Grammaire française Participe passé

On l'appelle ''accent de banlieue'' mais il me semble qu'on devrait définir plus clairement, et d'une manière plus incisive, presque scientifique, ce parler contemporain qui met à mal notre époque. Véritable problème logopédique, peut-on, à l'aide du dictionnaire, identifier cette impasse de la langue française?

Comment définissez-vous ce ton vulgaire, par trop viril, violent et arrogant? Peut-on lui donner un nom?
Quels sont les adjectifs qui vous viennent à l'esprit lorsque vous êtres confronté à ce phénomène? Aussi, pouvez-vous inventer un terme relatif à cet accent, qui d'après moi est davantage un ton, un comportement, plus qu'un accent (l'accent au sens littéral étant noble et non dégénéré)?

Réponses

  • JehanJehan Modérateur
    Bonjour.
    d'une manière plus incisive, presque scientifique
    Si tu cherches des termes encore plus "incisifs" que tes appréciations bien subjectives, ce ne sera certainement pas plus scientifique !
  • KoraxKorax Membre
    dégénéré

    Si j'étais vous, je tempèrerais un peu mes propos, surtout lorsqu'on se fait juge et que l'on écrit soi-même d'une manière pas franchement irréprochable.

    Le parler de banlieue, comme tous les parlers régionaux, sociaux, ou francophones, a ses qualités et ses défauts. Qu'on aime ou non, c'est une variante de la langue intéressante où l'on trouve du bon comme du mauvais.

    Serais-je provocateur en déclarant que je prends autant de plaisir à lire une pièce de Racine à 14h qu'à écouter de la musique "dégénérée" le soir ?

    Vos insinuations sont moins linguistiques que sociales, le parler paysan que l'on peut entendre dans certaines régions françaises vous répugne-t-il autant que les expressions banlieusardes ?
  • TheRedRoomTheRedRoom Modérateur
    Comme rien de ce qui est humain n'est étranger à la recherche humaniste, oui, il y a des gens qui ont étudié cela :
    "Accent de banlieue : approche phonétique et sociolinguistique de la prosodie des jeunes d'une banlieue rouennaise", par Iryna Lehka-Lemarchand, Thèse de doctorat en Sciences du langage
    Sous la direction de Claude Caïtucoli et de David Le Gac.
    Soutenue en 2007 à Rouen .
    (ceci est un exemple, il y en a sans doute d'autres. Une recherche approfondie sur thèses.fr devrait en révéler...)
  • JehanJehan Modérateur
    Oui, c'est sûrement très intéressant.

    Mais dommage pour Erzane... Il n'y trouvera sans doute pas les qualificatifs qu'il cherche, qu'il voudrait encore plus "incisifs" et stigmatisants que les siens. Et c'est heureux !
  • Son message est relou grave !
  • ricardoricardo Membre
    J'ai eu 15 ans dans ce qu'on appelle aujourd'hui le 93.
    Nous parlions facilement argot, et les vieux bien pensants de l'époque, nous traitaient de voyous, car ils ne comprenaient pas ce que nous disons, et étaient persuadés que nous nous moquions d'eux.
    Aujourd'hui, je suis devenu un vieux, habitant la campagne, mais, je suis heureux d'avoir suffisamment de mémoire pour ne pas reproduire cette animosité.
    Au contraire, je m'amuse souvent à deviser avec les jeunes de mon village, en employant leurs vocables, ce qui les fait bien rire.
    On gagne beaucoup à échanger entre générations.
  • erzaneerzane Membre
    Red Room: je prends note, et te remercie.

