Amour perdu

Ce grand vide inconnu sombrant dans le néant

Où je plonge impuissant seul et sans violence,

Je n’y cru qu’un instant, mais croire fut intense,

Comme un soleil qui brille où se meurt un géant.


Cet amour qui s'en va que naisse un trou béant,

Tel un cœur qui se brise avalé par l’absence.

Je l’imagine encore et la rêve en silence.

Amertume et regret m’agressent maugréant.


Ses mots si forts, sa voix, mais aussi son regard

S'agitent devant moi, remuent leur étendard,

Se troublent comme une ombre aux vapeurs de mes larmes.


Se dessinant parfois que pour mieux s’envoler

Son fantôme attirant éclairé par ses charmes

Quand mon chagrin muet s’aventure à hurler.

Réponses

  • Cachée


    Ce matin enchanté, cette aurore improbable,

    Sourire un peu gêné par la peur du plaisir,

    Une angoisse inconnue, une joie à rougir

    Que cet homme que j’aime attise insatiable.


    Il est là, rassurant, face au stress qui m’accable

    Partenaire idéal aux feux de l’avenir,

    Qu’il me touche ou m’effleure, il est mon devenir,

    Un ange de douceur, du genre indispensable.


    Je veux n’être qu’à lui, le temps d’une journée,

    Lui donner mes faveurs comme une forcenée.

    Savourer cet instant, sans entrevoir l’après.


    Sur ses lèvres, sa peau, je sens cette atmosphère,

    Sensuelle et magique, enfin, je suis en paix,

    Dans cette plénitude où s’assoit l’adultère.

  • Casseur


    Quand, tout de noir vêtu, masque sur le visage,

    Tu t’intègres, terrible, aux défilés de paix.

    Dans la main une batte, au manche bien épais,

    Qui cogne, destructrice, au rythme d’un saccage.


    Ta violence oblique aux ardeurs de sauvage,

    Gavée aux idéaux, qu'amer, tu décapais :

    Un centre des impôts sur lequel tu frappais

    Ou cette banque avide ignorant le partage.


    Mais tu gâchas les cris de jeunes pacifistes

    Altérant l'intérêt par tes fiels anarchistes,

    Qui nourrissent toujours les lécheurs de Pouvoir.


    Ecoute ces enfants, entends leurs voix puissantes

    Que tes pavés brutaux ne pourront émouvoir, 

    Serviteur de l'extrême, esclave des tourmentes.

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