Grammaire française Participe passé

mariemarie Membre
21 mars modifié dans Langue française

C’était la végétation de l’époque tertiaire dans toute sa magnificence. De grands palmiers, d’espèces aujourd’hui disparues, de superbes palmacites, des pins, des ifs, des cyprès, des thuyas, représentaient la famille des conifères, et se reliaient entre eux par un réseau de lianes inextricables. Un tapis de mousses et d’hépatiques revêtait moelleusement le sol. Quelques ruisseaux murmuraient sous ces ombrages, peu dignes de ce nom, puisqu’ils ne produisaient pas d’ombre. Sur leurs bords croissaient des fougères arborescentes semblables à celles des serres chaudes du globe habité. Seulement, la couleur manquait à ces arbres, à ces arbustes, à ces plantes, privés de la vivifiante chaleur du soleil. Tout se confondait dans une teinte uniforme, brunâtre et comme passée. Les feuilles étaient dépourvues de leur verdeur, et les fleurs elles-mêmes, si nombreuses à cette époque tertiaire qui les vit naître, alors sans couleurs et sans parfums, semblaient faites d’un papier décoloré sous l’action de l’atmosphère.

Mon oncle Lidenbrock s’aventura sous ces gigantesques taillis. Je le suivis, non sans une certaine appréhension. Puis-que la nature avait fait là les frais d’une alimentation végétale, pourquoi les redoutables mammifères ne s’y rencontreraient-ils pas ? J’apercevais dans ces larges clairières que laissaient les arbres abattus et rongés par le temps, des légumineuses, des acérinés, des rubiacées, et mille arbrisseaux comestibles, chers aux ruminants de toutes les périodes. Puis apparaissaient, confondus et entremêlés, les arbres des contrées si différentes de la surface du globe, le chêne croissant près du palmier, l’eucalyptus australien s’appuyant au sapin de la Norwège, le bouleau du Nord confondant ses branches avec les branches du kauris zélandais. C’était à confondre la raison des classificateurs les plus ingénieux de la botanique terrestre.

Soudain je m’arrêtai. De la main, je retins mon oncle.

La lumière diffuse permettait d’apercevoir les moindres objets dans la profondeur des taillis. J’avais cru voir… non ! réellement, de mes yeux, je voyais des formes immenses s’agiter sous les arbres ! En effet, c’étaient des animaux gigantesques, tout un troupeau de mastodontes, non plus fossiles, mais vivants, et semblables à ceux dont les restes furent découverts en 1801 dans les marais de l’Ohio ! J’apercevais ces grands éléphants dont les trompes grouillaient sous les arbres comme une légion de serpents. J’entendais le bruit de leurs longues défenses dont l'ivoire taraudait les vieux troncs. Les branches craquaient et les feuilles arrachées par masses considérables s'engouffraient dans la vaste gueule de ces monstres.

Ce rêve, ou j'avais vu renaitre tout ce monde des temps antéhistoriques, des époques ternaire et quaternaire, se réalisait donc enfin ! Et nous étions là, seuls, dans les entrailles du globe, à la merci de ses farouches habitants !

Mon oncle regardait.

"Allons, dit-il tout d'un coup en me saisissant le bras, en avant en avant !"

Non ! m'écriai-je non ! Nous sommes sans armes ! Que ferions-nous au milieu de ce troupeau de quadrupèdes géants ? Venez mon oncle venez ! Nulle créature humaine ne peut braver impunément la colère de ces monstres.

Jules Verne

Et voilà un travail de plus qui me tombe !! La prof nous demande de faire l'analyse analytique pour l'oral du BAC !

Tout seuls !! Je suis découragée..... Je suis sur 4 travaux en français !!

J'ai lu ce paragraphe........ Déjà je n'arrive pas à définir les axes ....

Si on peut m'aider......

Marie

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Réponses

  • LaoshiLaoshi Membre
    21 mars modifié

    Il n’y a pas d’axes. Il y a un récit. Un décor, une description, des personnages, une action ou des actions et des réactions.

  • mariemarie Membre

    Bonjour Laoshi


    Bien je commence


    Le passage que je vais vous parler s'intitule "la vallée des Monstres", extrait du chapitre 39 du roman "Voyage au centre de la Terre " de Jules Vernes.


    Jules Vernes est un auteur etc.....


    Comment puis je résumer en quelques lignes cet extrait ?

  • LaoshiLaoshi Membre

    Déjà, tu ne racontes pas la vie de Jules Verne et pour résumer la teneur du passage, tu en énonces brièvement le sujet.

  • JehanJehan Modérateur

    Laoshi t'a dit l'essentiel...

