Grammaire française Participe passé

Il viendrait d'un amendula* selon wiktionary Alemande attesté en 1170
http://cnrtl.fr/etymologie/amande
https://en.wiktionary.org/wiki/amande
Après le stade amendula > amendule pourquoi une disparition du l ? Par lénition du l en dh puis disparition et du coup avoir amendudhe >amendue >amende >amande ?
Titulus >Title puis rhotacisme du l on trouve title en 1170 ça doit être une forme dialectale.
Là aussi par titulu>Titule>titudhe>titure>titre?
http://cnrtl.fr/etymologie/titre
On dit almond et title en anglais c'est que almande et title ont existé en AF

Réponses

  • JehanJehan Modérateur
    Petit complément : selon le Robert étymologique, le grec amugdalê a été adapté en amiddŭla en latin, ce qui a donné amandŭla en bas-latin, par croisement et rapprochement avec mandere, manger.
  • Ce serait donc une influence de "mandere" qui aurait fait disparaître le l de amandula* ?
    Et pour titulus à titre on voit title en 1170 le l ici fait un rhotacisme donc si celui-ci n'avait pas l'influence de "mandere" on dirait amandre et non amande?
  • JehanJehan Modérateur
    Je n'ai pas dit cela... Attends des explications de Jacques.
    J'ai juste donné ce complément d'information pour expliquer la transformation d'amidŭla en amandŭla (et non amendŭla comme tu as écrit dans ton premier message).

    Autre remarque. Le ŭ coincé entre le d et le l étant bref, il a dû disparaître très vite. Je doute que le mot soit passé par les formes amandudhe et amandue que tu supposes.
  • S'il chute très tôt le u on a amandla élément médian le "d" part donc on a "amenla" ce qui n'est pas possible donc le l a du chuté avant le u disparaisse .
    Aurait on une forme "amanda" très ancienne ?
  • JehanJehan Modérateur
    donc le l a dû chuter avant que le u disparaisse
    Si tu le dis... Mais le a final a pu chuter quasiment en même temps : amand(u)l(a)
  • Le a final n'as pas chuté il s'est simplement fermé en e au 7 ème siècle puis au 14 ème s'amuit selon Introduction à la phonétique historique du français de Annick Englebert
    Ex: Filia >Fille
    Gratia>Gratse>Grase écrit grâce
  • JehanJehan Modérateur
    C'est sûr, tu es plus ferré que moi en phonétique historique...
    Ne reste plus qu'à attendre la réponse de Jacques à la question que tu as posée.
    Après le stade amendula > amendule pourquoi une disparition du l ? Par lénition du l en dh puis disparition et du coup avoir amendudhe >amendue >amende >amande ?
  • Si l'on considère l'étymon amandula, le premier phénomène à faire intervenir aété évoqué par Jehan : c'est la chute de la voyelle atone dans les mots proparoxytons, fait universel en phonétique historique française.

    amandula > *amand(u)la > *amandla

    Puis intervient l'affaiblissement du -a final, suivi plus tard de son amuïssement.

    *amandla > amandle

    Cette séquence étant peu satisfaisante, les dialectes ont procédé diversement pour obtenir un mot plus aisément prononçable. Un des moyens est le déplacement d'une consonne, allant parfois jusqu'à la métathèse.

    *amandle > almande (attesté), mais aussi amlande (id.) et amandre (comme ordne > ordre).

    Puis, par simplification : amande (qu'on peut trouver écrit amende, mais ce n'est qu'un pb orthographique)

    Je n'ai pas évoqué la nasalisation, mais elle intervient évidemment aussi.

    Quant à titre, il s'explique par titulum > tit(u)lum (dès le bas-latin) > title (le -e facilite la prononciation)
    > titre par le phénomène rencontré dans ordne ou amandle : le -r offre une meilleure articulation de la syllabe que le -n ou le -l derrière la dentale.

    Quant à la "lénition" du -l, elle n'existe pas. Le l latin intervocalique reste intact en français à toutes les époques. C'est le t ou le d intervocaliques qui y sont sujets : vita > vide > vidhe > vie ; sudare > sudhare > suer
  • On trouve dans le godefroy "escandle" dans Vie de saint thomas pour scandalum alors pour amandula ce scribe si on suit l'analogie il l'aurait écrit "amandle" .
  • Rien n'est moins sûr. Il n'existe à cette époque aucune instance pour fixer la langue, aucun usage qui s'imposerait à tous. On écrit comme on prononce - ou comme on croit prononcer. Certes, les clercs ont de l'instruction, mais la langue de référence est le latin.
    Je l'ai déjà dit, certains mots ont une orthographe différente à quelques lignes (ou vers) d'intervalle. Je chercherai un exemple.
  • JehanJehan Modérateur
    Oui, beaucoup de graphies différentes pour un même mot.
    Rien n'était encore bien fixé, comme Jacques vient de le dire...
  • C'est sûr aucune académie à l'époque et les dialectes ne font qu'aggraver la chose amandle , amandre, amlande, almande tout ça pour un seul mot
Connectez-vous ou Inscrivez-vous pour répondre.