Fiches méthode Bac de français 2021

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Réponses

  • Laoshi a écrit:
    La liseuse, à vue de nez, je crois que tu auras de 16 à 20, comme cela est courant aujourd’hui, pour des élèves qui savent écrire.
    Mais je n’ai pas ta copie sous les yeux...
    Si toutefois tu as moins, cela importe peu, sinon pour ton amour propre.

    Je ne me hasarderais pas à pronostiquer une note si élevée.

    Dans ce sujet, il fallait faire attention à plusieurs choses :

    - Bien définir le mot "passion" ; vu les textes, il s'agissait de la passion amoureuse (car il existe d'autres formes de passions) ; La liseuse l'a très bien fait.

    - Bien préciser la nature exacte du rapport entre le personnage passionné et le lecteur : les notions de sympathie, de proximité, d'identification, sont insuffisantes. Il faut par exemple penser au domaine quasi mythique auquel peut nous faire accéder la passion (qu'il en résulte un bien ou un mal, le plus souvent un mal) : avec la passion, le lecteur est mis en présence d'une forme d'absolu qui l'emporte loin de son univers.

    - Dans une seconde partie, prendre le cas de héros non passionnés, le plus bel exemple étant fourni par Meursault, (julien7321 l'a fait, mais pourquoi à la fin ??), mais on peut songer aussi à des personnages de romans plus anciens qui "subissent" (alors que la passion représente une forme d'action, malgré son étymologie), comme Gervaise, dans l'Assommoir. Il faut noter aussi que bon nombre d'œuvres n'ont pas l'amour comme sujet principal. Malheureusement, cette catégorie, définie par la négative, est nécessairement hétérogène. On remarque toutefois que l'absence de caractère passionné n'empêche pas l'identification et n'est nullement un obstacle à l'intérêt du lecteur.

    - Finalement, tout dépend de la fonction de l'œuvre, de son époque (ainsi, au XVIIème et, partiellement, à l'époque Romantique, on n'aurait pas imaginé un roman sans passion...) et de la conception même que l'auteur a de la création littéraire (cf Gide, Giono, Le Clézio, Duras...)
    Finalement, un auteur va nous captiver à chaque fois qu'il va nous faire découvrir un univers insoupçonné, ou nous faire réfléchir d'une manière inattendue.
  • @Jacques : Pouvez-vous regarder mes idées en page 2 pour m'en donner un avis ?
  • Merci pour votre réponse et pour celles de tout le monde en fait !

    Je sais bien les erreurs relatives de mon plan et je me suis entretenue à ce sujet avec des élèves de prépa littéraire (ils ne sont pas infaillibles mais ont déjà une bonne expérience de la dissertation et de la notation!) : ils m'ont dit que mon plan leur paraissait très bien dans l'ensemble et que ma réflexion était intéressante ainsi que, pour passer du I) au II) sans problèmes, ma transition devait, en revanche, être précise et claire…. Mais les exemples, la cohérence et la culture littéraire ajoutée seraient appréciés par le correcteur peu importe la note finale. Ils m'ont dit que tout dépendrait de l'examinateur mais qu'il ou elle saura être bienveillant(e) devant une copie qui tente (mais échoue peut-être ?) de bien nuancer le sujet et de l'enrichir de références bien choisies. Ils ont aussi relevé ma troisième partie en m'expliquant qu'il était très bien de parler de méta-littérature en rénovant le sujet (bien que je ne sache pas vraiment de quoi il s'agit ! Je comprends vraiment mieux pourquoi ils sont en prépa littéraire avec ces connaissances là :))
    L'un d'eux a ajouté que c'était peut-être un peu novateur par rapport à un plan plus "classique" mais que l'audace devrait, à son sens, valoriser la démarche et l'envie de répondre vraiment au sujet sans calquer un cours… Je dois dire que je ne sais pas ce que mon plan possède de novateur mais - soit ! -, je veux bien y croire !

    Difficile de juger un plan seul… L'emballage (et par là j'entends la maîtrise de la langue et le choix des mots) est très important pour habiller la "coquille" du plan ! Je souhaiterais bien sûr une bonne note, pour refléter mon travail scolaire ET personnel mais, malheureusement, le bac n'est là que pour sanctionner une performance à un instant t dans la plupart des cas. Espérons que la note ne soit pas trop injustement sévère mais réaliste par rapport au niveau moyen des futurs bacheliers.

