Bonjour

Quel poème d'Apollinaire vous plaît le plus ? et pourquoi?

Moi j'aime bien sous le pont mirabeau car il est simple et ùélodieux

Réponses

  • Je suis une grande admiratrice d'Apollinaire...
    Mon poème préféré est "Adieu", dans "Poèmes à Lou"...
  • Mash, nous avons sur ce point le même goût...mais le titre exact est Le pont Mirabeau : très beau en effet, et très certainement parlant aux yeux de tous.

    ..Autant pour moi...
  • le pont PONT POOOONT.
    Non mais.
    Moi je préfère la série de poèmes écrits à la santé.
  • « L'Adieu

    J'ai cueilli ce brin de bruyère
    L'automne est mort souviens-t'en
    Nous ne nous verrons plus sur terre
    Odeur du temps brin de bruyère
    Et souviens-toi que je t'attends »

    Voilà mon préféré... Parce que comme souvent le poète a parlé pour moi...

    rectification
    *l'automne est morte
    désolée de n'avoir pas vérifié avant de "copier-coller" bêtement...
  • La blanche neige

    Les anges les anges dans le ciel
    L´un est vêtu en officier
    L´un est vêtu en cuisinier
    Et les autres chantent

    Bel officier couleur du ciel
    Le doux printemps longtemps après Noël
    Te médailleras d´un beau soleil
    D´un beau soleil

    Le cuisinier plume les oies
    Ah! tombe neige
    Tombe et que n´ai-je
    Ma bien-aimée entre mes bras

    Guillaume Apollinaire
  • Mais celui qui me plaît vraiment le plus...peut-être :
    Nuit rhénane

    Mon verre est plein d´un vin trembleur comme une flamme
    Écoutez la chanson lente d´un batelier
    Qui raconte avoir vu sous la lune sept femmes
    Tordre leurs cheveux verts et longs jusqu´á leurs pieds

    Debout chantez plus haut en dansant une ronde
    Que je n´entende plus le chant du batelier
    Et mettez près de moi toutes les filles blondes
    Au regard immobile aux nattes repliées

    Le Rhin le Rhin est ivre où les vignes se mirent
    Tout l´or des nuits tombe en tremblant s´y refléter
    La voix chante toujours á en râle-mourir
    Ces fées aux cheveux verts qui incantent l´été

    Mon verre s´est brisé comme un éclat de rire

    Guillaume Apollinaire
  • Le Pont Mirabeau est un poème magnifique, j'adore le rythme... C'est un peu un coup de coeur que j'éprouve pour ce texte. :)
  • Moi j'aime également beaucoup Adieu, mais aussi les Calligrammes, et en particulier Coeur, Couronne et Miroir... ;)
  • Coucou , moi personnellement le poème que j'aime le plus c'est "Le voyageur" car les sentiments du poème d'Appolinaire me touche profondément et qu'il s'agit du poème auquel je m'identifie le plus au niveau de ma personnalité :

    "Ouvrez-moi cette porte où je frappe en pleurant

    La vie est variable aussi bien que l'Euripe

    Tu regardais un banc de nuages descendre
    Avec le paquebot orphelin vers les fièvres futures
    Et de tous ces regrets de tous ces repentirs
    Te souviens-tu

    Vagues poissons arqués fleurs surmarines
    Une nuit c'était la mer
    Et les fleuves s'y répandaient

    Je m'en souviens je m'en souviens encore

    Un soir je descendis dans une auberge triste
    Auprès de Luxembourg
    Dans le fond de la salle il s'envolait un Christ
    Quelqu'un avait un furet
    Un autre un hérisson
    L'on jouait aux cartes
    Et toi tu m'avais oublié

    Te souviens-tu du long orphelinat des gares
    Nous traversâmes des villes qui tout le jour tournaient
    Et vomissaient la nuit le soleil des journées
    O matelots ô femmes sombres et vous mes compagnons
    Souvenez-vous-en ... "
  • Héhé, ça y est j'ai trouvé les calligrammes dont je vous ai parlé ! ;)


    http://www.maxicours.com/img/1/3/5/6/13562.gif Bonjour,
    Pas de hotlinking s’il vous plaît !
  • Ce début des Colchiques (Alcools, coll. NRF Poésie Gallimard)
    Le pré est vénéneux mais joli en automne
    Les vaches y paissant
    Lentement s'empoisonnent
    Le colchique couleur de cerne et de lilas
    Y fleurit tes yeux sont comme cette fleur-là
    Violâtres comme leur cerne et comme cet automne
    Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne

    J'aime le lyrisme de la Loreley, et tout particulièrement la fin du poème :
    ...

