Fiches méthode Bac de français 2020

Bonjour et merci de m'aider.

Je suis en Première et j'aimerais que vous m'aidiez dans l'étude de mon oeuvre.Je fais un commentaire composé concernant un texte dans l'oeuvre intitulée Une Saison Blanche et Seche d'André Brink. 

Le texte est situé à la page 209-210 et va de

<<Ben baissa sa vitre...comme un gros chat noir,dans la nuit>>


J'ai juste besoin d'etre sure par rapport aux hypotheses de sens que j'ai relevé soit :


-La peur de Ben

-L'insecurite ressentie par Ben

J'ai l'impression d'etre hors sujet ,si vous pouvez me rassurer?

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«1

Réponses

  • Jean-LucJean-Luc Modérateur

    Bonjour,

    Il est difficile de t'aider sans le texte.

  • sandy123sandy123 Membre
    10 févr. modifié

    Ah désolée le voici

    Ben baissa sa vitre de quelques centimètres. Une odeur oppressante de fumée pénétra dans la voiture. La conscience de bruits intraduisibles devenait de plus en plus forte. Et, une fois de plus_ mais moins intensément qu’avant_ Ben eut le sentiment d’être à l’intérieur d’un énorme animal aux entrailles frémissantes, au cœur sombre. En l’absence de Stanley, tout cela prenait un aspect plus néfaste. Ce qui l’obligeait à rester là, chaque muscle tendu, un gout amer dans la bouche, n’était pas la peur d’une bande de toits ou d’une patrouille de police, mais quelque chose d’immense et de vague, comme la nuit elle-même.

    Il ne savait même pas ou se trouvait Stanley. Et si, pour une raison quelconque, Stanley ne revenait pas, il ne serait Jamais capable de sortir de là. Il n’avait ni carte ni compas, aucun sens de l’orientation dans l’obscurité, aucun souvenir sur lequel se reposer, aucune intuition pour l’aider, aucun fait, aucune certitude. Exposé à l’angoisse pure, il restait assis, immobile, sentant les gouttes de sueur glacée sur son visage, à l’endroit où l’air venait le gifler.

    Dans cette non-visibilité totale, Soweto lui apparaissait plus réel que la première fois, à la lumière du jour. Parce que Stanley n’était plus avec lui. Il n’avait jamais aussi précisément ressenti l’isolation totale de leur monde respectif, mondes qui ne pouvaient rejoindre qu’à travers eux, provisoirement. Grace à Gordon, cela avait été rendu possible. Gordon. Encore lui. Tout revenait toujours à lui.

    Pris dans la violence de ses pesées, Ben patienta dans la voiture, jusqu’à ce que, brusquement, Stanley réapparaisse.

    « Tu as vu un fantôme ?                               

    -Peut-être oui. »Le soulagement lui faisait tète légère. « Maintenant, je sais ce que ce Péril noir représente. Pourquoi les gens ont si peur », dit-il d’un air moquer. 

    Quelque part dans une rue avoisinante, une femme se mit à hurler long cri perçant, déchirant la nuit.

    « Que se passe-t-il Stanley ?

    -Comment veux-tu que je le sache ? Meurtre, viol, tout est possible »

    -On ne peut rien faire ?

    -Tu as envie de mourir lanier ? »

    Les hurlements de transformèrent en un cri sourd d’animal blessé et se perdirent dans le bourdonnement général.

    « Mais Stanley…

    -Allez. Tante Emily t’attend. »

    Ben le suivit, mais en marchant, il s’aperçut qu’il tenant l’oreille et attendait un autre cri de cette femme. Les lampadaires, éloignés les uns des autres, créaient une atmosphère de camp de concentration. De temps en temps, Ben titubait sur des détritus-boites de conserve, pare-chocs, ordures méconnaissables qui jonchaient la chaussée. Stanley, lui, se frayait un chemin aisément comme un gros chat noir, dans la nuit.


    ----------------------------------------

    Ce que j'entends par Hypothèse de sens c'est centre d'intérêt aussi

    Merci

  • Oppression et angoisse dans un univers clos : la nuit, la solitude, la peur (gouttes de sueur)

    Une ville menaçante Soweto

    Le retour de Stanley : le soulagement, la parole se libère (discours direct), un guide

  • Merci beaucoup je vais essayer de developper cela.

  • TheRedRoomTheRedRoom Modérateur

    Comprends-tu l'allusion qui est faite dans cette phrase : "Ben eut le sentiment d’être à l’intérieur d’un énorme animal aux entrailles frémissantes, au cœur sombre". Connais-tu un autre récit où le personnage est à l'intérieur d'un énorme animal ?


