seesaw75seesaw75 Membre
20 janv. modifié dans Langues anciennes

Bonjour,

Je propose à la correction les 22 premiers vers du premier poème de ce livre :

I. Penelope Vlixi

Haec tua Penelope lento tibi mittit, Ulixe

     nil mihi rescribas attinet : ipse veni!

Troia iacet  certe, Danais invisa puellis;

     vix Priamus tanti totaque Troia fuit.

o utinam tum, cum Lacedaemona classe petebat,

     obrutus  insanis esset adulter aquis!

non ego deserto iacuissem frigida lecto,

     nec quererer tardos ire relicta dies;

nec mihi quaerenti spatiosam fallere noctem

     lassaret  viduas pendula tela manus.           

Quando ego non timui graviora pericula veris?

     res est solliciti plena timoris amor.

in te fingebam  violentos Troas ituros;

     nomine in Hectoreo pallida semper eram.

sive quis Antilochum narrabat ab hoste revictum, 

     Antilochus nostri causa timoris erat;

sive Menoetiaden falsis cecidisse sub armis,

     flebam successuposse carere dolos.

sanguine Tlepolemus Lyciam tepefecerat  hastam;

     Tlepolemi leto cura novata mea est.            20

denique, quisquis erat castris iugulatus Achivis,

     frigidius glacie pectus amantis erat.

voici ma traduction :

I. De Pénélope à Ulysse

Ta Pénélope, sans relâche, t’envoie ces mots, Ulysse.

Comme personne ne va te va requérir de me répondre : je suis venu moi-même !

Troie, du moins, gît en ruine, en raison de la haine des jeunes Danaéennes ;

Priam, et Troie tout entière, ont difficilement mérité autant.

O fasse le ciel alors que, lorsqu’il cherchait à atteindre Lacédémone avec sa flotte,

l’adultère fût englouti sous des eaux monstrueuses !

Moi, refroidie par ton choix sauvage, je ne devais pas rester abattue

ni, abandonnée, me plaindre que des jours bornés s’écoulent ;

ni faire que la toile, suspendue à mon désir,

lassât mes mains de veuves de tromper la vaste nuit.

Quand n’ai-je pas craint les dangers bien accablants du printemps ?

L’amour est une émotion remplie de crainte fébrile.

Je m’imaginais que les violences troyennes se déchaîneraient sur toi ;

J’étais toujours pâle d’effroi au nom d’Hector.

Si quelqu’un racontait qu’Antiloque avait été vaincu par un ennemi,

Antiloque était l’objet de notre crainte ;

ou que Patrocle avait été tué par des moyens trompeurs,

je pleurais que vos ruses pussent faire défaut à votre marche en avant.

Tlepolème avait échauffé dans le sang sa lance lycienne ;

mon inquiétude a été renouvelée par la mort de Tlepolème.

Enfin, quiconque était tué, dans les camps des Achéens,

Le cœur de son amante demeurait plus froid que la glace.

Mais le dieu juste d’amour a délibéré d’une manière bien vertueuse.

Il a permis à mon époux de réduire Troie en cendres.

«1

Réponses

  • Parmi d'autres phrases incorrectes sans doute, je m'empresse de corriger celle-ci :

    Priam, et Troie tout entière, ont difficilement mérité autant --> Priam, et troie tout entière, ont difficilement valu ce prix.

  • Et encore désolé : Je corrige une faute d'orthographe :

    je suis venuE moi-même !

  • JehanJehan Modérateur

    Bonsoir Seesaw.

    L'on peut corriger son texte pendant un certain délai de l'ordre de quelques dizaines de minutes.

    Il suffit pour cela de cliquer sur la roue dentée en haut à droite du message, de cliquer sur "Modifier", d'opérer les modifications souhaitées, et de renvoyer le message.

  • LaoshiLaoshi Membre
    21 janv. modifié

    Haec tua Penelope lento tibi mittit, Ulixe

         nil mihi rescribas attinet : ipse veni!

