies boni quique incommodi essent : aussi les jours qui étaient bons et ceux qui étaient mauvais.


    Le verbe distinguo, ici au participe présent ablatif (alors ablatif d'agent du passif ou instrumental) introduit l'interrogative indirecte, une relative n'aurait pas de sens ici, cfr. Cic. Nat. 3, 26 par exemple : quid enim sit melius quid praestabilius, quid inter naturam et rationem intersit, non distinguitur, phrase dans laquelle la nature d'interrogative indirecte ressortit de manière évidente, entrainée par le sens d'indétermination (cfr. le français : je n'arrivais pas à distinguer qui il était) et qui fonctionne par extension même sans la négation, comme dans la phrase qu'on vient d'analyser.

  • LaoshiLaoshi Membre
    12 mai modifié

    Ben si, parce que tu me cites deux complétives qui expriment chacune une injonction, non une interrogation.

    Non. Les phrases que j’ai citées comportent des interrogatives indirectes après des verbes à l’impératif. (Mais le fait qu’ils soient à l’impératif ne change rien)

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