    Quant aux autres, défenseurs réactionnaires de la médiocrité ambiante: je m'attendais à des remarques de ce type, stoppant net un élan de réflexion qui vous échappe. Cependant, je tiens à souligner que je ne parle pas ici d'argot (terme que je n'ai même pas énuméré), je parle de comportement animal, de tonalité grossière dans le ton de la voix, et d'une façon violente et vulgaire de s'exprimer, éléments propres à une étude, pour autant que les bien pensants ne s'en mêlent, et cela n'a rien à voir avec ''l'argot''.
  • erzane a écrit:
    Quant aux autres, défenseurs réactionnaires de la médiocrité ambiante: je m'attendais à des remarques de ce type, stoppant net un élan de réflexion qui vous échappe.
    Eh bien je trouve que tu t'exprimes…
    erzane a écrit:
    Comment définissez-vous ce ton vulgaire, par trop viril, violent et arrogant?
    Et le résultat est que, en plus, tu n'es pas clair du tout.
  • erzaneerzane Membre
    Le cynisme de certains ne fera pas de vous des hommes meilleurs, ne vous sentez pas obligé de m'attaquer au hasard sur tout ce qui vous dépasse. Est-ce que je vous ai parlé de manière désobligeante? Sûrement pas. La vérité est que vous souhaitez simplement éradiquer des idées qui ne rentrent pas dans le cadre de votre pensée. Vous défendez les yeux fermés une opinion sans vous retenir d'étouffer qqun juste parce qu'il s'est permis de questionner une observation qui le dérange (et qui vous dérange clairement par la même occasion).

    Je n'ai pas l'impression de me retrouver parmi vous dans un cadre propice à l'expression et à la réflexion, mais devant un peloton d'exécution ou chaque mot doit faire l'objet d'une inquisition et ou le moindre recoin de ma pensée sera soumise à l'inquisition.

    Votre place se trouve sur le plateau télévisé de FR5 dans ''C'est à nous'' ou je ne sais quelle autre cirque médiatique progressiste.
  • Je me demande comment tu sais ce que je pense.

    Mais je note que tu nous trouves réactionnaires et progressistes.

    Continue, c'est rigolo.
  • KoraxKorax Membre
    A ce niveau-là, soit c'est un troll, soit c'est très triste.
  • ricardoricardo Membre
    Ite missa est.
  • JehanJehan Modérateur
    Erzane semble un grand fan d'adjectifs péjoratifs s'appliquant aux comportements qu'il n'apprécie pas, qu'il juge "sales, impurs, vils"...
    Voir son précédent sujet :
    https://www.etudes-litteraires.com/forum/topic62302-je-cherche-un-adjectif-qui-definit-une-personne-qui-veut-passer-pour-honorable.html
  • C'est à peu près ce que je viens de dire par MP à quelqu'un :

    "Pour changer de sujet, je me demande si erzane, qui veut semer le bordel dans le forum, ne s'est pas décrit lui-même dans le fil "Je cherche un adjectif qui définit une personne qui veut passer pour honorable..." ouvert par ses soins. Si tu regardes ses posts, tu verras que c'est étonnant."
  • TheRedRoomTheRedRoom Modérateur
    Erzane, vous avez quelques réponses cinglantes parce que votre premier message laisse transparaitre un jugement extrêmement sévère envers un objet que vos interlocuteurs ont peut-être du mal à identifier... Je me permets de répondre en détail à votre message initial :

    erzane a écrit:
    On l'appelle ''accent de banlieue'' mais il me semble qu'on devrait définir plus clairement,
    Commençons par cela. De quoi parlez-vous exactement ? Quelle banlieue : Marseille, Lyon, Lille, Paris ? (ce n'est pas pareil : l"intonation, le vocabulaire varie...) Accent utilisé par qui ? (âge et origine sociale du locuteur) avez-vous des exemples en audio ou vidéo que vous pourriez partager ?
    Je pense que vous voulez parler du langage utilisé par les jeunes de banlieue venant souvent de milieux moins favorisés. (le genre de langage ponctué par "wesh" par exemple)

