Fiches méthode Bac de français 2021

Bonjour à tous,

En quoi les philosophes des lumières ont-ils dénoncé les défauts de leur société?

Ceci est un sujet que j'ai à traiter en dissertation. Je n'ai pas compris la problématique, ni ce qui est attendu de moi. Je me demande si je dois traité la consigne comme étant "de quelles manières" ou "par quels procédés", et donc j'évoquerai les différents genres (conte philosophique, essai...) et les différents procédés (satire, ironie..).

Est ce que je dois évoquer quels sont les défauts et qui est critiqué?

Merci Beaucoup.

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Réponses

  • Jean-LucJean-Luc Modérateur

    Bonjour treprecia,

    L'énoncé du sujet t'invite à examiner les thèmes et non la manière de la dénonciation.

    Regarde ces pages du site. Elles pourraient t'aider.


  • Bonjour trepecia,

    J'ai noté que les élèves ont parfois du mal avec la formulation "en quoi". Voir la discussion ici :


  • LaoshiLaoshi Membre

    Il est vrai que ce en quoi a parfois le don d énerver et de dérouter

    Ici, je le trouve particulièrement mal adapté au sujet.

    Veut-on dire Qui ? Comment ? Dans quelles oeuvres ? Par quels moyens ?

    Apparemment selon Jean-Luc, il s'agit des sujets de dénonciation.

    Alors pourquoi ne pas dire tout simplement :

    Quels abus, quelles injustices, quels excès de toute sorte le philosophes du XVIIIème siècle ont-ils mis en évidence dans leurs oeuvres ?

    Alors l'élève pourra rechercher les diverses critiques de la monarchie absolue, de la religion, de l'intolérance, de l'esclavage, de la guerre, etc. dans les oeuvres étudiées.

  • Voilà un sujet qui n'a pas dû prendre un temps fou à l'enseignant. Le souci, c'est que ce type de ce sujet n'invite pas à la réflexion mais à l'illustration de lieux communs sur les Lumières. N'oublions pas que Voltaire était farouchement antisémite, n'avait que mépris pour le peuple qu'il appelait aimablement "la canaille", pratiquait le trafic des esclaves (il voulait juste qu'on les traitât avec humanité mais n'était en rien contre le principe de l'esclavage, un peu gênant pour un philosophe éclairé). Sans parler des arrangements avec la vérité dans l'affaire Calas.

  • LaoshiLaoshi Membre

     Le souci, c'est que ce type de ce sujet n'invite pas à la réflexion mais à l'illustration de lieux communs sur les Lumières. 

    Assurément, mais on ne doit pas cacher aux élèves le méchant Voltaire. Personnellement, je ne l'ai jamais fait.

  • HapoHapo Membre

    Je trouve aussi ce sujet extrêmement large. On peut y mettre tellement de choses... Je comprends qu'un élève puisse être perdu face à un sujet aussi vaste.

  • JocrisseJocrisse Membre
    16 mai modifié

    "En quoi", cela signifie peut-être : dans quelle mesure, jusqu'à quel point. Ce qui nous aiguille vers la question des limites de la critique, du moment où elle s'arrête; et votre exemple s'intègrerait bien là-dedans : Voltaire critique la non-liberté, défaut de son époque, mais ça se limite à l'Homme blanc, on ne va quand même pas aller jusqu'à dénoncer la servitude des esclaves - surtout quand elle met du beurre dans vos épinards, pour cet écrivain précis - restons raisonnables....

  • C'est vrai. Mais Diderot, lui, l'a fait, notamment dans un article de l’Encyclopédie (écrit certes par le chevalier de Jaucourt) => https://www.lumni.fr/article/la-definition-de-l-esclavage-dans-l-encyclopedie-de-diderot-et-d-alembert

    Voir également ici :

    https://journals.openedition.org/rde/179

  • LaoshiLaoshi Membre

    Montesquieu également, dans l'Esprit des lois, et Voltaire, dont nous sommes bien d'accord que la conduite ne correspond pas toujours avec ses écrits, dans Candide (le nègre de Surinam).

    La critique de la religion pour ce dernier a également ses limites. Elle vaut pour des gens éclairés, une petite minorité, pas pour la populace. La religion est bien utile lorsqu'elle lui sert à ne pas être volé par ses valets, s'ils croient en la justice divine.

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