    Troia iacet certe, Danais invisa puellis;

         vix Priamus tanti totaque Troia fuit.

    o utinam tum, cum Lacedaemona classe petebat,

         obrutus insanis esset adulter aquis!

    non ego deserto iacuissem frigida lecto,

         nec quererer tardos ire relicta dies;

    nec mihi quaerenti spatiosam fallere noctem

         lassaret viduas pendula tela manus.           

    Quando ego non timui graviora pericula veris?

         res est solliciti plena timoris amor.

    in te fingebam violentos Troas ituros;

         nomine in Hectoreo pallida semper eram.

    sive quis Antilochum narrabat ab hoste revictum, 

         Antilochus nostri causa timoris erat;

    sive Menoetiaden falsis cecidisse sub armis,

         flebam successu posse carere dolos.

    sanguine Tlepolemus Lyciam tepefecerat hastam;

         Tlepolemi leto cura novata mea est.            20

    denique, quisquis erat castris iugulatus Achivis,

         frigidius glacie pectus amantis erat.

     Quelques remarques

    -Vers 1 Lento n’est pas traduit

    -Vers 2, Contresens. (Revoir attinet, et veni qui peut être chose que le parfait de venio. Pénélope ne se déplace pas, elle attend à la maison)

    -Vers 3 : certe ? (mal traduit ) ; à cause de : faux- sens.

    -non ego deserto iacuissem frigida lecto, contresens . (revoir le sens de jaceo, et le mode utilisé ; celui de lecto )

    -que des jours bornés s’écoulent . La traduction de tardos rend la phrase peu intelligible.

    -vers 9 et 10, traduction trop éloignée du texte. (sens et sujet de lassaret)

    -vers 11, contresens sur la phrase (qu'est-ce que graviora ? Que vient faire ici le printemps ? erreur sur le mot et sur le cas veris)

    -Tlepolème avait échauffé dans le sang sa lance lycienne : contresens. Tlépolème est un meneur achéen lors de la guerre de Troie, donc du côté d' Ulysse ; lycien fait référence à Troie. La lance du grec ne peut être qualifiée de lycienne)

    -Pour ce qui est des deux derniers vers, je n'ai pas le texte latin sous les yeux, mais la traduction ne me paraît pas claire.

  • Laoshi, j'ai préparé la correction sans voir la tienne. Tu continues avec seesaw ?

  • LaoshiLaoshi Membre

    Ce soir et demain je ne serai pas forcément disponible, et cela prend du temps de répondre sur un mobile. Si tu as donc préparé ta correction, je t’en prie, prends le relais.

    Cela étant, je n’avais pas souvenir de ces vers d’Ovide, et cela m’a fait plaisir de les lire.

  • C'est une œuvre originale qui consiste en lettres écrites par des amoureuses célèbres : Pénélope, Didon, Ariane, Médée, Éloïse...

    Ça fait un peu "exercices de style" parfois, mais il y a des passages pleins de poésie.

    Et le tout en distiques élégiaques, avec une application stricte des règles de l'euphonie.

    OK, je poste tout à l'heure.

  • Bonjour,

    à Jehan : je ne vois votre message que maintenant, désolé (je le saurai pour la prochaine fois).

    Merci Laoshi,

    I. De Pénélope à Ulysse


    Ta Pénélope, sans relâche, t’envoie ces mots, Ulysse.

    Il n’importe nullement que tu me répondes : je me suis exposée moi-même !

    Troie, sans doute, gît en ruine, malgré l’opposition des jeunes Danaéennes ;

    Priam, et Troie tout entière, ont difficilement eu autant de prix.

    O fasse le ciel alors que, lorsqu’il cherchait à atteindre Lacédémone avec sa flotte,

    l’adultère fût englouti sous des eaux monstrueuses !

    moi, refroidie, non pas que je fusse restée gisante sur le lit désert,

    ni, abandonnée, que je me plaignisse que les jours coulent si lentement

    ni que, suspendue à mon désir de faire oublier la vaste nuit,

    la toile épuisât mes mains de veuves. (Pour ces vers, si ce n'est pas cela - et je pense que ça ne l'est pas - j'aurai besoin d'un autre indice : j'ai un problème pour traduire le subjonctif à la négation en fait).

    Mais quand n’ai-je pas craint que les dangers soient plus terribles dans la réalité ?

