Fiches méthode Bac de français 2020

astatsastats Membre

En quoi vous inspire cet extrait ? j'ai trouvé 2 grandes parties mais pas les sous-parties.

I- le point de vue de Vito Piranese .

II- la description des femmes blondes

Le téléphone a pu sonner deux fois, Vito savait qu'il ne décrocherait pas. Il remettait sa jambe avant son pantalon, comme tous les jours au saut du lit — rien de bon de toute façon n'arriverait plus jamais par téléphone, et puis n'importe comment c'était sa jambe d'abord.

La prothèse n'était pas récente et Vito Piranese avait pris le coup depuis longtemps : à force d'habitude les courroies s'élançaient toutes seules vers les boucles dont le fer avait barré d'un trait noir, au bon cran, la perpendiculaire du cuir; sous les grincements du téléphone elles s'empalèrent sur l'ardillon. Vito les glissait dans leurs passants tout en comptant quatre sonneries maintenant. Au bout de cinq ou six, résonna-t-il, la plupart des gens raccrochent.

Lorsque dix, douze stridences eurent retenti dans la pièce exiguë, un tic agita les traits de Vito Piranese, qui se figèrent ensuite en paysage perplexe. Le téléphone s'installait impérieusement, prenait toute la place dans le studio trop étroit pour deux, les sonneries sciaient l'espace en se chevauchant, reliées par leur écho en traits d'unions — et lorsque vingt-cinq eurent défilé Vito avait compris d'où venait l'appel.

Cela n'aurait plus de cesse à présent, donc Vito pris son temps. Il vérifia toutes les attaches du membre artificiel, passant le doigt sous les boucles et centrant chaque lanière au creux du bon sillon pendant que trente, quarante sonneries se déversaient, répercutées contre le papier peint punaisé de photos blondes fermement bustées. Vers la cinquantième Vito Piranese se leva, marcha sans boiter vers le téléphone posé sur le buffet près du réchaud. Dans le tiroir du buffet il prit un stylo-bille dont il posa la pointe, prête à courir,sur le bloc quadrillé, puis il porta le combiné vers son oreille et dit oui. – Piranese ? fit une voix.

C'était la même voix de femme que les autres fois, d'une douceur précise que l'on ne discute pas. Il plaisait à Vito de se représenter la propriétaire de cette voix, son humour sans doute impérieuse, sa plastique certainement parente de celles qu'il avait crucifiées au papier peint, longues blondes platine aux grandes bouches écarlates, aux dents d'ivoire et aux poitrines de bronze sous lesquelles on plie sans plus aucun souci. Donc à l'appel de son nom Vito répéta oui. C'est moi, oui.

–Treize, quarante-sept, quatorze, prononça la voix. Je répète? –S'il vous plaît, dit Vito.

Elle répéta. C'était au bout du fil une jeune femme grande et blonde en effet, mais cuirassée d'un strict tailleur.

J'ai besoin de l'aide s'il vous plaît avant le 14/02/2020 et Merci

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Réponses

  • Je comprends mal l'approche que tu proposes. Il me semble que tu ne perçois pas l'essentiel.

    L'incipit d'un roman s'aborde de plusieurs manières mais on peut travailler sur la norme et l'écart.

    • la norme, ce sont les questions que se pose un lecteur en commençant sa lecture : Où ? Qui ? Quoi ? Comment ?
    • l'écart, ce sont précisément les manques et les interrogations qui restent en suspens

    Et au-delà, ce qui doit emporter l'adhésion, c'est l'intérêt qu'il suscite, son originalité, le style particulier de l'auteur.

  • astatsastats Membre
    10 févr. modifié

    Donc la grande partie, ça doit être la routine de Vito Piranese si on veut répondre à la question où qui et quoi

    J'ai pas trop compris ''ce qui doit emporter l'adhésion''

    Et merci pour votre conseil😄

  • JehanJehan Modérateur

    Emporter l'adhésion du lecteur, c'est réussir à le convaincre, réussir à lui faire apprécier le roman.

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