    J'espère tout de même que vos pronostics seront avérés Laoshi ! Il est vrai que c'est surtout mon orgueil qui en prendrait un coup, vu l'intérêt énorme que je porte à cette matière… Peu importe le résultat il faudra bien faire avec (plus facile à dire qu'à faire) ! Je pense suffisamment bien écrire pour que mes idées paraissent peut-être un peu plus belles que ce qu'elles sont en vérité, j'espère donc que cela jouera en ma faveur ! J'ajoute que j'ai oublié comment j'ai formulé les choses, peut-être ai-je pris des précautions en expliquant mes idées ? C'est possible.

    @Jacques : merci d'avoir pris le temps de donner votre avis même si celui-ci ne présage pas une réussite totale de ma dissertation… et vous comprendrez que je préfèrerais que vous ayez tort ! Je garde espoir : souvent j'ai cru "rater" mes dissertations et toujours j'ai eu une bonne surprise, peu importe le correcteur ou le sujet. Je l'admets, c'est être superstitieuse que de croire qu'espérer suffira à l'obtention d'une bonne note mais pourquoi pas ? Souvent les gens se trompent, n'oublions pas que cela vaut pour tout le monde.

    J'indiquerai ma note sur le forum quand je la recevrai, pour voir qui avait "raison" :)

    Une question cependant : dans le cas d'une "note moyenne", comme dit précédemment, est-ce que l'obtention d'un prix dans un Concours saurait fortement relever la valeur de l'élève et lui permettrait ainsi d'aller aisément en prépa littéraire, même prestigieuse ?
  • Pour ma part, je n'ai pas indiqué de note, c'est formellement déconseillé du reste. Et ce que je dis n'engage que moi. Encore une fois, il n'y a pas de plan unique envisageable, encore moins de corrigé officiel.
    De plus, je ne connais pas les consignes concernant la section L.
  • Je n'attends pas de votre part une quelconque note : ceux qui indiquent leurs estimations me permettent de me rendre compte du potentiel espéré de mon plan, ceux qui n'en indiquent pas ne me dérangent pas non plus.

    Nous verrons bien les résultats, le 10 juillet pour ma part.

    Néanmoins vous me semblez ne pas vouloir donner d'avis sur nos plans (le mien mais pas uniquement) sans parler de notes. Pourriez-vous simplement dire si vous trouvez mon plan pertinent ? Intéressant ? Avec quelques défauts (quelle copie n'en a pas à notre niveau ?) mais juste dans l'ensemble ? Désastreux ?

    Mettez seulement des mots sur mon plan, je ne vous demande pas une argumentation détaillée. Une impression globale suffira. Merci :)
  • TolsTols Membre
    Mon plan, différent du vôtre, m'inquiète. Je n'y reprend pas les mêmes idées en effet, mais d'autres qui me semblaient convenir au sujet. En fait, je m'interroge surtout sur la pertinence des mes deux dernières parties.
    Alors comme La liseuse, je me demandais si vous pourriez juger brièvement qualité de mon plan.

    Merci
  • Tols, t'en fais pas, mon plan non plus ne correspond pas aux corrigés j'imagine (je ne me suis pas risquée à les regarder) mais tu peux quand même bien t'en tirer. Je l'ai déjà dit mais une personne faisant un hors-sujet, comme c'est arrivé à une de mes connaissances, peut arriver à avoir 14 donc lorsque tu réponds bien à la question, bien que cela ne soit pas ce qui était attendu ni parfait, tu peux avoir une bonne note je crois.


    Arrêtons de stresser et de nous inquiéter, ça nous porte plutôt préjudice qu'autre chose :) Pensons à l'oral qui arrive !

    J'attends la réponse de Jacques puis je me consacrerai à "faire le deuil" de ma copie. C'est ce qu'il y a de mieux à faire ^^
  • La liseuse a écrit:
    Pour moi passion pouvait vouloir dire : émotion extrême et incontrôlable qui amène souvent à la souffrance, intérêt pour quelque chose (un hobby quoi) et une passion amoureuse

    problématique : Qu'est-ce qui nous captive dans un personnage de roman ? Est-ce le fait qu'il vive des passions, c'est-à-dire des émotions extrêmes et incontrôlables ou un intérêt vif envers quelqu'un ou quelque chose, ou bien est-ce plutôt le fait qu'il ne parvienne pas à les vivre totalement voire ne les vive pas du tout qui nous intéresse en tant que lecteurs ?