    L’amour est une émotion remplie de crainte fébrile.

    Je m’imaginais que les violences troyennes se déchaîneraient sur toi ;

    J’étais toujours pâle d’effroi au nom d’Hector.

    Si quelqu’un racontait qu’Antiloque avait été vaincu par un ennemi,

    Antiloque était l’objet de notre crainte ;

    ou que Patrocle avait été tué par des moyens trompeurs,

    je pleurais que vos ruses pussent faire défaut à votre marche en avant.

    Tlepolème avait échauffé dans son sang une lance lycienne ;

    mon inquiétude a été renouvelée par la mort de Tlepolème.

  • 21 janv. modifié

    Je poste d'abord ma correction, que je n'ai pas le temps de modifier.

    I. De Pénélope à Ulysse

    Haec tua Penelope lento tibi mittit, Ulixe

         nil mihi rescribas attinet : ipse veni! 

    Ta Pénélope, sans relâche, t’envoie ces mots, Ulysse.

    Comme personne ne va te va requérir de me répondre : je suis venue moi-même !

    Fs. sur lento ; ce n’est pas un adverbe.

    Cs. sur nil… attinet ; nil = nihil et non nemo, et contrôlez le sens de attinere suivi d’un inf. ou d’un subj.

    Cs. sur ipse veni ; puisque Pénélope écrit, elle ne peut pas se présenter à Ulysse ! Et où l'aurait-elle trouvé ??

     

    Troia iacet certe, Danais invisa puellis;

         vix Priamus tanti totaque Troia fuit.

    Troie, du moins, gît en ruine, en raison de la haine des jeunes Danaéennes ;

    Priam, et Troie tout entière, ont difficilement valu ce prix.

    Inex. sur certe et fs. = cs. sur invisa : les jeunes Danéennes ont-elle provoqué la ruine de Troie ???  

     

    o utinam tum, cum Lacedaemona classe petebat,

         obrutus insanis esset adulter aquis!

    O fasse le ciel alors que, lorsqu’il cherchait à atteindre Lacédémone avec sa flotte,

    l’adultère fût englouti sous des eaux monstrueuses !

    « fasse le ciel » : impr. ; est-ce un souhait ? ; « monstrueux » : inex.

     

    non ego deserto iacuissem frigida lecto,

         nec quererer tardos ire relicta dies;

    Moi, refroidie par ton choix sauvage, je ne devais pas rester abattue

    ni, abandonnée, me plaindre que des jours bornés s’écoulent ;

    Cs. sur le premier vers à cause d’une mauvaise analyse de lecto et d’une mauvaise interprétation de jacuissem.

    Fs. sur tardos.  

     

    nec mihi quaerenti spatiosam fallere noctem

         lassaret viduas pendula tela manus

    ni faire que la toile, suspendue à mon désir,

    lassât mes mains de veuves de tromper la vaste nuit.

    Ns. : construction non vue : fallere ne dépend pas de lassaret. Que traduisez-vous par "désir" ?

  • Quando ego non timui graviora pericula veris?

         res est solliciti plena timoris amor.

    Quand n’ai-je pas craint les dangers bien accablants du printemps ?

    L’amour est une émotion remplie de crainte fébrile.

    Fs.= cs. sur veris : vous vous êtes trompé de mot ; et à quel degré est l’adjectif graviora ?

    "fébrile" : inex.

     

    in te fingebam violentos Troas ituros;

         nomine in Hectoreo pallida semper eram.

    Je m’imaginais que les violences troyennes se déchaîneraient sur toi ;

    J’étais toujours pâle d’effroi au nom d’Hector.

    « troyennes » : inex. : mauvaise analyse du mot.

    B. pour le second vers.

     

    sive quis Antilochum narrabat ab hoste revictum, (ab Hectore)

         Antilochus nostri causa timoris erat;

    Si quelqu’un racontait qu’Antiloque avait été vaincu par un ennemi,

    Antiloque était l’objet de notre crainte ;

    B.

     

    sive Menoetiaden falsis cecidisse sub armis,

         flebam successuposse carere dolos.

    ou que Patrocle avait été tué par des moyens trompeurs,

    je pleurais que vos ruses pussent faire défaut à votre marche en avant.

