Fiches méthode Bac de français 2021

Bonjour,
Je doit trouver des poémes de siécles différents et d'auteurs différents
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Réponses

  • JehanJehan Modérateur
    Bonjour.

    Et combien de poèmes te faut-il ?
    As-tu commencé toi-même à faire des recherches ?

    En voici déjà un, de Georges Duhamel.
    Ce poème est du XXe siècle.
    Nourritures.

    Puisque nous avons été sages
    Et que nous avons bien chanté,
    Racontez-nous ce qui se mange,
    Petite mère, racontez

    Ce qui est plus blanc que le linge,
    Et qui sent la ferme et les champs,
    Et les hameaux et les villages
    Racontez-nous le lait, maman.

    Ce qui est si beau, si fragile,
    Ni rond, ni carré, ni pointu,
    Et que l’on trouve sous les poules,
    Raconte-nous les œufs, veux-tu ?

    Ce qu’on voudrait donner aux pauvres ;
    On y pense quand on a faim ;
    On en parle dans tous les livres.
    Maman, raconte-nous le pain

    Racontez-nous toutes les choses
    Qu’il faut manger pour être fort,
    Toutes les choses merveilleuses
    Nous n’avons pas sommeil encor.
  • Odeur des pluies de mon enfance


    Odeur des pluies de mon enfance.
    Derniers soleils de la saison !
    A sept ans comme il faisait bon,
    Après d'ennuyeuses vacances,
    Se retrouver dans sa maison !

    La vieille classe de mon père,
    Pleine de guêpes écrasées,
    Sentait l'encre, le bois, la craie,
    Et ces merveilleuses poussières
    Amassées par tout un été.

    Ô temps charmant des brumes douces,
    Des gibiers, des longs vols d'oiseaux !
    Le vent souffle sous le préau,
    Mais je tiens entre paume et pouce
    Une rouge pomme à couteau.

    René-Guy CADOU - 1920/1951
    Le pain
    La surface du pain est merveilleuse d'abord à cause de cette impression quasi panoramique qu'elle donne : comme si l'on avait à sa disposition sous la main les Alpes, le Taurus ou la Cordillère des Andes.
    Ainsi donc une masse amorphe en train d'éructer fut glissée pour nous dans le four stellaire, où durcissant elle s'est façonnée en vallées, crêtes, ondulations, crevasses... Et tous ces plans dès lors si nettement articulés, ces dalles minces où la lumière avec application couche ses feux, - sans un regard pour la mollesse ignoble sous-jacente.
    Ce lâche et froid sous-sol que l'on nomme la mie a son tissu pareil à celui des éponges : feuilles ou fleurs y sont comme des sœurs siamoises soudées par tous les coudes à la fois. Lorsque le pain rassit ces fleurs fanent et se rétrécissent : elles se détachent alors les unes des autres, et la masse en devient friable...
    Mais brisons-la : car le pain doit être dans notre bouche moins objet de respect que de consommation.

    Francis Ponge - Le parti pris des choses (1942)
    Les Grenades


    Paul VALÉRY

    Recueil : "Charmes"



    Dures grenades entr’ouvertes
    Cédant à l’excès de vos grains,
    Je crois voir des fronts souverains
    Éclatés de leurs découvertes!

    Si les soleils par vous subis,
    Ô grenades entre-bâillées
    Vous ont fait d’orgueil travaillées
    Craquer les cloisons de rubis,

    Et que si l’or sec de l’écorce
    À la demande d’une force
    Crève en gemmes rouges de jus,

    Cette lumineuse rupture
    Fait rêver une âme que j’eus
    De sa secrète architecture.
    Le repas préparé

    Albert Samain


    Ma fille, laisse là ton aiguille et ta laine ;
    Le maître va rentrer ; sur la table de chêne
    Avec la nappe neuve aux plis étincelants
    Mets la faïence claire et les verres brillants.
    Dans la coupe arrondie à l’anse en col de cygne
    Pose les fruits choisis sur des feuilles de vigne :
    Les pêches que recouvre un velours vierge encor,
    Et les lourds raisins bleus mêlés aux raisins d’or.

