Le travail préparatoire à l'entrée en hypokhâgne

Bonjour,
Je suis admise en prépa littéraire. J'ai donc la liste des ouvrages à lire, ...... Cela m'inquiète terriblement.
Je travaille pendant l'été (jusqu'au 31/08) et je vois ce que je dois lire et faire d'ici la rentrée. C'est tout simplement impossible pour moi. Ces devoirs d'été ne sont pas compatibles avec mon activité.
Je sens que je vais être totalement submergée dès la rentrée. :(
Comment faites-vous?
Avez-vous des conseils à me donner?
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Réponses

  • Pas de panique !
    Pour ma part je n'ai rien fait ou presque pendant cet été-là ( il me semble que j'avais lu 2 romans ).
    Ça ne m'a pas handicapée ; en revanche ça démarre très vite à la rentrée, il ne faut pas se laisser submerger.
  • Mais bien sûr ! Lis ce que tu peux, ce qui te fait envie. Il est bon de ne pas arriver complètement ignare, mais pas complètement saturée non plus.
  • TheRedRoomTheRedRoom Modérateur
    Bonsoir,

    Effectivement, ne paniquez pas pour ça. Vous aurez des camarades à la rentrée qui auront eu la bibliographie le 25 août... Mais lire pendant les vacances vous permettra de prendre un peu d'avance, car comme on vous l'a dit, ça démarre sur les chapeaux de roues !
  • Pareillement, je travaillais pendant l'été et je n'ai donc rien fait à peu de choses près. Tant qu'à la rentrée, tu t'y mets sérieusement, tout va bien.
  • TheRedRoomTheRedRoom Modérateur
    Bon, hum hum, ça m'embête quand même qu'on dise "pas de souci, tu peux arriver les mains dans les poches". Nous, profs de prépa, on s'embête à faire des bibliographies, c'est quand même pas pour rien. Il y a peut-être dans ta liste certains ouvrages qu'on te demande expressément de lire.

    Par ailleurs, travailler à plein temps n'empêche pas de bouquiner le soir (sinon personne n'acheterait de livres - le travail à plein temps est tout de même le lot de la majorité de la population ! Ces personnes ne s'arrêtent pas de lire ou de se cultiver pour autant !). Ce n'est pas un travail aussi "studieux" que si on est à son bureau, crayon en main, mais c'est quand même pas mal.
    Donc fais ce que tu peux, car tout ce que tu arrives à faire pendant l'été ne sera plus à faire après ! Mais il est vrai que ça n'est pas la peine de paniquer si tu n'arrives pas à lire autant que tu le souhaiterais.
  • Vos enseignants ont-ils précisé dans la liste les lectures impératives, recommandées conseillées, indicatives ? Si ce n'est pas le cas, essayez de déterminer les lectures prioritaires, éventuellement en comparant avec les listes d'autres prépas/de fac ou les conseils ici et là.
    Il y a vraiment des ouvrages qu'il faut avoir lu pour la rentrée, que ce soit en prépa ou à la fac. En tant qu'enseignant, je suis bien placé pour savoir que tous les étudiants ne procèdent pas à ces lectures, mais c'est à leur détriment et logiquement, ils se retrouvent en difficulté plus tard dans l'année.
    Je sais que c'est compliqué quand il y a un travail prenant pendant l'été. Courage !
  • Nous, profs de prépa, on s'embête à faire des bibliographies, c'est quand même pas pour rien. Il y a peut-être dans ta liste certains ouvrages qu'on te demande expressément de lire.
    Il ne s'agit pas d'arriver les mains dans les poches. Là, n'était pas pour ma part, ce que j'ai voulu dire.
    Cependant, n'avez-vous jamais constaté, vous, profs de prépa, que ce n'était pas forcément les puits de science, ceux qui avaient tout lu, qui réussissaient le mieux, mais ceux qui savaient mettre à profit ce qu'ils avaient bien assimilé en moins grande quantité ?
    Bien évidemment, si on en est à classer Ronsard parmi les poètes romantiques ou à croire que Victor Hugo a vécu sous Louis XIV, et que Voltaire est son contemporain, il faut sûrement prendre quelques mesures préventives.
    Mais normalement, ou alors je suis véritablement hors jeu, les élèves admis en hypokhâgne sur dossier n'ont pas absolument rien appris au lycée (ou est-ce devenu définitivement une garderie ?).
    Je persiste à dire que se bourrer le crâne dès maintenant et surtout quand on est obligé de travailler pendant les vacances ne sert à rien. Μηδὲν ἄγαν...
  • Il n'est pas question de forcément passer son été à se remplir le crâne.
    Je constate par expérience que des étudiants sont surpris par le saut qualitatif et quantitatif de ce qui est demandé à l'entrée dans le Supérieur par rapport aux attentes moyennes du bac et de la fin du lycée. Cela dépend certes des établissements et j'ai l'expérience de l'université en tant qu'enseignant (de la prépa, seulement comme étudiant).
    Jadis, mes camarades d'hypokhâgne ont parfois mal vécu le changement du type de notation et la hausse des exigences. Y compris parmi ceux qui étaient plutôt bons.
    Du reste, il est souvent possible d'allier le plaisir et les lectures demandées ou recommandées. Il faut aussi profiter de l'été avant le grand bain de la prépa. Mais on peut regretter ensuite de ne pas en avoir assez profité pour étendre ses lectures.
  • Jadis, mes camarades d'hypokhâgne ont parfois mal vécu le changement du type de notation et la hausse des exigences.
    Jadis... ;)
    Maintenant, ils sont bien informés.
  • TheRedRoomTheRedRoom Modérateur
    @Laoshi : je te prie de m'excuser, je ne voulais pas du tout sembler méprisante.
    Je répondais surtout au message qui disait
    Pareillement, je travaillais pendant l'été et je n'ai donc rien fait à peu de choses près.
    Ca ne me semble pas non plus être un très bon conseil.
    Ce que je veux dire, c'est que je prépare ma bibliographie pour les hypokhâgnes avec beaucoup de soin, ce qui m'oblige à préparer une partie de mes cours (ou au moins le plan de cours) de la rentrée dès le mois de mai. Et je sais que mes collègues en font autant. Je ne les donne pas pour faire joli, ni pour les assommer de lecture, mais parce que 1/ ce sont des lectures qui leur seront utiles et 2/ nombreux sont ceux qui trépignent pendant les vacances et s'ils ont un peu de temps il peuvent déjà commencer à préparer leur hypokhâgne en faisant des "lectures plaisir" (tiens, un nom à valeur d'épithète...) à tête reposée, ce qui a pour effet de les rassurer, ou en tous cas d'en rassurer certains car cela leur ouvre une fenêtre sur ce que nous allons faire à la rentrée.