    En tant qu'angliciste, je soupçonne que "Il n’avait ni carte ni compas" soit en réalité "Il n’avait ni carte ni boussole" car boussole se dit "compass" en anglais... de toute évidence un compas ne servirait à rien !

  • JehanJehan Modérateur

    Cela dit, en français, le mot "compas" peut très bien désigner entre autres une boussole de navigation :

    https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/compas/17620?q=compas#17489

  • J'ai redigé un developpement et je voudrais avoir vos avis


    Ben se montrait oppressé et angoissé dans un univers clos,la voiture.L'hyperbole <<à l'intérieur d'un énorme animal aux entrailles frémissantes et au coeur sombre>> et la comparaison <<comme la nuit elle-meme>> traduisent la peur ressentie par Ben cette nuit là.Il se sentait en appréhension.On note le champ lexical de l'insécurité:Bruits intraduisibles,bande de tsotis.

    Cependant,qu'est reellement la ville de Soweto?(est ce une bonne transition?)


    Délimitée à l'est par Orlando et au sud-ouest par Lenasia,Soweto(South Western Township) est une ville mençante.C'est un dortoir pour la main d'oeuvre de Johannesbourg,énorme conglomérat de logements économiques pour les noirs,avec temples ,bars et magasins et même quelques quartiers chics pour la bourgeoisie noire.Ben s'y sentait en danger cette nuit là.C'est plutard dans son dialogue avec Stanley qu'il dit:<<Maintenant je sais ce que ce peril noir représente.Pourquoi les gens ont si peur.>>.Il l'avait l'impression de n'avoir réellement vu Soweto qu'à cet instant là:<<Soweto lui apparaissait plus réel que la première fois,à la lumière du jour.>>.(je ne sais pas si je dois respecter l'ordre du texte,j'ai l'impression d'avoir mal fait cette partie?)

    Stanley est-il revenu?(Est-ce une bonne transition?)

    Ben se sentit soulagé lorsque Stanley revint.Après avoir entendu des hurlements,ils continuèrent leur route pour se rendre chez Emily.Ben ne connaissait pas la ville et Stanley était un guide pour lui:<<Ben titubait sur des détritus>><<Stanley,lui,se frayait un chemin aisément comme un gros chat noir dans la nuit>>

    Merci d'avoir lu.Je suis vraiment peu convaincue par rapport à mon commentaire,les transitions sont-elles bien formulées?Est ce que je reprends trop les phrases du texte?

    Je pense ne pas avoir assez évoqué les circonstances de l'apratheid ,c'est difficile dans un texte comme celui-ci

    Merci de m'aider.

  • AmmyAmmy Membre

    Ta méthode du commentaire est à revoir. Tu as tendance à raconter le texte et non à l'analyser. Par exemple en commentaire on ne parle jamais au passé simple : c'est le temps du récit. Tu ne dois pas écrire de phrase comme : "Ben se sentit soulagé lorsque Stanley revint.Après avoir entendu des hurlements,ils continuèrent leur route pour se rendre chez Emily." Là tu fais du récit.

  • Ah d'accord merci et si non le reste est bien ou il y'a autre chose?

  • TheRedRoomTheRedRoom Modérateur

    @sandy123 "à l'intérieur d'un énorme animal aux entrailles frémissantes et au coeur sombre" est certes un peu hyperbolique, mais pas uniquement... C'est une image qui rappelle un passage biblique ! Connais-tu l'histoire de Jonas ? https://fr.wikipedia.org/wiki/Jonas#Christianisme

    Quant à "comme la nuit elle-même" n'est pas une comparaison... ça n'est pas parce qu'on voit "comme" qu'il faut nécessairement conclure qu'il y a une comparaison. Ici, le "comme" a le même sens que dans la phrase suivante, "je boirais bien quelque chose de sucré, comme une limonade ou un panaché."

    Tu peux aborder la question de la lumière et de l'obscurité : d'habitude, on associe la lumière avec la raison et la compréhension. Or, ici, il faut qu'il soit dans l'obscurité totale (obscurité réelle de la nuit et métaphorique de la désorientation) pour véritablement comprendre quelque chose.

    Mais l'absence de lumière est compensée par d'autre stumuli sensoriels (odeurs et même goûts et surtout, le plus effrayant, bruits). En quoi ces autres sens contribuent-ils au sentiment de malaise et à un certain processus de compréhension ?

