Fiches méthode Bac de français 2021

Bonjour, j'ai fait un commentaire sur un extrait de Voyage au bout de la nuit de Céline. J'ai toujours des petits problèmes avec les commentaires, d'après mes professeurs je n'explique pas assez.

Pourrais-je avoir des avis sur mon commentaire ?

Si vous souhaitez avoir l'extrait en question, je le posterai, de même pour mon commentaire.

Merci d'avance à ceux et celles qui me répondront.

Réponses

  • Peux-tu mettre à l'écran le texte à commenter ?
  • Il avait des dents bien mauvaises, l’Abbé, rancies, brunies et haut cerclées de tartre verdâtre, une belle pyorrhée alvéolaire en somme. J’allais lui en parler de sa pyorrhée mais il était trop occupé à me raconter des choses. Elles n’arrêtaient pas de venir juter les choses qu’il me racontait contre ses chicots sous les poussées d’une langue dont j’épiais tous les mouvements. A maints minuscules endroits écorchée sa langue sur ses rebords saignants.
    J’avais l’habitude et même le goût de ces méticuleuses observations intimes. Quand on s’arrête à la façon par exemple dont sont formés et proférés les mots, elles ne résistent guère nos phrases au désastre de leur décor baveux. C’est plus compliqué et plus pénible que la défécation notre effort mécanique de la conversation. Cette corolle de chair bouffie, la bouche, qui se convulse à siffler, aspire et se démène, pousse toutes espèces de sons visqueux.
    à travers le barrage puant de la carie dentaire, quelle punition ! Voilà pourtant ce qu’on nous adjure de transposer en idéal. C’est difficile. Puisque nous sommes que des enclos de tripes tièdes et mal pourries nous aurons toujours du mal avec le sentiment. Amoureux ce n’est rien c’est tenir ensemble qui est difficile. L’ordure, elle, ne cherche ni à durer, ni à croître. Ici, sur ce point, nous sommes bien plus malheureux que la merde, cet enragement à persévérer dans notre état constitue l’incroyable torture.
    Décidément nous n’adorons rien de plus divin que notre odeur. Tout notre malheur vient de ce qu’il nous faut demeurer Jean, Pierre ou Gaston coûte que coûte pendant toutes sortes d’années. Ce corps à nous, travesti de molécules agitées et banales, tout le temps se révolte contre cette farce atroce de durer. Elles veulent aller se perdre nos molécules, au plus vite, parmi l’univers ces mignonnes ! Elles souffrent d’être seulement « nous », cocus d’infini. On éclaterait si on avait du courage, on faille seulement d’un jour à l’autre. Notre torture chérie est enfermée là, atomique, dans notre peau même, avec notre orgueil.
  • Une description vue par le romancier ou le médecin ?

    Une bouche horrible
    Une parole atroce qui sort de ce puits symbolique
    Une vision du corps qui lâche, une vision pessimiste de la vie
  • Oui ce sont les aspects que j'ai essayé de mettre en avant. J'en suis à ma troisième partie, qui commence au dernier paragraphe, et j'ai quelques idées mais je n'arrive pas à les mettre en forme.
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