Grammaire française Participe passé

Bonjour :) ,

Étant en train de lire "L'Œuvre" de Zola, je me suis retrouvée un peu perdue face à cette phrase :
"Fagerolles racontait une histoire impayable du père Malgras, une cousine à sa femme…" page 160 aux éditions "Le Livre de Poche".

D'après mes souvenirs, avec les compléments d'appartenances, on met la préposition "à" lorsqu'elle est suivie
d'un pronom personnel "À qui sont ces livres ? Ils sont à elle". Or "sa" est un pronom possessif alors la forme correcte devrait être "une cousine de sa femme" ?

Merci d'avance pour vos réponses :) !

Lorie.

Réponses

  • JehanJehan Modérateur
    Bonjour.

    Autrefois, la construction avec à pour exprimer la possession était courante.
    Cette construction n'existe plus que dans le parler populaire (exemple de Zola) et dans des expressions toutes faites ironiques : un fils à papa, le toutou à sa mémère...

    Mais on emploie normalement à quand le complément d'un nom précédé de l'article indéfini est un pronom personnel tonique. On dira usuellement : un ami à moi, un cousin à lui, plutôt que un mien ami, un sien cousin, qui relèvent d'un registre soutenu.
  • Ah je ne connaissais pas la forme "mon mien, son sien". Mais en y réfléchissant bien, j'emploie "le leur" haha.

    C'est compris, merci.
  • JehanJehan Modérateur
    La forme "mon mien" "mon sien" n'existe pas.
    Ici, sien et mien ne sont pas des pronoms possessifs comme le mien, le sien, le leur.
    Dans un mien ami, un sien cousin, mien et sien sont des adjectifs possessifs toniques.

    https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/mien/51373?q=mien#51255

    https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/sien/72653?q=sien#71845
  • Ah très bien, je pensais que ça pouvait s’utiliser comme une sorte de locution, merci.
  • La forme "à untel" existait encore il y a peu de temps, pour désigner un lauréat dans les concours d'animaux. On la trouvait dans les catalogues dans le genre :
    "Grand prix de l'exposition : Le caniche royal, Machin de la Machinerie, à Mme Asontoutou."
    Il en était de même pour les expos félines et les expos d'oiseaux, ainsi que pour les expos d'animaux de basse-cour.
    Certainement des séquelles du passé.
  • Haha c’est d’un précis !
    Merci du renseignement.
  • "Grand prix de l'exposition : Le caniche royal, Machin de la Machinerie, à Mme Asontoutou."
    La virgule élude bien ici est attribué, non ? Si c'est le cas, la préposition à est tout à fait justifiée.
    "Grand prix de l'exposition : Le caniche royal, Machin de la Machinerie est attribué à Mme Asontoutou."
  • @ Paulang :

    En effet, le "appartenant " (ou est"attribué") est sous-entendu, tu as raison.
  • Paula0602 a tout à fait raison de s'étonner.
    Éluder n'est pas synonyme de sous-entendre.
    Un complément d'objet indirect, ici de attribuer, ex complément d'attribution, n'indique pas l'appartenance.
  • Qui est Paula0602 ? Je pense que vous voulez écrire LorieR.
    Je ne comprends pas le sens de votre dernière ligne.
    J'ai juste voulu rappeler que le verbe attribuer était sous-entendu, comme vous le corrigez avec raison ; que nous nous retrouvons donc dans le cas classique du verbe suivi d'une préposition ou pas.
    Ici le prix est attribué à quelqu'un et finalement le million lui appartient bien, non ? ;)
  • Pourquoi sous-entendre un verbe totalement inutile et donc changer la fonction du complément ?

    Si vous ne comprenez pas la différence entre
    un complément de nom qui complète un nom Ricardo est le copain à Paulang
    et
    un complément d'objet indirect qui complète un verbe Ricardo prête un livre à Paulang
    je ne peux rien pour vous.
  • Pourtant, le message 9 de notre ami Ricardo semble indiquer que j'ai bien compris le sens de sa phrase, non ?
    En effet, je ne comprends pas ce sur quoi vous voulez mettre l'accent dans vos deux phrases. Vraiment docteur, je vais mourir de ce mal là ! ? :(
  • LorieR a écrit:
    Étant en train de lire "L'Œuvre" de Zola, je me suis retrouvée un peu perdue face à cette phrase :
    "Fagerolles racontait une histoire impayable du père Malgras, une cousine à sa femme…" page 160 aux éditions "Le Livre de Poche".
    paulang a écrit:
    Pourtant, le message 9 de notre ami Ricardo semble indiquer que j'ai bien compris le sens de sa phrase, non ?
    Effectivement c'est grave...
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