    @Jehan C'est tout à fait ce que me disent mes élèves. Mais la véritable question est "pourquoi choisir un mot, "compas", dont le sens correct est un sens secondaire, alors qu'il existe un mot "boussole", qui n'est pas ambigu et dont le sens correct est la définition première ?"

  • sandy123sandy123 Membre
    11 févr. modifié

    @TheRedRoom merci mais je ne comprends pas tres bien le rapport avec Jonas,devrais-je le mentionner?


    Et mes transitions, qu'en pensez vous?

  • Jonas a été avalé par le poisson à la suite de la tempête provoquée par son refus d'obéir à Dieu, qui lui demandait de prévenir Ninive de se repentir. Il s'agit pour Jonas d'un châtiment divin.

    Est-ce le cas pour le personnage ??????????????

  • TheRedRoomTheRedRoom Modérateur

    Une transition doit être un peu plus fluide, c'est-à-dire lier l'idée qu'on quitte pour introduire l'idée vers laquelle on va.

    1) "Cependant,qu'est reellement la ville de Soweto?(est ce une bonne transition?)"

    Tu fais référence au township de Soweto tel qu'il est dans le monde réel. Pourquoi pas, mais il faudrait que tu montres dans ton commentaire comment le texte décrit la Soweto comme une ville menaçante (utilisation des sens, odorat, ouïe, goût, absence de lumière...) (il y a d'autres textes littéraires qui montrent Soweto comme une ville pleine de vie et de couleurs...) l'imortant n'est pas la réalité historique de Soweto, mais comment le texte présente cette ville dans ce passage.

    Pour la transition, il vaudrait mieux quelque chose comme "en quoi est-ce que c'est la ville de Soweto qui est présentée comme la source d'anxiété du personnage ?" ou quelque chose comme ça.

    2) "Stanley est-il revenu?"

    Mais on sait qu'il est revenu puisqu'il revient dans la 2e partie du texte... Cela ne sert à rien de poser des questions sur les événements narrés dans le texte (voir remarque d' @Ammy )

    Quelque chose comme "en quoi le retour de Stanley est-il présenté comme un soulagement ?" serait mieux !

  • AmmyAmmy Membre

    TheRedRoom 👍️

  • lamaneurlamaneur Modérateur
    11 févr. modifié

    Un peu en marge des préoccupations de la demanderesse, mais intéressant néanmoins, ce point de vocabulaire soulevé.

    Il n’avait ni carte ni compas, aucun sens de l’orientation dans l’obscurité, aucun souvenir sur lequel se reposer, aucune intuition pour l’aider, aucun fait, aucune certitude.

    TheRedRoom a écrit : En tant qu'angliciste, je soupçonne que "Il n’avait ni carte ni compas" soit en réalité "Il n’avait ni carte ni boussole" car boussole se dit "compass" en anglais... de toute évidence un compas ne servirait à rien !

    Bien vu. L’original porte en effet : He had no map or compass, no sense of direction in the dark, no memory to rely on, no intuition to help him, no facts or certainties.

    https://books.google.fr/books?id=711Rf6J_issC&pg=PA171#v=onepage&q&f=false

    Jehan a écrit : Cela dit, en français, le mot "compas" peut très bien désigner entre autres une boussole de navigation.

    Bien vu aussi. D’ailleurs au mot « boussole », le TLFi donne cette citation :

    En tous les cas, le passage de la boussole de la Méditerranée dans l'Océan est constaté vers 1417; elle y prend plus volontiers le nom de compas. J.-B. Charcot, Christophe Colomb vu par un marin,1928, p. 87.

    https://www.cnrtl.fr/lexicographie/boussole

    TheRedRoom fait alors observer : Mais la véritable question est "pourquoi choisir un mot, "compas", dont le sens correct est un sens secondaire, alors qu'il existe un mot "boussole", qui n'est pas ambigu et dont le sens correct est la définition première ?"

    La question qu’on peut se poser est de savoir si « sans carte ni compas » ou « ni carte ni compas » n’est pas une expression connue, dans le milieu des navigateurs ou même plus largement. On la trouve employée dans un certain nombre de livres dont certains (mais certains seulement !) ne peuvent pas être suspectés d’anglicismes.

    Il n’est pas impossible que le traducteur ait sciemment choisi cette traduction « ni carte ni compas » en raison des quelques exemples « authentiques » qu’on peut trouver sur la Toile ou ailleurs. Mais il est certain que cette traduction risque d’être mal comprise par une grande partie du lectorat d’aujourd’hui.

     

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