    B. pour la définition. Il fallait simplement préciser que vous aller traiter de la passion amoureuse.

    "Ne pas les vivre totalement" est de trop : la question des "degrés " est secondaire.
    "Ne les vive pas du tout" n'est pas très clair.
    -> Un personnage qui n'éprouve aucune passion ne peut-il pas nous captiver tout autant ?
    La liseuse a écrit:
    I) Un personnage vivant des passions peut être source de fascination, d'intérêt pour le lecteur

    1) Cela rend le récit riche en rebondissements (Manon Lescaut et sa mort, l'adultère commis dans Le Diable au Corps : on transgresse des codes et c'est excitant pour le perso et son lecteur car on peut être vu à tout moment)

    B. malgré l'identification naïve qui fera sourire : "on peut être vu".
    La liseuse a écrit:
    2) Le lecteur ressent au travers du personnage des émotions fortes qui font de sa lecture une véritable expérience d'émotions fortes (Thérèse Raquin avec un amour fou qui pousse à la passion meurtrière puis au suicide, Corinne ou l'Italie avec Oswald qui se lève en pleine représentation théâtrale en criant lorsqu'il voit celle qu'il aime mourir sur scène dans son rôle de Juliette Capulet...alors qu'elle ne faisait qu'interpréter son rôle !)

    B.
    La liseuse a écrit:
    transition : en fait, le personnage de roman qui VIT des passions a ses limites puisque souvent celles-ci le mènent à la mort. Peut-être qu'il est davantage intéressant qu'il ne vive pas la passion mais la contienne, la réprime ou la rêve seulement.

    Ce n'est pas bon, mais c'est lié à votre problématique. Disons que la démarche semble plus psychologique que littéraire.
    La liseuse a écrit:
    II) Mais le personnage qui ne parvient pas à vivre de passions fascine également le lecteur

    1) On s'intéresse davantage à une psychologie en proie aux passions (Princesse de Clèves et les monologues intérieurs, son renoncement… et un autre exemple que j'ai oublié !)

    2) Voir un personnage échouer à vivre ses passions marque profondément le lecteur (Madame Bovary qui s'échappe dans ses lectures et ne trouve pas l'amour même dans les bras d'autres hommes, Les Choses de Perec où les persos sont un couple qui adorent la société de consommation et se passionnent pour tout ce qui leur confèrerait une apparence de richesse = passion de l'argent) : les personnages sont limités par leurs moyens et ne parviennent pas à accomplir leurs désirs)

    Ce n'est pas bon : on ne comprend pas ce qui captiverait ici le lecteur ici ? Disons qu'il réfléchit aux dangers de la passion, mais c'est un autre sujet.
    La liseuse a écrit:
    transition : Peu importe que le personnage de roman vive ou non des passions, peu importe qu'il les mettent en oeuvre ou les contiennent, il ne faut pas oublier que le personnage ne peut pas vivre de passions car il n'existe pas réellement : il est un être de papier, un outil du romancier. Si on lit un roman comme la lecture d'une passion on peut également lire le roman par passion de la lecture, sans nécessiter du personnage qu'il soit une vie passionnée

    Mélange transition/argumentation. "L'être de papier" est vraiment mal placé ici : il est de même pour tout ce que vous allez dire ensuite.
    En revanche, la fin est bonne, et j'aime bien "lecture d'une passion" /"passion de la lecture"
    La liseuse a écrit:
    III) Ce qui passionne le lecteur ne tient pas tant des passions que le perso vit ou ne vit pas mais plutôt de la façon dont le romancier le crée et s'en sert (l'intérêt n'est pas seulement dans le fait de se laisser porter par l'illusion romanesque mais aussi dans l'intérêt proprement littéraire quant à la création des personnages)

    1) La construction du personnage fascine par sa complexité et sa maitrise (La Vagabonde de Colette, où le perso, fidèle à elle-même, renonce à l'amour pour la liberté : ici le roman montre son évolution comme un roman d'apprentissage où la passion amoureuse n'a été qu'une mise à l'épreuve et une aide dans la construction du personnage)

    B.
    La liseuse a écrit:
    2) Le personnage comme porteur d'un message, d'une vision du monde interpelle (La Nausée de Sartre et L'Etranger de Camus montrent des persos dépassionnés dans le sens où tout leur semble fade, insipide, absurde : les persos peuvent nous dérouter mais le point de vue sur le monde que le romancier leur donne est singulier et appelle à la réflexion)

    B.
    La liseuse a écrit:
    Voilà ^^ j'ai un peu peur d'être trop dans la nuance dans le II) et de ne pas avoir assez pris le contrepied par rapport à la thèse...et aussi mon III) est un peu perché je trouve même si je l'aime bien x) j'ai vraiment joué sur les mots et retourné la situation en passant du personnage au romancier (lecture d'une passion -> passion de la lecture)