    Que le pain bien coupé remplisse les corbeilles,
    Et puis ferme la porte et chasse les abeilles…
    Dehors le soleil brûle, et la muraille cuit.
    Rapprochons les volets, faisons presque la nuit,
    Afin qu’ainsi la salle, aux ténèbres plongée,
    S’embaume toute aux fruits dont la table est chargée.
    Maintenant, va puiser l’eau fraîche dans la cour ;
    Et veille que surtout la cruche, à ton retour,
    Garde longtemps glacée et lentement fondue,
    Une vapeur légère à ses flancs suspendue.

    Albert Samain, Au flanc du vase




    Le repas

    IL n'y a que la mère et les deux fils
    Tout est ensoleillé
    La table est ronde
    Derrière la chaise où s'assied la mère
    Il y a la fenêtre
    D'où l'on voit la mer
    Briller sous le soleil
    Les caps aux feuillages sombres des pins et des oliviers
    Et plus près les villas aux toits rouges
    Aux toits rouges où fument les cheminées
    Car c'est l'heure du repas
    Tout est ensoleillé
    Et sur la nappe glacée
    La bonne affairée
    Dépose un plat fumant
    Le repas n'est pas une action vile
    Et tous les hommes devraient avoir du pain
    La mère et les deux fils mangent et parlent
    Et des chants de gaîté accompagnent le repas
    Les bruits joyeux des fourchettes et des assiettes
    Et le son clair du cristal des verres
    Par la fenêtre ouverte viennent les chants des oiseaux
    Dans les citronniers
    Et de la cuisine arrive
    La chanson vive du beurre sur le feu
    Un rayon traverse un verre presque plein de vin mélangé d'eau
    Oh ! le beau rubis que font du vin rouge et du soleil
    Quand la faim est calmée
    Les fruits gais et parfumés
    Terminent le repas
    Tous se lèvent joyeux et adorent la vie
    Sans dégoût de ce qui est matériel
    Songeant que les repas sont beaux sont sacrés
    Qui font vivre les hommes
    Guillaume Apollinaire(1880 - 1918)
    Au cabaret vert

    Depuis huit jours, j'avais déchiré mes bottines
    Aux cailloux des chemins. J'entrais à Charleroi.
    - Au Cabaret-Vert: je demandai des tartines
    De beurre et du jambon qui fût à moitié froid.

    Bienheureux, j'allongeai les jambes sous la table
    Verte : je contemplai les sujets très naïfs
    De la tapisserie. - Et ce fut adorable,
    Quand la fille aux tétons énormes, aux yeux vifs,

    - Celle-là, ce n'est pas un baiser qui l'épeure! -
    Rieuse, m'apporta des tartines de beurre,
    Du jambon tiède dans un plat colorié,

    Du jambon rose et blanc parfumé d'une gousse
    D'ail, - et m'emplit la chope immense, avec sa mousse
    Que dorait un rayon de soleil arriéré.

    Arthur Rimbaud

    Le renard et la cigogne de La Fontaine

    Les Effarés d'Arthur Rimbaud

    Jeanne au pain sec Victor Hugo
  • je doit chercher huit poèmes de siècles et auteurs différents.
    j'ai trouvé "quand les guignes furent mangé" de Victor Hugo.
  • Tu as lu les réponses ?

    L'ode à la salade de Pierre de Ronsard (XVI°)

    Le fromage de Saint-Amant (XVII°)
  • merci a tous pour votre réactivité.Il me manque un poème médiéval,je n'en n'est pas trouvé
  • Le testament (extrait)
    XXXI
    Aux grans maistres Dieu doint bien fere,
    Vivans en paix et en requoy ;
    En eulx il n'y a que reffaire,
    Si s'en fait bon taire tout quoy.
    Mais aux povres qui n'ont de quoy,
    Comme moy, Dieu doint pascïence.
    Aux autres ne fault qui ne quoy,
    Car assez ont pain et pictence.

    XXXII
    Bons vins ont, souvent embrochez,
    Saulces, brouestz et groz poissons,
    Tartes, flans, oefz fritz et pochetz,
    Perduz et en toutes façons.
    Pas ne ressemblent les maçons
    Que servir fault a si grant peine :
    Ilz ne veulent nulz eschançons,
    De soy verser chacun se paine.