    Je donne certains ouvrages à titre indicatif, pour faire les courses pendant l'été ou vérifier si ces ouvrages sont disponibles dans leur bibliothèque. Mais il y en a d'autres que nous allons étudier en détail... je sais très bien, par exemple, qu'il leur sera bien difficile de lire Jane Eyre en entier entre le 1er et le 30 septembre, vu le travail qu'ils auront dans les autres matières. Je leur demande donc de l'avoir lu à la rentrée. C'est du travail d'hypokhâgne, ce n'est pas du travail de terminale. Les lycéens n'ont pas lu Jane Eyre en anglais et c'est bien normal, c'est difficile. Leur demander de le faire pendant les mois d'été, c'est aussi une manière de leur donner l'occasion de le faire un peu plus à tête reposée et sans le stress de tout le reste. Si j'étais vacharde, je leur donnerais à lire l' "approche linguistique des problèmes de traduction", ils ne s'en sortiraient pas tous seuls et ils laisseraient tomber à la page 3. Ce n'est pas mon but.
  • Merci pour vos commentaires. Sincèrement, quand j'ai vu la liste des ouvrages toutes matières confondues, ça m'a effrayée et je me suis dit que je serais submergée dès le début d'année.
    Donc me voilà rassurée par vos opinions. Comme mon patron m'a refusé de finir mon contrat de travail un peu avant le 31 Aout, je vais profiter de mes jours de congés pour au moins prendre un premier bain de littérature.
  • Juste pour clarifier : mon propos avait une valeur descriptive (je n'ai vraiment pas fait grand-chose) et non pas normative (je ne conseille pas de ne rien faire). La personne en question n'étant pas en mesure de travailler d'arrache-pied, j'ai pensé qu'il était plus utile d'insister sur le fait que non, ça ne remet pas en cause sa capacité à réussir par la suite. Cela étant dit, évidemment, si on peut, lire les bibliographies, c'est une bonne chose.

    Autrement dit, je ne suis pas prof de prépa et ne prétends pas l'être. Ce n'était que mon expérience que je partageais, ce qui n'a pas la même valeur que les conseils de profs, j'en conviens tout à fait. :)
  • Autrement dit, je ne suis pas prof de prépa et ne prétends pas l'être. Ce n'était que mon expérience que je partageais, ce qui n'a pas la même valeur que les conseils de profs, j'en conviens tout à fait
    En même temps, tu es normalien, et ton expérience et ton exemple présentent autant d'intérêt que les conseils des professeurs.
    Le professeur d'anglais demande de lire Jane Eyre en anglais (à peu près 200 pages) (ce qui l'oblige à préparer une partie de ses cours, la moindre des choses), le professeur de français demande de lire ... ? (et prépare ses cours également, mais pas les cours sur Jane Eyre :) ), le professeur de philosophie demande de lire...?, et le professeur d'histoire, qu'est-ce qu'il demande de lire le professeur d'histoire ? Et les autres ?
    Je ne sais pas s'il y en a beaucoup qui trépignent pendant leur vacances et considèrent les livres qu'on leur impose comme des lectures plaisir. Certains, peut-être, mais les bibliographies ne devraient pas être trop importantes. L'année scolaire va l'être suffisamment. De toute façon, ils savent qu'ils doivent lire en section littéraire, et pas Oui-Oui entre à la grande école.
    je vais profiter de mes jours de congés pour au moins prendre un premier bain de littérature.
    Voilà une bonne idée.
    Un bain de littérature en même temps qu'un bol d'air de montagne, ou que quelques bains de mer, si tu le peux. Et dès le début de l'année scolaire, tu t'accrocheras avec opiniâtreté aux wagons, et tu feras partie du convoi, si c'est ton destin. :)
  • TheRedRoomTheRedRoom Modérateur
    On ne va quand même pas s'excuser de donner des livres à lire à nos élèves...
    Quant à la remarque sur la préparation des cours, je ne relèverai pas, parce que tu fais semblant de ne pas comprendre ma phrase en ne la lisant pas jusqu'au bout !

