Bonjour,

Dans ses livres, sous les titres de ses chapitres, Jules Verne propose toujours un résumé de l'action qui s'y déroulera.

Dans le langage contemporain, nous dirions que Verne "spoile" son lecteur... Mais pourquoi fait-il cela ? Je sais que plusieurs de ses romans sont parus sous forme de feuilletons dans des revues. La logique, pour ne pas perdre le lecteur, aurait donc été, au début de ses chapitres, de rappeler ce qu'il vient de se passer. Or, il fait le contraire.

Quelqu'un aurait-il une explication ? Ça me paraît curieux, d'autant que je n'ai jamais vu ce procédé utilisé par d'autres auteurs.

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Réponses

  • LaoshiLaoshi Membre

    Rabelais, Voltaire dans ses contes...

  • HapoHapo Membre

    D'accord, merci.

    Pourquoi font-ils cela ?

  • JehanJehan Modérateur

    On notera quand même que ces auteurs ne "divulgâchent" pas trop... C'est vraiment très résumé.

    Et je ne trouve pas que ce soit si systématique chez Jules Verne.

  • HapoHapo Membre

    D'accord...

    Mais quel en est l'intérêt ? Donner envie à son lecteur de poursuivre ? C'est un peu étonnant...

  • JehanJehan Modérateur

    Apparemment, cela n'a pas trop empêché les lecteurs de poursuivre...

    Et puis, par la suite, cela peut être utile quand on veut retrouver un chapitre, un passage qui raconte telle ou telle chose.

  • Bonjour,

    Es-tu sûr de ne pas confondre ce que tu nommes « résumé » avec un incipit propre à chaque chapitre ?

    Par ailleurs, ce peut être un choix de l’auteur. Il peut décider d’émettre un énoncé qui aurait une fonction annonciative.

    L’intérêt c’est de faire le constat d'un procédé d'écriture, le bon, et d’être capable de commenter ce que ce procédé apporte à la lecture de l’ensemble.

    Bon courage

  • HapoHapo Membre

    Je ne parle pas vraiment de l'incipit mais bien du "sous-titre" de chaque chapitre, qui en résume le chapitre.

    Pour donner un exemple, dans le premier chapitre de L'Ile Mystérieuse (j'ai pris celui-ci au hasard, j'aurais pu en prendre un autre) :

    " Chapitre 1 : L'ouragan de 1865 - cris dans les airs - un ballon emporté dans une trombe - l'enveloppe déchirée - rien que la mer en vue - cinq passagers - ce qui se passe dans la nacelle - une côte à l'horizon - le dénouement du drame"

    Cet en-tête résume bien huit des neuf pages qui suivent. Je me souviens que, plus jeune, lorsque j'étais plongé dans les romans de Verne, je sautais toujours cette partie car je ne souhaitais pas être "divulgâché". Et je me demande pourquoi il fait cela. Comme le dit Jehan, ça n'a pas empêché ses lecteurs de poursuivre, et heureusement. Mais je me demandais si il y avait un réel intérêt à cela, autre que celui d'allécher son lecteur. Car si c'est le cas, alors cet intérêt trouve ses limites lorsque le lecteur (comme moi autrefois) n'aime pas savoir ce qu'il va se passer dans la suite du récit. Je n'y vois pas non plus d'intérêt stylistique particulier.

    (sinon, Stéphane, si j'en crois ton message, tu sembles penser que je fais cette recherche en lien avec des cours. Ce n'est pas le cas, c'est un questionnement personnel 😉)

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