    Plan thématique progressif alors qu'on aurait attendu une forte antithèse en II (cf Julien). C'est exactement ce que vous avez remarqué.
    Heureusement, votre III en tient lieu, mais il ne va pas assez loin (il manque l'intérêt pris au roman d'aventure, cf l'engouement pour Dumas à son époque) mais il manque une réflexion d'ensemble sur le sujet. A quoi vous a amené votre réflexion sur la notion d'intérêt pris pas le lecteur ?
    Bonne culture littéraire
    Bonne aptitude à démontrer
    Bonne technique, même si la problématique n'est pas très satisfaisante, mais c'est un autre problème.

    Allez, je ne prends pas de risques : vous aurez au moins 14/20.
  • TolsTols Membre
    Tu as raison La liseuse, il faut maintenant s'occuper de l'oral.
    Je pense que nous sommes dans le même cas ;) Et c'est pour la même raison que toi que j'apprécierais avoir l'avis de jaques, qui est peut évaluer la pertinence d'un plan. (En espérant ne pas être pénible ou lourd...)
  • @Jacques je ne m'attendais pas à une réponse si développée ! Merci, c'est un effort louable de prendre ce temps.


    Je suis d'accord dans l'ensemble avec vos remarques et, ne vous en faites pas, les quelques "naïvetés" que vous avez relevées ne sont pas dans ma copie. J'ai adapté pour le forum et j'étais pressée d'expliquer mon idée.

    Je ne pense pas que la psychologie ait totalement pris le pas sur l'analyse littéraire, c'est tout aussi important dans la vie du personnage de roman d'être doté d'une densité morale et intellectuelle. Sans cela, les passions seraient des pulsions à assouvir et on perdrait toute la souffrance psychologique, le drame intérieur de chacun.

    Dans ma logique il était important de dégager divers degrés au mot "vivre" car, pour moi, cela signifiait d'abord "faire exister", et ensuite seulement "éprouver intensément". Je ne me voyais pas ne pas traiter cette nuance… Mais cela m'a ôté une antithèse forte au profit d'un II) nuancé, je l'admets c'est une erreur.

    Pour le reste, bon ou mauvais, je suis d'accord avec vous ! Je suis au moins contente d'avoir été clairvoyante sur les défauts de mon plan.

    14/20 minimum ? Je croyais que vous ne vouliez pas vous hasarder à donner des estimations… :) J'espère bien avoir 16 au pire des cas, malgré une possible erreur de problématique. J'ajoute que les consignes de bienveillance et mon écriture trouveront peut-être le moyen de faire monter cette note le plus haut possible, c'est à prendre en compte.

    Mais merci bien pour votre analyse plus ou moins positive sur mes aptitudes et ravie que vous aimiez "lecture d'une passion"/"passion d'une lecture" comme moyen de transition : je l'apprécie aussi.
  • LaoshiLaoshi Membre
    Difficile de juger un plan seul… L'emballage (et par là j'entends la maîtrise de la langue et le choix des mots) est très important pour habiller la "coquille" du plan !
    C'est exactement ce que je pense, La liseuse, et c'est pourquoi sur ce fil (ou sur un autre, où nous étaient présentés des plans), j'ai écrit, avec une pointe de lassitude, je l'avoue, que, pour moi, le plan n'était qu'un squelette et que le noter ou même simplement l'apprécier était tout bonnement impossible.
    J'ai besoin du produit fini. ;) D'autres non, moi oui.
    Je n'ai pas lu tous vos plans, ils ne m'intéressent pas, ils ne m'indiquent pas vraiment la qualité du devoir.
    Ce qui m'intéresse, c'est la lecture d'un travail rédigé, la pertinence des idées en fonction du sujet proposé, leur mise en valeur dans un langage choisi, la progression visible de la réflexion, des références exactes et correctement exploitées.
    A ce propos, l'un d'entre vous a cité en guise de roman Les petits meurtres d'Agatha Christie, en ajoutant : J'espère que le correcteur ne s'en rendra pas compte ! . Cela m'a prodigieusement agacé. J'ai failli lui demander s'il nous prenait pour des truffes ! Evidemment, le correcteur s'en rendra compte ! ou alors, il est vraiment nul ! Ce n'est pas pour autant qu'il va sanctionner sévèrement. Il est par nature bienveillant.
    Quant aux notes pronostiquées pour toi, La liseuse, bien évidemment, elle ne sont pas paroles d'évangile. (et mon message le laissait bien entendre). J'ai cru déceler en te lisant quelqu'un qui savait réfléchir et écrire. J'ai lu tellement de copies indigentes et écrites en un français à peine lisible !
    Jacques a toutefois raison, j'aurais sans doute dû m'abstenir d'être aussi précise. (Surtout si j'ai bravé un interdit :rolleyes: )
    A ma décharge : A l'époque où j'étais élève, lorsqu'on avait 14 ou 15 en français, on était en tête de classe.
    Maintenant les 18 et 20 sont légion. Alors, tu as tes chances. :)
    PS. Je n'avais vu ni le message de Jacques, ni le tien lorsque j'ai posté.
  • J'ai fait une exception pour vous, mais je préfère donner une fourchette car, comme vous le savez, cela dépend des correcteurs.
    Vous aurez peut-être aussi une surprise si les notes sont relevées.