    erzane a écrit:
    et d'une manière plus incisive, presque scientifique, ce parler contemporain qui met à mal notre époque.
    De manière scientifique, il s'agit d'un sociolecte (c'est-à-dire une variété de la langue qu'ont en commun les personnes d'une même classe sociale.) Mais vous n'entendrez pas les linguistes émettre un jugement "incisif" sur ce sociolecte : ils observent, mais ne jugent pas en général.
    erzane a écrit:
    Véritable problème logopédique, peut-on, à l'aide du dictionnaire, identifier cette impasse de la langue française?
    Les dictionnaires sont toujours à la traîne... Ils suivent, c'est là leur rôle.
    erzane a écrit:
    Comment définissez-vous ce ton vulgaire, par trop viril, violent et arrogant? Peut-on lui donner un nom?
    Il nous faudrait un exemple pour juger sur pièce... Une langue (ou un dialecte) peut certes se définir grâce à ses intonations et sa prosodie, mais je crois qu'il faut distinguer la langue elle-même (et les lois qui la régissent), l'énoncé (c'est-à-dire le propos) et l'énonciateur. Il m'est avis que les adjectifs que vous utilisez pour décrire cet accent devrait en réalité décrire certains de ses énonciateurs.
    erzane a écrit:
    Quels sont les adjectifs qui vous viennent à l'esprit lorsque vous êtres confronté à ce phénomène?
    Bis repetita : un exemple svp.

    erzane a écrit:
    Aussi, pouvez-vous inventer un terme relatif à cet accent, qui d'après moi est davantage un ton, un comportement, plus qu'un accent (l'accent au sens littéral étant noble et non dégénéré)?
    Ah là votre distinction montre bien qu'on n'est plus tout à fait dans la linguistique, Mais plutôt dans la psychologie ("comportement").
    Pour reprendre une autre discussion intéressante de ce forum, et puisque vous utilisez vous-même le mot "viril", je répondrais qu'il y a à mon avis des strates de la société qui souffrent de ce qu'on peut appeler une "masculinité toxique" (les banlieues sans doute, mais pas seulement), et que la langue utilisée en est un symptôme. Votre haine (dégoût ?) pour ces manifestations de violence est tout à fait juste, mais se concentrer sur le langage qui les exprime est, à mon avis, se tromper de cible.
  • KoraxKorax Membre
    Merci TheRedRoom pour cette intervention bienveillante et de qualité. ;)
    Ils ont caricaturé nos discours radicaux
    Et l'ont résumés par "wesh wesh" ou "yo yo" !
    Nous, complexés, si peu sûrs de soi
    On s'interpelle entre nous comme rital, rebeu ou renoi
  • lamaneurlamaneur Modérateur
    erzane a écrit:
    Comment définissez-vous ce ton vulgaire, par trop viril, violent et arrogant? Peut-on lui donner un nom?
    Quels sont les adjectifs qui vous viennent à l'esprit lorsque vous êtres confronté à ce phénomène? Aussi, pouvez-vous inventer un terme relatif à cet accent, qui d'après moi est davantage un ton, un comportement, plus qu'un accent (l'accent au sens littéral étant noble et non dégénéré)?
    Pas grand chose à ajouter à ce qu'a très bien répondu TheRedRoom.
    En revanche, je ne comprends pas votre définition de l'accent : un accent n'est pas nécessairement noble ! On peut avoir un accent vulgaire (chacun ayant d'ailleurs sa propre conception de la noblesse et de la vulgarité). Je ne dis d'ailleurs pas que ce soit le cas de la langue des cités/banlieues/djeunz.
    Je n'ai pas lu d'études sur la question et une référence a été donnée plus haut, mais il est certain qu'on peut facilement identifier des traits de vocabulaire, de syntaxe et de prononciation propres à cette "langue". Je ne sais pas si les linguistes trouvent que c'est similaire, mais on pouvait pareillement identifier naguère l'accent de Ménilmuche (accent parisien), qui a aujourd'hui quasiment disparu. Compte tenu de la propagation par les médias et les réseaux sociaux, je pense que l'impact de la langue des cités sur le français standard sera bien plus grand et entraînera petit à petit une mutation du français standard comme il y en a déjà eu tant (par exemple la prononciation "wa" pour "oi") ; je suis souvent frappé d'entendre des jeunes Parisiens blondinets dans des quartiers plutôt huppés s'exprimer avec un accent fortement ressemblant à celui des cités ! Le changement est en marche et nous avons la chance de pouvoir l'observer.
Connectez-vous ou Inscrivez-vous pour répondre.