Fiches méthode Bac de français 2020

Bonjour,

Je suis à la recherche de poèmes qui unissent les contraires notamment la Mort et la Beauté mais si vous connaissez d'autres poèmes avec un lien entre les opposés (Beauté/Laideur, Ciel/Terre, Amour/Violence, Barbarie/Humanité,...) je suis preneur : ).

Merci par avance : )

Cordialement,

RMaillard

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Réponses

  • florealefloreale Membre
    31 janv. modifié

    Chevaux de frise de Guillaume Apollinaire  (Guerre/Amour)

    Le temps de vivre de Boris Vian ( Prison/Evasion)

    Les Effarés de Arthur Rimbaud (Froidure/Chaleur)

    La rose et le réséda de Louis Aragon (celui qui croyait au ciel/celui qui n'y croyait pas)

    Ô Jeunes gens de Victor Hugo (Jeunesse/vieillesse)

  • LaoshiLaoshi Membre

    Opposition ombre/lumière chez Victor Hugo, par exemple dans le poème "Stella"Je m'étais endormi la nuit près de la grève.


    Un vent frais m'éveilla, je sortis de mon rêve,

    J'ouvris les yeux, je vis l'étoile du matin.

    Elle resplendissait au fond du ciel lointain

    Dans une blancheur molle, infinie et charmante.

    Aquilon s'enfuyait emportant la tourmente.

    L'astre éclatant changeait la nuée en duvet.

    C'était une clarté qui pensait, qui vivait ;

    Elle apaisait l'écueil où la vague déferle ;

    On croyait voir une âme à travers une perle.

    Il faisait nuit encor, l'ombre régnait en vain,

    Le ciel s'illuminait d'un sourire divin.

    La lueur argentait le haut du mât qui penche ;

    Le navire était noir, mais la voile était blanche ;

    Des goëlands debout sur un escarpement,

    Attentifs, contemplaient l'étoile gravement

    Comme un oiseau céleste et fait d'une étincelle ;

    L'océan, qui ressemble au peuple, allait vers elle,

    Et, rugissant tout bas, la regardait briller,

    Et semblait avoir peur de la faire envoler.

    Un ineffable amour emplissait l'étendue.

    L'herbe verte à mes pieds frissonnait éperdue,

    Les oiseaux se parlaient dans les nids ; une fleur

    Qui s'éveillait me dit : c'est l'étoile ma soeur.

    Et pendant qu'à longs plis l'ombre levait son voile,

    J'entendis une voix qui venait de l'étoile

    Et qui disait : - Je suis l'astre qui vient d'abord.

    Je suis celle qu'on croit dans la tombe et qui sort.

    J'ai lui sur le Sina, j'ai lui sur le Taygète ;

    Je suis le caillou d'or et de feu que Dieu jette,

    Comme avec une fronde, au front noir de la nuit.

    Je suis ce qui renaît quand un monde est détruit.

    Ô nations ! je suis la poésie ardente.

    J'ai brillé sur Moïse et j'ai brillé sur Dante.

    Le lion océan est amoureux de moi.

    J'arrive. Levez-vous, vertu, courage, foi !

    Penseurs, esprits, montez sur la tour, sentinelles !

    Paupières, ouvrez-vous, allumez-vous, prunelles,

    Terre, émeus le sillon, vie, éveille le bruit,

    Debout, vous qui dormez ! - car celui qui me suit,

    Car celui qui m'envoie en avant la première,

    C'est l'ange Liberté, c'est le géant Lumière !

  • La nuit le jour de Guillaume COLLETET (1598 - 1659)

  • AmmyAmmy Membre

    je vis je meurs de Louis labé

  • Merci à tous pour tous ces poèmes ! C'est exactement ce que je cherchais !

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