    « moyens » : inex. Traduisez fidèlement Menoetiaden.

     

    sanguine Tlepolemus Lyciam tepefecerat hastam;

         Tlepolemi leto cura novata mea est.            

    Tlepolème avait échauffé dans le sang sa lance lycienne ;

    mon inquiétude a été renouvelée par la mort de Tlepolème.

    Cs. sur le premier vers. Bien identifier les camps !

     

    denique, quisquis erat castris iugulatus Achivis,

         frigidius glacie pectus amantis erat.

    Enfin, quiconque était tué, dans les camps des Achéens,

    Le cœur de son amante demeurait plus froid que la glace.

    « tué » est trop faible ; « de son amante » : inex.

     

    Sed bene consuluit casto deus aequus amori ;

        versa est in cineres sospite Troia viro.

    Mais le dieu juste d’amour a délibéré d’une manière bien vertueuse.

    Il a permis à mon époux de réduire Troie en cendres.

    Quasi ns. sur le premier vers. A quel cas est amori ?

    Cs. sur le second : où voyez vous « il a permis » ? Et sospite semble omis.   

     

     

  • 21 janv. modifié


    moi, refroidie, non pas que je fusse restée gisante sur le lit désert,

    ni, abandonnée, que je me plaignisse que les jours coulent si lentement

    ni que, suspendue à mon désir de faire oublier la vaste nuit,

    la toile épuisât mes mains de veuves. (Pour

     ces vers, si ce n'est pas cela - et je pense que ça ne l'est pas - 
    

    j'aurai besoin d'un autre indice : j'ai un problème pour traduire le

    subjonctif à la négation en fait).


    Non jacuissem répond à utinam :"si seulement..., je ne serais pas restée couchée..." C'est l'expression de l'irréeel du passé.

    "refroidie" est très maladroit.

  • Bonjour Yvain,

    En fait, je vois que vous avez en partie corrigé ma première version, non celle que j'ai postée après les premières remarques de Laoshi.

    Voici ma dernière épreuve :

    I. De Pénélope à Ulysse

    Ta Pénélope t’envoie ces mots, insensible Ulysse.

    Il n’importe nullement que tu me répondes : je me suis exposée moi-même !

    Troie, sans doute, gît en ruine, malgré l’opposition des jeunes Danaéennes ;

    Priam, et Troie tout entière, ont difficilement eu autant de prix.

    O si seulement, lorsqu’il cherchait à atteindre Lacédémone avec sa flotte,

    l’adultère était englouti sous des eaux insondables !

    si, languide, je n’étais pas restée étendue sur le lit désert,

    ne me plaignais, abandonnée, que les jours coulent si lentement

    ni, suspendue à la toile, la main n’épuisait, par ma constance,

    les veuves qui détournent l’attention de la vaste nuit.

    Quand n’ai-je pas craint que les dangers soient plus terribles dans la réalité ?

    L’amour est une émotion remplie de crainte agitée.

    Je m’imaginais que les violences de Troie se déchaîneraient sur toi ;

    J’étais toujours pâle d’effroi au nom d’Hector.

    Si quelqu’un racontait qu’Antiloque avait été vaincu par un ennemi,

    Antiloque était l’objet de notre crainte ;

    ou que Ménœtiade avait été tué sous des armes trompeuses, (trompeuses car comme elles appartenaient à d’Achille, il a été confondu avec lui ?)

    je pleurais que les ruses pussent faire défaut à votre succès.

    Tlepolème avait échauffé dans son sang une lance lycienne ;

    mon inquiétude a été renouvelée par la mort de Tlepolème.

    Enfin, quiconque était égorgé, dans les camps des Achéens,

    le cœur de son ami devenait plus froid que la glace.

    Mais, le dieu équitable a pris des mesures pour mon amour chaste,

    Il a réduit Troie en cendres, après que mon époux s’est sauvé. (pas sûr pour ces deux derniers vers)

  • LaoshiLaoshi Membre

    Le texte n’est pas aisé à rendre, mais tu n’as pas tenu grand compte des remarques d’Yvain ou des miennes.

