Fiches méthode Bac de français 2021

Bonjour à tous, je suis un étudiant du Québec et j’ai de la difficultés à voir comment l’auteur Charles Baudelaire présente la pauvreté sous différentes formes dans son poème « le pauvre diable ».
Malheureusement, je ne comprend pas vraiment le texte :/ je vois bien le froid et la famine que l’on pourrait considérer comme forme physique, mais pour ma part c’est vraiment tout ce que j’arrive à déchiffrer de ce poème monosyllabique.
Merci d’avance à tous ceux qui répondrons à ce message! Merci :P

« Le Pauvre Diable »

Père
Las !
Mère
Pas.

Erre
Sur
Terre...
Dur !...

Maigre
Flanc,
Nègre
Blanc,

Blême !
Pas
Même
Gras.

Songe
Vain...
Ronge
Frein.

Couche
Froid,
Mouche
Doigt ;

Chaque
Vent
Claque
Dent.

Rude
Jeu...
Plus de
Feu !

Rêve
Pain
Crève
Faim...

Cherche
Rôt
Perche
Haut,

Trotte
Loin,
Botte
Point.

Traîne
Sa
Gêne,
Va,

Pâle
Fou,
Pas le
Sou !

Couve
Port
Trouve
Mort !

Bière...
Trou...
Pierre


Sale
Chien
Pâle
Vient,

Sur le
Bord,
Hurle
Fort

Clame
Geint
Brame...
Fin ! "
Mots clés :

Réponses

  • Ce lien ne répond pas à ma question :) je l’avais déjà vu mais merci!
  • Jean-LucJean-Luc Modérateur
    Bonjour,

    Ces monosyllabes cherchent à créer des impressions.
    Tu en as relevé quelques-unes.
    Essayons de les identifier dans l'ordre :
    Solitude (orphelin)
    Errance
    Mépris
    Mauvaise mine
    Délire
    Souffrance causée par le froid
    la faim
    Absence de foyer, errance à nouveau
    Dénuement
    Mort anonyme
    Veillée par un chien
    Fin dérisoire

    Les monosyllabes créent un effet particulier : une pensée balbutiante, une suite de cris plaintifs, comme de la part d'un être souffrant du froid ou épuisé...
    Le pauvre est celui qu'on ne regarde pas, qui est rejeté, abandonné...
  • les poèmes monosyllabiques sont d'abord un jeu sur le langage.
    Ici, la forme sert le fond.
    De même que le pauvre hère est privé de tout, le langage ici est réduit au minimum.
    "Un de ses axiomes favoris (Edgar Poe) était encore celui-ci: "Tout dans un poëme comme dans un roman, dans un sonnet comme dans une nouvelle, doit concourir au dénoûment. Un bon auteur a déjà sa dernière ligne en vue lorsqu'il écrit la première." Grâce à cette admirable méthode, le compositeur peut commencer son œuvre par la fin et travailler, quand il lui plaît, à n'importe quelle partie."

    Extrait du poème en prose : Le Vieux saltimbanque.
    Au bout, à l'extrême bout de la rangée de baraques, comme si, honteux, il s'était exilé lui-même de toutes ces splendeurs, je vis un pauvre saltimbanque, voûté, caduc, adossé contre un des poteaux de sa cahute; une cahute plus misérable que celle du sauvage le plus abruti, et dont deux bouts de chandelles, coulants et fumants, éclairaient trop bien encore la détresse.

    Partout la joie, le gain, la débauche; partout la certitude du pain pour les lendemains; partout l'explosion frénétique de la vitalité. Ici la misère absolue, la misère affublée, pour comble d'horreur, de haillons comiques, où la nécessité, bien plus que l'art, avait introduit le contraste. Il ne riait pas, le misérable! Il ne pleurait pas, il ne dansait pas, il ne gesticulait pas, il ne criait pas; il ne chantait aucune chanson, ni gai ni lamentable; il n'implorait pas. Il était muet et immobile. Il avait renoncé, il avait abdiqué. Sa destinée était faite.
  • Merci de vos réponses, c’est très apprécié je comprend un peu mieux le poème.
    Cependant, je ne comprend pas très bien la 15e strophe « bière...trou... pierre..où », ainsi que la 16e « sale chien.. pâle vient, », pouvez-vous m’éclairer s’il vous plaît?
    Merci encore de vos réponses, c’est très apprécié et intéressant.
  • Faut-il chercher "un sens" ou se laisser porter par les sonorités ?( Jeu d'assonances, d'allitérations, de rimes ...)
  • Bière, trou => linceul, fosse, tombe.
  • Le sens serait davantage convenable!
    Merci encore pour votre temps et vos réponses!
  • Tu as ainsi le cours d'une vie, de la naissance à la mort et le mot FIN sonne de façon définitive. Fin de vie, fin de l'histoire, fin du poème.
  • Avez-vous une idée de ce que la strophe 16e veut dire, son sens?
  • Dans la réponse 4, Jean-Luc t'indique une piste.
  • Oui j’ai bien vu, mais je ne comprend toujours pas.. un chien l’a réconforté de sa solutide?
  • Oui, c’est ça ; dans sa tombe il se sentait bien seul. Alors un chien a hurlé à la mort. Cela a mis un peu d’ambiance !!!
  • Merci, il me reste une toute petite chose que je ne comprend pas très bien. Que signifie “couve port” dans la strophe 14 :) merci énormément de toutes vos réponses !!
  • Je vois pas...
  • JehanJehan Modérateur
    Couve port. Sous toute réserve : dorlote en lui-même l'espérance d'un havre...
Connectez-vous ou Inscrivez-vous pour répondre.