Grammaire française Participe passé

Si j'écris: " Cet inventeur de génie est Léonard de Vinci ", quel est le sujet et quel est l'attribut?

Si le critère pour le sujet est l'encadrement par " c'est ...qui ", je dirai que le sujet est Léonard de Vinci, sujet inversé ici.

Même question avec cette phrase:

"Le roi de France qui a régné le plus longtemps est Louis XIV. " Avec le même raisonnement, je dirai que le sujet est Louis XIV: "c'est Louis XIV qui est …."

Pourtant cette phrase est issue d'un manuel scolaire ou Louis XIV est désigné comme attribut du sujet.

De plus il est écrit que l'attribut du sujet peut être un nom propre. Cette phrase pourrait le confirmer. Mais je peine vraiment à considérer qu'il puisse s'agir d'un attribut. Pourriez-vous m'éclairer?

Merci

Pierre

Réponses

  • LaoshiLaoshi Membre

    Pour moi, ce sont des attributs.

  • lamaneurlamaneur Modérateur

    En grammaire traditionnelle, je dirais ça aussi.

    Mais l'autre façon de faire a sa logique également. Elle avait été longuement défendue par Spalding dans divers fils, par exemple ici :

    https://www.etudes-litteraires.com/forum/discussion/comment/401036/#Comment_401036

  • PlaportePlaporte Membre

    Voici ce que je trouve dans le TOMASSONE, Pour enseigner la grammaire, p 192

    Le détachement par c'est...qui: c'est le seul critère qui permette dans tous les cas de reconnaître le sujet, même dans les cas difficile dont nous avons parlé plus haut, celui des phrases symétriques par exemple:

    "C'est le président de l'Association qui est Monsieur Henri / C'est Monsieur Henri qui est le président de l'Association."

    Pour revenir à mon exemple, considérer que Léonard de Vinci est attribut et non sujet, n'est-ce pas prendre comme critère implicite mais décisif que le sujet est le groupe qui précède le verbe? Or les inversion de sujet sont fréquentes.

  • lamaneurlamaneur Modérateur

    Les inversions de sujet sont fréquentes, mais généralement, ces constructions ne sont pas considérées comme des inversions de sujet par la plupart des grammaires.

    Même la Grammaire méthodique du français, de Riegel et al., qui s'intéresse de près à cette question (chapitre VIII-Le groupe verbal - 5.2.3 Interprétation sémantique de l'attribut du sujet, page 427 de mon édition "mise à jour 2016"), reconnaît qu'il y a une certaine dissymétrie dans certaines constructions A est B et B est A, mises en évidence par l'extraction (c'est... qui, comme vous l'avez écrit) ou par l'interrogation partielle. Mais elle ne semble pas en tirer de conclusion sur le fait que B serait le sujet dans "A est B".

  • PlaportePlaporte Membre

    Merci pour cette réponse.

    Est-ce que je comprends bien?

    Dans la phrase " A est B", on peut faire l'extraction "c'est ... B... qui", sans pour autant poser que B est le sujet.

    C'est cela?

  • JehanJehan Modérateur

    Il semblerait bien.

  • ricardoricardo Membre

    Si j'écris: " Cet inventeur de génie est Léonard de Vinci ", quel est le sujet et quel est l'attribut?


    Je l'ai tellement de fois copiée cette règle, dans les années 40, que je ne risque pas de l'oublier :

    "La question à se poser pour connaître le sujet avec le verbe être, est qui est-ce qui est "

    Pour moi, sujet = " Cet inventeur de génie " et "Léonardo Da Vinci" est attribut.

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