Doit-on aimer sans compter ?

Je fais un concours d'éloquence dans pas longtemps et le problème c'est que je n'arrive pas réellement à cerner mon sujet "DOIT ON AIMER SANS COMPTER ?" et je suis contre donc si on reformule sa donne "on ne doit pas aimer sans compter"...
J'ai évidemment déjà rédigé quelques texte mais j'ai l'impression que ça aucun sens. J'aimerais bien que vous m'aidez si possible à éclaircir mon sujet en donnant aussi quelques exemples s'il vous plaît.
Merci pour tout ceux qui me répondront.

J'ai commencé par ça : (ne faites pas attention à l'orthographe ce ne que le brouillon )
Des kilomètres et des kilomètres de séparation, ne dit on pas que la distance n'est rien si l'amour est réellement présente ?
Pourquoi doit on se fier ce ne sont que des mots et la distance seulement des chiffres. Pourriez-vous esclader le kilimonjaro pour vivre avec la personne que vous aimez ? Certains diront oui mais d'autres serai contre simplement car certains pense aimer et d'autres aime réellement.
On ne doit pas aimer une personnes sans compter la sincérité des beaux discours qu'il proclame sans intermédiaire tels un philosophe éblouissant de merveilleux "Je t'aime". Fortunés de fortnite, fortement acclamé de son succès, espérant un jour être un formidable père pour ses enfants. Tout compte fait l'espoir fait vivre.
Il adopta autant d'enfants qu'il pu, opta pour une vie sans intermédiaire.
«1

Réponses

  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour,

    "Quand on aime on ne compte pas", affirme la sagesse populaire
    Aimer sans compter signifie se donner entièrement, sans arrière-pensée.
    Aime-t-on donc vraiment si l'on tergiverse ou se retient ?
    Il semble donc qu'aimer véritablement soit un don total et sans retour.
    Bien sûr un tel amour est un idéal qui souffrira d'approximations et d'imperfections dans la vie réelle.
    Les questions peut-être cachées :
    - l'objet de l'amour,
    - impulsivité ou analyse préalable,
    - sentiment ou raison,
    - compulsion ou liberté
    - vouloir le bien de l'autre ou le posséder...
  • Mais aimer qui ? Et compter quoi au juste ?
    Peut-on considérer pareillement l'amour qu'on porte à ses enfants et celui qu'on porte à son compagon ou sa compagne ? A soi-même ? Quand même, je trouve l'adage "quand on aime, on ne compte pas" très vague et prétexte à tous les abus...
  • Qui serait à la hauteur ?

    « La mesure de l'amour, c'est d'aimer sans mesure. »
    Citation de Saint Augustin ; Les sermons - début du Ve siècle.


    « L'amour, comme tous les principes, ne se calcule pas, il est l'infini de notre âme. »
    Citation de Honoré de Balzac ; Les scènes de la vie privée (1832)


    « L'amour vient sans raison, sans mesure, et il repart de même. »
    Citation de Christian Bobin ; L'inespérée (1994)
  • Aimer sans compter, c'est aussi donner sans attendre de retour.
  • Si c'est l'argent qu'on aime, on est tenté de compter.
  • freddy.lombard a écrit:
    Aimer sans compter, c'est aussi donner sans attendre de retour.
    C'est valable quand l'amour est partagé dans les deux sens ...
  • Ben non.
    « donner sans attendre de retour. »
  • jacquesvaissier a écrit:
    Si c'est l'argent qu'on aime, on est tenté de compter.

    :lol:

    Quant aux amoureux du calcul mental, ils aiment... compter. :D
  • "Les vrais amis se comptent sur les doigts de la main" dit-on. Alors, pourrait-on dire que sans compter, on ne peut avoir que de faux amis ? Et les aime-t-on s'ils sont faux ?
    Et si on veut compter sur ses amis plutôt que sur ses doigts, peut-on imaginer en avoir plus que 5 ? Aimer plein d'amis sur lesquels on pourrait compter, on tend vers l'infini ! Mais dans ce cas, quelle quantité d'amour faut-il au total pour le diviser équitablement entre chacun d'entre eux ? Difficile d'aimer sans compter, finalement, ou bien peut-être justement qu'il faut se limiter au nombre de doigts de la main.
  • Je ne sais pas si le thème de la réflexion portait sur le nombre d'amis ; il me semble que l'on devrait plutôt s'orienter vers la quantité de l'amour que l'on prodigue, et sur sa qualité.

