Bonjour,

Question un peu bête dont je ne trouve pas la réponse...

Cupidus legendi : désireux de lire. Bien : gérondif au génitif.

Mais comment formulerait-on : désireux d'être lu ?

De façon générale, quelle forme verbale utiliser (si tant est que cela soit faisable...) pour faire d'un verbe passif un complément d'adjectif (ou tout autre usage que permet le gérondif des verbes actifs) ? Si ce n'est pas faisable, la seule solution est-elle de reformuler ?

Réponses

  • Le gérondif passif n'existant pas, il faut reformuler.
  • C'est bien ce que je pensais.
    Donc par exemple :

    c'est un auteur digne d'être lu : scriptor dignus est qui legatur

    l'auteur désire être lu : scriptor cupit legi (éventuellement : lectum iri / futurum esse ut legatur)
  • éventuellement : lectum iri
    :/
  • un auteur désireux d'être lu : scriptor legi cupiens
  • On en voit si rarement :(
  • Comment ça ?
    J'aurais cru le contraire. :)
  • un auteur désireux d'être lu : scriptor legi cupiens

    Donc, pour être certain d'avoir compris : dans votre traduction, il faut considérer cupiens non pas au sens de l'adjectif "désireux de" qui dans Gaffiot se construit avec le génitif (et ne semble pas être classique), mais dans son sens originel de participe présent de cupio, "désirant", et comme cupio admet un infinitif (et est classique)... ça fonctionne. C'est bien cela ?
  • Ben oui.
  • OK.

    Donc, si on suit le même raisonnement avec "dignus" :
    ---> on revient au verbe "digno" : juger digne, qui admet un infinitif (mais n'est peut-être pas classique... bon, passons)
    ---> il nous faut ici un participe passif : dignatus

    et on obtient :

    scriptor legi dignatus : un auteur ayant été jugé digne d'être lu, soit : un auteur digne d'être lu
  • Cela ne me paraît pas très classique, et de plus c'est du passé.
    Mais ...à suivre...
    Personnellement j'emploierais dignus qui + subjonctif.
  • Cette construction n'est pas classique.
    -> scriptor dignus qui legatur, comme le suggère Laoshi.

    Attention : dans toute langue, c'est l'usage qui compte(1). Il ne faut pas "fabriquer " des expressions artificielles sous prétexte qu'on cherche des lois grammaticales unificatrices. C'est le principal danger auquel expose la grammaire scolaire. D'autre part, le latin n'a pas la merveilleuse souplesse du grec.

    (1) Et dans un thème de concours, c'est le "bon usage" ! ;)
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