  • mariemarie Membre

    Bonjour

    jehan


    le problème c'est que je suis partout et nule part...... je suis perdue, mes idées ne sont plus claires du tout !!!!!!!

    je me sens énervée, très énervée, de tout cela..... que je n'arrive plus à analyser...........

    c'est la catastrophe

  • LaoshiLaoshi Membre

    Allons, allons, cesse de dramatiser !

    C’est très agaçant et puéril !

  • mariemarie Membre

    JE SAIS QUE JE NE DOIS PAS RACONTER LA VIE DE VERNE MAIS JUSTE DEUX MOTS !

  • mariemarie Membre

    alors je dis quoi pour résumer en deux mots ?

  • mariemarie Membre

    Ok donc nous sommes face à un récit. Un décor, une description, des personnages, une action ou des actions et des réactions.


    ON peut noter dans le premier paragraphe la citations de plusieurs mots (palmiers thuyas conifère pins ifs cypres liane mousse lianes) qui nous permet de mieux nous identifier. Ces énumérations sont des choses réelles, ce qui va nous permettre de croire à l'histoire qui va nous être racontée.


    On relève une atmosphère très agréable avec la mention de "queslques ruisseaux" : cela semble féérique


    bien ?


    et ensuite ?

  • LaoshiLaoshi Membre

    bien ?

    Non, pas bien. Tu te bornes à répéter les indications que je te donne pour résumer le texte, mais qui ne sont pas ton résumé. (De plus, tu t'énerves et tu commences aussi à m'énerver, vois-tu ?)

    Je ne vois pas en quoi les palmiers, et le reste nous permettent de nous identifier, cela n'a pas de sens.


    L'extrait commence par une description de la nature ; bien ? Comment cette nature est-elle décrite ?

    Ne serait-ce que sur les cinq premières lignes, il y a une foule de choses à remarquer.

    C’était la végétation de l’époque tertiaire dans toute sa magnificence. De grands palmiers, d’espèces aujourd’hui disparues, de superbes palmacites, des pins, des ifs, des cyprès, des thuyas, représentaient la famille des conifères, et se reliaient entre eux par un réseau de lianes inextricables. Un tapis de mousses et d’hépatiques revêtait moelleusement le sol. Quelques ruisseaux murmuraient sous ces ombrages, peu dignes de ce nom, puisqu’ils ne produisaient pas d’ombre. Sur leurs bords croissaient des fougères arborescentes semblables à celles des serres chaudes du globe habité.

    La nature décrite est-elle effrayante, le vocabulaire péjoratif ? Non, c'est beau, c'est grand, c'est douillet; bien ?

    Pourtant des détails étranges...

  • JehanJehan Modérateur
    21 mars modifié

    On relève une atmosphère très agréable avec la mention de "quelques ruisseaux" : cela semble féerique.

    Très agréable, vraiment ? Plutôt étrange : des arbres sans ombre, des feuilles sans vert, des couleurs passées, des fleurs décolorées et sans parfum. Et ce qui frappe surtout, c'est l'abondance et la variété de ces espèces végétales. La liste est longue et assez impressionnante...

    et ensuite ?

    Il me semble qu'il y a aussi la description des mastodontes.

    Tu as aussi à évoquer les actions et les réactions des personnages, comme te l'a dit Laoshi.

  • mariemarie Membre

    Bonsoir


    OKOK


    Je note untexte en trois mouvements


    • un cadre avec description...flore
    • - la faune
    • et des personnages pythologique

    je suis bien ???


    j'ai bien relu

  • JehanJehan Modérateur
    22 mars modifié

    Ton deuxième mouvement ne convient pas. Il n'est pas question ici de décrire une faune variée. Les seuls animaux évoqués sont les mastodontes, et ce ne sont pas des personnages mythologiques, mais des animaux préhistoriques, des sortes de gros éléphants.

    Toute la fin du texte, ensuite, ce sont les réactions d'Axel et du professeur.

  • mariemarie Membre
    22 mars modifié

    alors du début (c'était la végétation de l'époque....... les plus ingénieux de la botanique terrestre)

    peut-on dire que l'on parle de la flore ?

  • mariemarie Membre

    Bien oui ok

    Le début du texte commence par une description de la nature : une nature belle,grande , douillette .... okok

    (magnificence grands superbes réseau tapis moelleusement murmurait ils ne produisait pas d'ombre des fougères arborescentes serres chaudes globe habi


    et des détails étranges comme dit laoshi


    peut être un rappel de la fiction ? qui prépare un glissement et qui montre que le texte va basculer dans une atmosphère plus inquiétante ???? (avec : espèce aujourd’hui hui disparu peu dignes de ce nom )

    d'autre mot peut etre ???

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