Bonsoir,

Est-ce que vous savez s'il existe des livres sur la vie de Tolstoï ?

Et même sur d'autres écrivains russes (Gogol, Pouchkine, Dostoïevski…).

Léon Tolstoï semble avoir eu une vie incroyablement riche et j'aimerais en savoir plus que ce qui est repris sur sa page Wikipédia (bien faite au demeurant).

Un grand merci !

:)

Réponses

  • Il existe une bibliographie très abondante concernant Tolstoï, mais je pense que tu devrais trouver ce que tu cherches dans le livre d'Henri Troyat "Tosltoï" chez Fayard.
  • Un grand merci !

    Je connaissais les romans d'Henry Troyat, mais je ne savais pas qu'il avait écrit un livre sur Tolstoï.

    J'ai vraiment hâte de lire ça, car Tolstoï, en plus de ses romans, semble avoir eu une vie très intéressante.

    :)
  • Au fait, Simon, tu cherchais des photos.

    https://fr.rbth.com/histoire/79113-photos-de-leon-tolstoi

    Peut-être es-tu déjà inscrit à la lettre d'informations de Russia Beyond ?
    Pour ma part je le suis, c'est un site intéressant et attractif.
  • lamaneurlamaneur Modérateur
    Il y a aussi une Vie de Tolstoï par Romain Rolland. Je ne l'ai pas lue mais Romain Rolland est un bon auteur et un bon biographe.
    https://books.google.fr/books?id=DM7XSFQdDFkC&pg=PT26&dq=tolstoi+enfance&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiWtMexqa7fAhVFz4UKHSDyB5oQ6AEIPzAE#v=onepage&q=tolstoi%20enfance&f=false
    N'oublions pas non plus que Tolstoï lui-même écrit ses souvenirs d'enfance et d'adolescence, assez agréables à lire et que ceux-ci, pour les amateurs, ont été partiellement mis en musique au piano, avec une grande fidélité et beaucoup de fraîcheur, par le grand mais trop peu connu compositeur Bortkiewicz.
  • Ce que j'adore avec Tolstoï, c'est que malgré sa célébrité (et probablement sa richesse), il semblait avoir gardé un mode de vie assez simple et une apparence un peu frustre. Il marchait énormément, fauchait lui-même les blés, etc.
  • Depuis Anna Karénine, une évolution morale et religieuse est de plus en plus sensible chez Tolstoï ; il en vient à rejeter aussi bien le système politique que l'Église. Bien qu'issu d'une famille de gros propriétaires terriens, il condamne le principe de la propriété et verse dans l'anarchisme. Après la crise de 1869, il réforme sa vie, renie ses œuvres antérieures, rejette même la musique (!), réprouve la sexualité (cf la Sonate à K.) et vit en ascète (c'est un des premiers "végétariens" volontaires). La fin de sa vie à Iasnaïa Polyana (Ясная Поляна), est exemplaire, bien qu'un peu idéalisée : il travaille manuellement, éduque les enfants de moujiks, chevauche inlassablement ses domaines pour rendre visite à leur famille et les aider sur les lopins qu'il leur distribue et pratique une religion épurée des "nuisances" de l'orthodoxie. Socialement, il est isolé : il est évidemment suspect aux autorités qui censurent ses écrits nouveaux, et excommunié par l'Église !
    Si tu lis Anna Karénine, tu auras une idée de l'évolution de l'auteur et de la maturation de ses idées en observant le personnage de Lévin, "double" de l'auteur. J'adore la scène où il médite juché sur un chariot de foin, avec à ses pieds l'immense plaine russe...
    C'est un immense écrivain, bien sûr, mais aussi un personnage qui me fascine.
  • Idem, je suis un grand admirateur de l'écrivain et je reste fasciné par l'homme (qui a pourtant mené la vie dure à son épouse... :/ )
  • A son sujet, est-ce que vous avez déjà lu Les Cosaques ?

    Apparemment, le livre serait inspiré de son expérience militaire.

    Je sais que Tolstoï a servi dans l'armée, mais est-ce que c'était en tant que professionnel, ou pour son service militaire ?

    Sinon, un roman assez "perturbant" c'est La Mort d'Ivan Illitch. Je l'ai lu il y a quelques temps et j'avais trouvé assez dérageant, dans le sens où la mort semblait obséder son auteur. Il y avait une foultitude de détails sur les symptômes de la maladie du héros, c'était assez… perturbant.
  • Bien sûr que je connais le récit Казаки puisque je vous l'ai conseillé !
    Au départ, Tolstoï était parti comme civil pour accompagner son frère ; c'est pas la suite que, prenant goût à la vie aventureuse, il s'est enrôlé comme "junker", ce qui lui laissait du temps libre pour explorer le Caucase et côtoyer les Cosaques.

    Oui, Ivan Ilitch est poignant. Tolstoï a toujours été obsédé par la mort : le récit de celle du vieux Bézoukhov et de celle d'André Bolkonsky dans La guerre et la paix sont des exemples très révélateurs.
    Mais bien sûr, Tolstoï ne s'arrête pas à elle, il la décrit pour la nier, la détruire et la remplacer par la lumière (cf. la fin de Jean Valjean, qui l'a peut-être inspiré).
  • Pour rebondir sur Jacques (!), il faut en effet mentionner les trois volumes autobiographiques parus à La Pléiade, Journaux et Carnets : le tome 1 couvre la période 1847 à 1889, le tome 2 va de 1890 à 1904 et le troisième court de 1905 à 1910.
    Parus respectivement en 1979, 1980 et 1985, on les trouve assez facilement d'occasion à un relatif petit prix parce que ce ne sont pas les ouvrages les plus recherchés.
    Cela représente tout de même un total de 4288 pages à lire, soit une somme assez considérable d'informations sur la vie de Tolstoï. :)
  • La vie de Tolstoï a ceci de génial qu'il a vraiment presque tout vécu et tout eu : l'aventure avec la vie militaire, la richesse et la noblesse, une immense culture, vécu à la dure…

    Dans une moindre mesure, Balzac a eu un peu le même genre de vie, même si plus dissolue j'ai l'impression.
  • Oh ! Tolstoï aussi a une une vie dissolue : croyez-vous qu'il ne s'intéressait qu'aux Cosaques mâles ??? ;)
  • J'imagine que là aussi il ne s'est pas ennuyé. C'est pour ça que j'ai hâte de mettre la main sur des biographies.
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