    • Voici ma dernière épreuve :
    • I. De Pénélope à Ulysse
    • Ta Pénélope t’envoie ces mots, insensible ( tu ne traduis toujours pas lento) Ulysse.
    • Il n’importe nullement que tu me répondes : je me suis exposée moi-même ! (toujours le même contresens pourtant signalé avec insistance)
    • Troie, sans doute, gît en ruine, malgré l’opposition des jeunes Danaéennes ; (toujours le même contresens. Qu’est-ce qu’invisa ?
    • Priam, et Troie tout entière, ont difficilement eu autant de prix.
    • PO si seulement, lorsqu’il cherchait à atteindre Lacédémone avec sa flotte,
    • l’adultère était englouti sous des eaux insondables ! (Irréel du passé)
    • si, ( pas de si) languide,(fs )je n’étais pas restée (mode ?) étendue sur le lit désert,
    • ne me plaignais, ( mode) abandonnée, que les jours coulent si lentement 
    • ni, suspendue à la toile, la main n’épuisait, par ma constance,
    • les veuves qui détournent l’attention de la vaste nuit. (incompréhensible) Comme l’a dit Yvain la construction n’est pas vue : pour t’aider, le sujet du verbe lassaret (subjonctif imparfait) est tela pendula
    • Quand n’ai-je pas craint que les dangers soient plus terribles dans la réalité ? (Tu as vu le comparatif, mais quel est son complément ?)

    Corrige déjà ce début.

  • Bonsoir Laoshi,

    J'ai pourtant toujours pris compte de vos remarques et je me sers toujours du Gaffiot (je n'invente aucune traduction) mais mes tentatives ne sont seulement pas les bonnes.

    Juste pour l'ex. : lento : je l'avais d'abord traduit par "tenace", puis "sans relâche" (toujours dans le sens de "persistant", dans le Gaffiot lui), par "insensible".

    Pour le vers 9 et 10 : vous avez écrit "-vers 9 et 10, traduction trop éloignée du texte. (sens et sujet de lassaret)". Or, le sujet que j'avais écrit était celui de tela. Donc, comme vous avez parlé de sujet, j'en ai changé... donc je reviens sur "tela pendula".

    Et à chaque fois, ce n'est pas le même contre-sens : par ex. pour "Danais invisa puellis", j'ai dit le contraire de ce que j'avais dit en premier.

    Et c'est pareil pour tous les autres.

    Quand n’ai-je pas craint que les dangers soient plus terribles dans la réalité ? (Tu as vu le comparatif, mais quel est son complément ?) : c'est juste un oubli de "que" (je l'avais mis puis j'ai dû l'enlever ensuite)

    Donc, si, je prends compte de vos remarques mais il faut peut-être juste concevoir ce paramètre que j'étudie tout seul, sans professeur et que ça fait à peine, disons, un an, voire un an et demi que j'étudie tout seul.

    Mais voici mon nouvel essai :

    I. De Pénélope à Ulysse


    Ta Pénélope dédie ces mots à ton indifférence, Ulysse (peut-être un dat. mais ça ne me semble pas mieux).

    Il n’importe nullement que tu me répondes : je m’y suis faite !

    Troie, haïe par les jeunes Danaéennes, gît en ruine, sans doute ;

    Priam, et Troie tout entière, ont difficilement eu autant de prix.

    O si seulement, lorsqu’il cherchait à atteindre Lacédémone avec sa flotte,

    l’adultère avait été englouti sous des eaux insondables !

    je ne serais pas restée, étendue sur le lit désert, comme indifférente,

    je ne me plaindrais pas, abandonnée, que les jours coulent si lentement

    et la toile laissée en suspens n’épuiserait pas mes mains de veuve

    pour faire oublier la vaste nuit à mes désirs.

    Quand n’ai-je pas craint que les dangers soient plus terribles que la réalité ?

  • LaoshiLaoshi Membre
    23 janv. modifié

    Reprenons donc ce passage.

    1. Haec tua Penelope lento tibi mittit, Ulixe

    Ta Pénélope dédie ces mots à ton indifférence, Ulysse (peut-être un dat. mais ça ne me semble pas mieux).