    ______________________________

    @ annais.lestrange

    I) Un personnage passionné captive le lecteur
    1) la passion conduit le personnage à travers des péripéties, ce qui peut être exaltant
    Ex : Romans de chevalerie (Yvain ou le Chevalier au lion)


    Il est étonnant que vous ne commenciez pas par faire ressortir l'intérêt de la passion en elle-même.

    2)la passion comme le reflet d'une époque : témoignage historique à travers le regard du personnage
    Ex : La Princesse de Clèves


    Argument d'Histoire littéraire qui explique plutôt l'intérêt pris par le lecteur. N'oubliez pas le mot "captiver".

    3) la passion mène parfois à l'interdit ce qui suscite l’intérêt chez le lecteur. Celui-ci peut être à l'origine d'un certain suspense. Ex : Thérèse Raquin, La Faute de l'Abbé Mouret


    B. Attention au titre de Zola (c'est accessoire, mais je le dis pour votre instruction : la faute de l'abbé, ce n'est pas la passion, mais le remords suscité par le frère Archangias, qui conduit à la catastrophe.


    II)Cependant, on peut s'intéresser à un personnage pour de bien autres raisons
    1) la description que fait le romancier du personnage peut susciter un intérêt tout particulier chez celui-ci
    Ex: L'Assommoir, description de Goujet


    Portrait, plutôt.
    Attention à ne pas ramener le sujet à l'intérêt de la lecture.

    2) l’intérêt d'un personnage pour ses idées et ce qu'il incarne
    Ex: Grandgousier dans Gargantua


    Même remarque.

    3) personnage indifférent est intéressant, de par sa perte d'humanité, le lecteur fait un pas en avant vers sa compréhension (il y a un message derrière)
    Ex : L'Etranger


    L'Étranger nous captive-t-il ? si c'est oui, mais il faut le prouver.

    III) Les sentiments ressentis par les personnages créent un lien plus intime avec le lecteur
    1) étude psychologique des personnages grâce à l'universalité des sentiments humains, faire un pas en avant dans la compréhension du personnage et, plus largement, du genre humain
    Ex : Madame Bovary


    Quel est l'objet de cette partie ?

    2) phénomère d'identification, le lecteur se retrouve happé dans l'intrigue
    Ex : Corniche Kennedy de Maylis de Kérangal, roman contemporain d'apprentissage où un jeune lecteur pourra facilement se retrouver (relation entre deux adolescents)


    A mettre dans la partie II

    Il me semble que vous avez eu tendance à ramener le sujet à l'intérêt intellectuel de la lecture, même hélas dans la première partie.
  • @Laoshi, merci pour votre approbation ! Je fonde bien mes espoirs dans la progression de mes idées et dans mon écriture pour relever mon plan. Ce qui parait maladroit dans un plan peut être très bien amené dans la réflexion une fois rédigé et vice versa. Si ma copie se trouve dans un paquet où la réflexion et/ou l'écriture sont maladroites, je pourrais alors peut-être espérer être mise en avant (le contraire est aussi possible : si ma copie passe après une très bonne dissertation, la mienne n'en serait que plus défectueuse)