    Par ailleurs, l'amour peut prendre bien des formes et s'adresser à bien des objets.

    L'amour inconditionnel se donne sans compter, cela me paraît évident. :)
  • Je donne juste quelques précisions sur mon post précédent, à prendre comme une tentative de démontrer que si on compte trop (et qu'on aborde la question de l'amour sous un angle mathématique), on tend vers quelque chose de pas très humain.

    Peut-être que je sors un peu du sujet effectivement... Mais pour défendre "On ne doit pas aimer sans compter" (qui me semble un point de vue difficile à défendre), je trouvais ça intéressant justement de voir les différents sens de "compter", et tous les paradoxes qu'ils soulèvent.

    "Compter" combien on donne et combien on peut recevoir en échange (en terme d'amour, de présence, de soutien, de choses matérielles ou autres), ça revient à se poser la question de ce que signifie aussi "compter sur quelqu'un" (on n'accorde pas sa confiance ou son cœur au premier venu, donc il y aurait peut-être déjà là un jugement ou un "calcul" dans le choix de l'objet d'amour). (Même si l'idée d'un amour inconditionnel est plus belle, et sûrement plus proche de la conception que j'ai du désir humain).

    La "quantité" de personnes qu'on aime ne me semble pas sans lien avec la question. Il me semble que les amours les plus inconditionnels se concentrent sur les personne les plus proches de nous. Quand on est moins proche, on "apprécie" simplement, et peut-être qu'on "compte plus" (on donne en fonction de ce qu'on pense pouvoir recevoir en échange). Si on veut élargir son amour au-delà des "5 doigts de la main", on est peut-être amené davantage à compter.

    Ce qui est paradoxal puisque l'expression dit justement "Les vrais amis se comptent sur les doigts de la main." Mais dans cette expression, "compter" signifie justement "se limiter à". C'est renforcé par l'évocation de nos limites corporelles et humaines (Qu'on le veuille ou non, nous n'avons que 5 doigts). Ce que j'ai trouvé finalement assez philosophique. Peut-être que pour un amour inconditionnel, le plus profond et sincère, il ne faut aimer que quelques objets. Peut-être que pour aimer sans compter, il faut justement admettre nos propres limites et l'idée de ne pas pouvoir aimer tout le monde ni être aimé par tous.

    Je voyais plus l'expression dans ce sens là que sur le nombre "exact" d'amis qu'on peut aimer (ce qui viendrait à mathématiser la chose encore). Mais tout cela est complexe.
  • Il faut aimer, on doit aimer...

    Mais l'amour est-il volontaire ? Peut se forcer à aimer ou se retenir d'aimer ?
  • Bon, quand même, les principales victimes de cet adage sont celles qui souffrent de violence conjugales, et qui restent parce qu'elles acceptent cette injonction ridicule d'aimer sans rien attendre en retour. Le sens du sacrifice, ca va bien 5 minutes. En attendant, tout ce qu'elles comptent, c'est les coups.
  • Aimer sans compter, oui...
    Félicité, la bien nommée par antiphrase d’Un cœur simple aime sans compter. Elle aime. Point.
    Mais doit- on ?
    C’est un autre problème.
    Il faut sans doute de bien grandes vertus pour ne rien attendre en retour ; et cet amour involontaire et irrépressible risque fort de conduire au désespoir, à la folie, à la mort.
  • Aimer relève de la morale, en quelque sorte ?
    Confondrait-on le sentiment et ses manifestations sociales ?
    Oh, après tout, je n'y connais rien en philo...
Connectez-vous ou Inscrivez-vous pour répondre.