    -Non, ce n'est pas mieux. Le problème, c'est lento, qui, tu l'as bien compris, se rapporte à Ulysse, mais dont tu ne perçois pas le sens.

    Lentus, a, um, cela signifie lent. Pourquoi Ulysse peut-il être qualifié de lent ? Combien de temps a-t-il mis pour revenir au foyer. On peut imaginer que Pénélope s'impatiente de son retour

    => mot à mot : Ta Pénélope t'envoie ces mots, Ulysse, à toi lent (= qui tarde tellement à revenir


    2. nil mihi rescribas attinet : veni ipse !

    il n’importe nullement que tu me répondes : je m’y suis faite !

    Décidément, ce veni te pose problème; et pourtant veni, veni, veni, veni... En fait Pénélope s'adresse à Ulysse. Elle n'en a rien à faire de ses lettres... .

    Désolée, je suis obligée de m'interrompre.

  • LaoshiLaoshi Membre

    A bientôt !

  • LaoshiLaoshi Membre

    Je reprends donc.

    La suite me paraît meilleure.

    Troia iacet certe, Danais invisa puellis;

    Troie, haïe par les jeunes Danaéennes, gît en ruine, sans doute ; => Oui.

    o utinam tum, cum Lacedaemona classe petebat,

         obrutus insanis esset adulter aquis!

    O si seulement, lorsqu’il cherchait à atteindre Lacédémone avec sa flotte,

    l’adultère avait été englouti sous des eaux insondables ! => oui (insondable, pourtant, me paraît insuffisant pour insanus)


    non ego deserto iacuissem frigida lecto,

         nec quererer tardos ire relicta dies;

    Je ne serais pas restée, étendue sur le lit désert, comme indifférente (faux-sens sur frigida)

    je ne me plaindrais pas, abandonnée, que les jours coulent si lentement.


    nec mihi quaerenti spatiosam fallere noctem

         lassaret viduas pendula tela manus.   

    et la toile laissée en suspens n’épuiserait pas mes mains de veuve => oui.

    pour faire oublier la vaste nuit à mes désirs.

    Trop loin du texte . Pas de mot désir, mais le verbe quaerere dont il faudrait vérifier le sens mihi quaerenti -> fallere -> spatiosam noctem


    Quando ego non timui graviora pericula veris?

    Quand n’ai-je pas craint que les dangers soient plus terribles que la réalité ? => oui.

  • Bonjour Laoshi,


    Ta Pénélope t'envoie ces mots, Ulysse, à toi qui tarde à revenir

    il n’importe nullement que tu me répondes : je me subviens à moi-même !

    O si seulement, lorsqu’il cherchait à atteindre Lacédémone avec sa flotte,

    l’adultère avait été englouti sous des eaux abyssales !

    Je ne serais pas restée, étendue sur le lit désert, à me morfondre,

    je ne me plaindrais pas, abandonnée, que les jours coulent si lentement,

    et la toile laissée en suspens n’épuiserait pas mes mains de veuve

    pour débroussailler la vaste nuit face à ma quête.

    Quand n’ai-je pas craint que les dangers soient plus terribles que la réalité ?

  • LaoshiLaoshi Membre

    -Veni, venite, cela ne te dit rien ? Ce n'est point d'une lettre qu'a besoin Pénélope.

    -sens de frigidus ?

    -mihi (datif) quaerenti (participe présent au datif) fallere : COD de quaerenti.

  • Bon, un dernier essai pour la nuit.


    Ta Pénélope t'envoie ces mots, Ulysse, à toi qui tarde à revenir

    il n’importe nullement que tu me répondes : viens toi-même !

    O si seulement, lorsqu’il cherchait à atteindre Lacédémone avec sa flotte,

    l’adultère avait été englouti sous des eaux abyssales !

    Je ne serais pas restée, étendue, languissante, sur le lit désert,

    je ne me plaindrais pas, abandonnée, que les jours coulent si lentement,

    et la toile laissée en suspens n’épuiserait pas mes mains de veuve

    toute à ma recherche de tromper la vaste nuit.

    Quand n’ai-je pas craint que les dangers soient plus terribles que la réalité ?

    Bonsoir.

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