De l'interprétation d'une oeuvre littéraire

Jusqu'où peut aller l'influence des désirs du lecteur dans la compréhension qu'il a d'une oeuvre?

Réponses

  • Jusqu'à se planter à un exposé ?
  • Pourquoi seulement de ses désirs ? Toute la personnalité du lecteur intervient dans sa lecture
  • Tout lecteur recherche quelque chose dans une oeuvre. Après, il y a deux types (principaux) de lecteurs :
    _ceux qui réinterprètent l'oeuvre pour y trouver ce qu'ils cherchent.
    _ceux qui acceptent d'être surpris et de découvrir une oeuvre selon le regard de l'auteur.
    C'est une conclusion très hative, qui mériterait d'être développée, précisée, et qui va sans doute m'attirer de nombreuses critiques... :mad: Mais je prends le risque ! ;)
    D'autre part j'admet que les lecteurs qui ont vécu une expérience similaire à celle relatée dans le roman auront forcément tendance à réinterpréter l'histoire ,même de façon inconsciente.
    En fait c'est une question un peu psychologique que tu poses là...
  • Certes, Léah, toute la personnalité du lecteur intervient. Mais par quoi cela s'exprime-t-il, sinon des désirs er des refus?

    Il y a aussi, Nadja 21, ceux qui se bercent de lecture, et oublient l'oeuvre et son auteur, ceux qui ne tiennent compte que des réponses qu'ils ont trouvé, ceux qui réexpliquent ou relisent "à la lumière de", etc...
  • Un ressenti des mots, Lebeau. On n'entend pas les mots, ni ne les goûte, de la même façon chacun
  • Heureusement, car ce site serait bien moins intéressant. Mais jusqu'où doit mener un ressenti?
  • on peut aussi parler simplement de l'imaginaire du lecteur, entrer dans une histoire racontée avec des mots, c'est justement de permettre aux mots de liberer notre imaginaire qui va fixer des visages des odeurs des impressions, et même les mots qui tentent de donner des contours aux choses peuvent permettre une foule d'interpretations et de sensations, mais voilà bien ce qui differencie chaque lecteur devant une oeuvre litteraire.
    On retrouve cette problèmatique quand une oeuvre est scénarisée et reproduite en images sur un écran, il y a le filtre imaginaire du scénariste, ensuite celui du metteur en scène, et pour finir celui du monteur; alors quand le lecteur voit cette version du roman interpreté, que reste -il de ses émotions?
  • Jusqu'où peut aller l'influence des désirs du lecteur dans la compréhension qu'il a d'une oeuvre?
    re:
    je dirais que du moment où une personne expose son écrit à une autre personnes ou a une communauté d'autres personnes, il s'expose et expose son oeuvre aux desirs de ses lecteurs, à leur sensibilité, leur histoire... et laisse la voie libre à leurs interprétations, à l'instant où l'auteur expose son oeuvre à autrui celle ci cesse d'être à lui, elle devient un objet social dont chacun s'empare voire s'acapare la vérité, une oeuvre n'est absolue que lorsque l'auteur est le seul connaisseur de son existence. autrement ce qui écrit est venu faire raisonner chez alter des choses qu'il va projeter sur l'oeuvre tel que ses désirs.
    comme un auteur ne peut ni controler tout ce qu il se dit sur son écrit, ni être la majorité des voix qui s'exprime sur son oeuvre, il a perdu le controle de celle ci, en ce sens elle ne lui appartient plus. l'oeuvre prend son envol et vit seule sa vie comme un enfant que l'on met au monde. (on peut penser ce que l'on veut de son enfant mais on est toujours prisonnier du regard d'autrui sur ce dernier) et apres tout ne dit on pas qu'il faut accoucher d'un idée.
    je pense que le seul qui comprend une oeuvre est son auteur. c'est comme un rêve ou une expérience que l'on raconte, elle ne vaut et ne prend son réel sens que pour la personne qui la ressenti de l'intérieur. au dela de ça il n'y a de la place que pour des mécanismes complexes d'interprétation qui ne sont que des filtres qui altère le sens premier d'un écrit mais qui paradoxalement et bien heureusement le rendent plus intéressant car ils le complexifient et le rendent polysémique. une oeuvre est une porte ouverte sur l'histoire de chacun qui nous amène à nous confronté dans nos vérités. les plus grandes oeuvre selon moi sont celle dont le fond est imperceptible et dont le sens est composé de toutes les interprétations que l'on a pu en faire. c'est cette vérité que l'art touche.
    si par exemple j'écrit: vous êtes en train de regarder votre écran.
    tout le monde peut comprendre que ceci n'est pas de l'art car il y a un concensus fort autour de cet écrit, tout le monde est d'accord et il n'y a pas lieu de discuter : c'est vrai et même si c'est amusant car cette phrase était (peut être) inatendu, elle n'en reste pas moins vide d'intérêt et peu sujette à une éventuelle interprétation. malgrès tout nous pouvons noter que ce qu'il y a de fort dans la littérature est que : l'auteur fournit (par l'éditeur et les distributeurs) le même livre à tous ces lecteurs et pourtant tout les lecteur ont lu un livre différent.

    en ce qui concerne l'interprétation d'un écrit je vous propose de vous confronter à une nouvelle car c'est cette étape que Julián Carach va franchir en mettant à la disposition d'autrui son écrit. celui ci est singulier et hors normes dans le sens où il ne répond à aucun des format que je connaissait (peut être ne suis je qu'un inculte?). Sa nouvelle s'intitule "poussin de pâques" pour vous la procurer je vous renvoie vers son blog
    http://poussindepaques.centerblog.net
    j'espère que cette nouvelle se fera connaitre, car je serais incapable de la décrire.
    bien à vous et jespere avoir succité en vous un réflexion dont je serai heureu d'entendre les échos
    (veuillez excuser l orthographe mais j ai pour habitude de ne pas en faire cas lorsque j'écrit sur le net

    RC
  • salut,
    j'ai bien chercher le blog de Julian Carach pour lire cette nouvelle, mais je ne l'ai pas trouvée, j'ai même lu des commentaires sur cet écrit qui n'ont fait qu'éguiser un peu plus ma curiosité, mais en vain.?
    Pour ce qui est de l'orthographe, je tiens à preciser que je m'attache plus au sens des mots qu'à la forme qu'il peuvent prendre pour exprimer......."ce qu'est le blues" ....pardonnez cette digression...j'ai du mal à contrôler ah ah ah ah ah ah. Malgré une vie, la tête dans les mots des autres je fais toujours des fautes d'orthographe.
    Des que j'aurai mis la main sur le texte de Carach,je vous confierai mes impressions, voir,mes émotions.
    amicalement.
    Colonna Françoise
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