    Je ne sais vraiment pas quoi répondre. Mes élèves me demandent des conseils de lecture, en cours d'année il me demandent des exercices supplémentaires et me rendent des versions que je n'ai pas demandées, et quand je dis sur ce forum que je donne Jane Eyre à lire parce que ça vient répondre à une appétence pour la culture, j'ai l'impression de passer pour une tortionnaire. Heureusement que vous ne savez pas que ma collègue de lettres demande de lire du Rabelais, du La Fontaine, du Marivaux, du Hugo et du Proust ! Elle serait immédiatement dénoncée au rectorat !
    Quant aux Khâgnes, non seulement on leur donne des ouvrages à lire pendant les vacances, mais en plus on les accueille en septembre par un concours blanc. Comme nous les brimons ! On se croirait dans le pensionnat de Jane Eyre ! (Cela vous surprendra peut-être mais cette organisation est le résultat d'une demande de la part des élèves et le dispositif à été maintenu à la demande générale. Des masochistes, ces élèves ! )
    On a pensé aussi éteindre le chauffage l'hiver pour leur rendre la prépa vraiment insupportable, et équiper leurs chaises de tapis cloutés de fakir afin qu'ils souffrent plus. L'année prochaine, peut-être.
  • Voyons, TheRedRoom, ne nous emballons pas, et ne sombrons pas dans le ridicule ! ;)
    Et le flegme et l'humour britannique alors ?

    Tu n'as pas, bien sûr, à t'excuser de donner des livres à lire à tes élèves (et pour ma part, je t'excuse bien volontiers).
    Tout comme ta collègue de lettres qui demande de lire Rabelais, La Fontaine, Hugo (si les élèves en sont à ne pas connaître ces auteurs à l'entrée en hypokhâgne, ya effectivement du boulot :) )
    Et si les élèves en redemandent, tout est au mieux dans le meilleur des mondes.
    J'ai moi-même répondu à des demandes d'élèves par des conseils et des listes de lecture, corrigé des exercices supplémentaires, et donné des cours de grec bénévolement à qui voulait, car l'option n'existait pas dans mon établissement.

    Où as-tu vu que je te prenais pour une tortionnaire ? Quel art de la dramatisation !
    Nous donnons tous des bibliographies à nos élèves. Ils en font ce qu'ils peuvent ou ce qu'ils veulent. Certains en tirent plus de profit que d'autres. Il faut bien en avoir conscience.
    Que les élèves de khâgnes soient accueillis par un concours blanc ne me choque nullement. Ils sont censés être là pour passer des concours. Excellente méthode pour faire un bilan des connaissances.
    De toute façon, les tests en début d'année scolaire, quel que soit le niveau, ce n'est pas une nouveauté. Il faut bien connaître son public !

    Pour ton dernier paragraphe, ce n'est que glose, sans rapport avec ce que j'ai pu dire.

    (Juste pour l'anecdote, à propos du froid, car tu ravives des souvenirs, mon premier poste se trouvait dans un collège à la frontière belge, non loin des Ardennes, et je devais parfois faire cours dans des préfabriqués où, lorsque nous arrivions le matin, en hiver, si le concierge avait oublié de mettre le chauffage en marche, ce qui arrivait souvent, il faisait -7°. Ce n'est pas une blague. Je me gelais, et les élèves natifs du coin, avec manteau et moufles, me disaient : "Oh Madame, il ne fait pas si froid" (Les coquins !). Ils n'étaient pas assis sur des tapis cloutés, et moi, j'étais debout, et je remuais ciel et terre -ce qui en un sens me réchauffait- pour enseigner dans des conditions plus douces. J'étais de même horrifiée lorsque je les prenais au sortir d'une séance de piscine, avec des glaçons au bout des cheveux. Ils ne paraissaient pas en souffrir.)

    Pour en revenir à nos futurs hypokhâgneux et à leurs listes d'ouvrages à lire, certains auront déjà connaissance d'une partie des oeuvres proposées, certains auront tout lu, d'autres un peu moins.
    Ils augmenteront leur culture avec votre aide.

    Si j'ai pu te contrarier, j'en suis sincèrement désolée et te prie de m'excuser.
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