    @Jacques, merci de faire une exception, dans ce cas je suis honorée ! Les notes peuvent-elles être relevées de quelques points ? Ce serait vraiment une surprise pour moi de découvrir une note incroyablement élevée après tant d'interrogations et de doute !
  • LaoshiLaoshi Membre
    Les notes peuvent-elles être relevées de quelques points ?
    Cela arrive.
    J'ai déjà parlé de ce garçon brillant présenté au concours général et qui n'avait eu que 6 à l'écrit.
    Toute la classe avait été notée sévèrement par le même correcteur, ce qui a semblé étrange.
    Les parents ont fait une pétition, (à laquelle je ne me suis pas associée car mon fils avait eu 14, ce que je trouvais bien, ma foi...) Il me l'a assez reproché d'ailleurs...
    Car on a ajouté 3 points à ceux qui avaient réclamé, et de 6, l'élève déçu est passé à 9.
    Cela ne l'a pas empêché d'obtenir l'année suivante son baccalauréat avec mention TB.
  • Je n'aurais jamais cru que le Concours Général donnait un quelconque droit pour faire remonter les notes ! Je ne jouerai pas sur ce critère même pour faire remonter ma note ! Ce serait injuste pour les autres, à moins qu'il y ait une vraie sous-évaluation des copies par le correcteur...et encore..!

    Cependant cela doit être rarissime et nécessiter un engouement particulier pour se produire, j'imagine.
  • Cela me semble difficile, d'abord parce que les correcteurs ne corrigent pas une classe, mais un lot. Ensuite, parce que la correction est anonyme. Il y a donc sur ce dernier point irrégularité flagrante.

    Lors des délibérations, on peut choisir de relever une ou deux notes d'un élève dont les résultats sont "tangents", si les professeurs sont d'accord. Le seul problème est que la délibération n'a lieu que l'année suivante, puisqu'il s'agit d'épreuve anticipées, et qu'elle s'effectue souvent sans la présence d'un professeur de français.
    Les notes peuvent aussi être relevées d'office, en cas d'échec massif des candidats, sur recommandation ministérielle, mais c'est le jury, souverain, qui tranche en définitive.
  • Très bien, merci de l'information.

    Savoir le jury souverain me laisse perplexe : qu'en est-il de la "surnotation" ou au contraire de l'extrême sévérité du correcteur ? Ne me répondez pas, c'est sans appel.

    J'ai l'impression d'être perdue dans un grand jeu de hasard où beaucoup est aléatoire… Pourvu que la chance soit de mon côté !
  • Ne stressez pas et pensez maintenant à l'oral.
  • LaoshiLaoshi Membre
    Cela me semble difficile, d'abord parce que les correcteurs ne corrigent pas une classe, mais un lot.
    Laisserais-tu entendre que je mens ?
    La correctrice corrigeait peut-être un lot, mais dans ce lot, il y avait bien la classe de mon fils, en partie ou en totalité et c’était la meilleure classe du lycée.
    La correction est certes anonyme, mais lors de la réunion d’harmonisation, il est possible de savoir qui a corrigé quoi. En tout cas, cela s’est su.
    Cette dame était d’ailleurs connue pour sa façon inique de noter, et peut-être a-t-elle cessé de sévir à la suite de ce mini-scandale.

    Il est exact que les notes ne deviennent définitives qu’en terminale. C’est sans doute à ce moment qu’elles ont été relevées pour ceux qui s’estimaient lésés.

    À La liseuse : ce n’est pas le seul lauréat du concours général, mais tout le groupe de bons petits élèves sous-notés et les parents des petits génies qui ont réclamé.
    Et les copies ont été revues à la hausse, par qui, je ne sais, en présence peut-être de la « responsable ».
    Il est vrai que l’on peut rater un devoir, mais lorsqu’on a 19 depuis la sixième, on peut également se poser des questions.
    Oui le jury est souverain mais il existe des réunions d’harmonisation. J’ai un jour vu un président de jury brandir une copie notée 3 sur 20 par une collègue, une ancienne camarade de khâgne en plus, j’avais honte pour elle, sans aucune annotation, aucune justification. Et la collègue n’avait même pas daigné venir. Je peux te dire que la copie a été revue et corrigée.
    Mais ne t’inquiète pas. Ce sont des exceptions.

    Pour la sur notation, aucun problème. Je n’ai jamais vu personne s’en plaindre.
  • Merci Laoshi pour toutes ces informations sur l'organisation de la correction des copies ! Je vois que tout est fait pour éviter une notation injustement basse alors je crois que je vais enfin pouvoir mettre de côté cette fichue dissertation qui a, peut-être, déjà été notée à l'heure qu'il est…

    Les dés sont jetés, il n'y a plus rien à faire sinon attendre les résultats : je reviendrai sur cette discussion pour indiquer ma note, cela servira peut-être d'indicateur pour les prochains qui passeront par là !


    Maintenant, révisons l'oral :)
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