    François Villon (1431-1489 ?)
  • il me manque pour finir un poème plus moderne pour finir.
    merci d'avance,
    ps:auriez vous un méthode pour écrire un préface
  • webmestrewebmestre Administrateur
    Bonjour,

    As-tu regardé cette fiche de méthode sur le site ?

    https://www.etudes-litteraires.com/preface.php
  • Les matins à Paris…



    Les matins à Paris, les pics de pollution

    Et la guerre en Bosnie qui risque de reprendre

    Mais tu trouves un taxi, c'est une satisfaction

    Au milieu de la nuit un souffle d'air plus tendre


    Te conduit vers le jour,

    Le mois d'août se prolonge

    Et tu diras bonjour

    Dans ton bain, à l'éponge.


    Tu as bien fait de prendre

    Tes vacances en septembre

    Si je n'avais pas d'enfants moi je ferais pareil,

    On a parfois autant de journées de soleil.


    Le samedi soir est terminé,

    Il va falloir éliminer

    La nuit tombe sur la résidence,

    Il est plus tard que tu ne penses

    Les lumières du bar tropical

    S'éteignent. On va fermer la salle.


    Tu déjeuneras seul

    D'un panini saumon

    Dans la rue de Choiseul

    Et tu trouveras ça bon.



    Je vis dans des parois de verre
    Dans un bureau paysager
    Et le soir je me roule par terre
    Mon chien commence à être âgé
    Et ma voisine donne des soirées
    Ma voisine fait trop de manières

    Je me sens parfois solitaire
    je ne donne jamais de soirée
    J'entends ma voisine s'affairer
    parfois ma voisine exagère?

    Je ne renonce pas à plaire
    je commence à m'interroger :
    Est-ce que je suis vraiment âgé ?
    Est-ce que je suis vraiment sincère ?

    Michel Houellebecq (Renaissance paru en 1999)

    Pour une préface, tu dois justifier le choix du thème, présenter ta sélection et surtout donner envie au lecteur de découvrir ton anthologie.
  • Bonjour,
    Je n'arrive pas a bien organiser la préface de mon anthologie poétique.Ci dessous, ce que j'ai commencer a faire.
    est-ce trop cours?incomplet?
    merci d'avance,

    De tous temps, les hommes ont traités de sujets comme l’amour. Ils ont également traité de sujet du quotidien : la nourriture qui est le sujet qui nous intéresse aujourd’hui. Il ont voulues nous transmettre des émotions liés a leurs expériences olfactives et sensorielles. C’est pourquoi j’ai décidé de vous retracer à travers les siècles, des poèmes ou est mit en valeur le thème de la nourriture
  • Le temps d'une manipulation et toute ma réponse a disparu. :(
  • JehanJehan Modérateur
    webmestre a écrit:
    Bonjour,

    As-tu regardé cette fiche de méthode sur le site ?

    https://www.etudes-litteraires.com/preface.php
  • oui j'ai regardé la méthode mais je la trouve pas très claire
  • JehanJehan Modérateur
    floreale a écrit:
    Le temps d'une manipulation et toute ma réponse a disparu. :(
    Désolé, je n'ai pas vu ton message... J'ai juste déplacé le nouveau message de jxdarknight ici, dans sa première discussion.
  • "Dis-moi ce que tu manges et je te dirai qui tu es". Ainsi parlait Anthelme Brillat-Savarin dans son livre resté célèbre Physiologie du goût. La table est lieu de rencontre et d'échanges et curieusement le thème de la nourriture a inspiré plus d'un poète. Si l'appétit vient en mangeant, l'amour de la poésie vient en lisant des poèmes qui sollicitent les papilles. Au menu donc, des poèmes de siècles très différents, des poètes parfois inattendus et des mets ordinaires ou délicats.
  • merci tu me sauves
  • Ne recopie pas. Tu prendrais des risques. Essaie de t'inspirer des suggestions mais avec tes mots ... à ta sauce. :)
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