    Chevaliers laissez-moi monter sur ce rocher si haut
    Pour voir une fois encore mon beau château


    Pour me mirer une fois encore dans le fleuve
    Puis j'irai au couvent des vierges et des veuves


    Là-haut le vent tordait ses cheveux déroulés
    Les chevaliers criaient Loreley Loreley


    Tout là-haut sur le Rhin s'en vient une nacelle
    Et mon amant s'y tient il m'a vue il m'appelle


    Mon cœur devient si doux c'est mon amant qui vient
    Elle se penche alors et tombe dans le Rhin


    Pour avoir vu dans l'eau la belle Loreley
    Ses yeux couleur du Rhin ses cheveux de soleil


    (Alcools, Rhénanes in NRF Poésie Gallimard)
    Les sapins

    Les sapins en bonnets pointus
    De longues robes revêtus
    Comme des astrologues
    Saluent leurs frères abattus
    Les bateaux qui sur le Rhin voguent


    Dans les sept ans endoctrinés
    Par les vieux sapins leurs aînés
    Qui sont de grands poètes
    Ils se savent prédestinés
    A briller plus que des planètes


    A briller doucement changés
    En étoiles et enneigés
    Aux Noëls bienheureuses
    Fêtes des sapins ensongés
    Aux longues branches langoureuses


    Les sapins beaux musiciens
    Chantent des noëls anciens
    Au vent des soirs d'automne
    Ou bien graves magiciens
    Incantent le ciel quand il tonne


    Des rangées de blancs chérubins
    Remplacent l'hiver les sapins
    Et balancent leurs ailes
    L'été ce sont de grands rabbins
    Ou bien de vieilles demoiselles


    Sapins médecins divagants
    Ils vont offrant leurs bons onguents
    Quand la montagne accouche
    De temps en temps sous l'ouragan
    Un vieux sapin geint et se couche


    Alcools, éd. NRF Poésie/Gallimard
  • cerisia a écrit:
    « L'Adieu

    J'ai cueilli ce brin de bruyère
    L'automne est mort souviens-t'en
    Nous ne nous verrons plus sur terre
    Odeur du temps brin de bruyère
    Et souviens-toi que je t'attends »

    Voilà mon préféré... Parce que comme souvent le poète a parlé pour moi...

    rectification
    *l'automne est morte
    désolée de n'avoir pas vérifié avant de "copier-coller" bêtement...


    Je viens de découvrir Apollinaire (je suis en 4ème donc ce n'était pas encore au programme, ne m'en voulez pas), j'ai fait quelques recherches et je suis tout naturellement tombée sur l'Adieu qui me fait penser au poeme de Victor Hugo Demain dès l'aube, que j'adore: c'est un de mes préféré.
  • Pour moi aussi :
    J'ai cueilli ce brin de bruyère
    L'automne est morte souviens-t'en
    Nous ne nous verrons plus sur terre
    Odeur du temps Brin de bruyère
    Et souviens-toi que je t'attends

    Guillaume Apollinaire

    Et Si je mourais là-bas ...
  • J'adore...
    [...]
    Passeur passe jusqu'au trépas
    Les bacs toujours s'en vont et viennent
    Et les chaînes qui les retiennent
    Dans l'eau claire ne se voient pas


    D'ahan les passeurs les déchaînent
    Il faut passer il faut passer
    Passer et puis recommencer
    Les bacs du Rhin y vont et viennent.

    Deux derniers quatrains des Bacs,
    Rhénane non incluse dans Alcools.
    NRF-Gallimard (coll. Pléiade)
  • Les cloches, toutes gracieuses dans leur simplicité.
    Mon beau tzigane mon amant
    Écoute les cloches qui sonnent
    Nous nous aimions éperdument
    Croyant n'être vus de personne


    Mais nous étions bien mal cachés
    Toutes les cloches à la ronde
    Nous ont vus du haut des clochers
    Et le disent à tout le monde


    Demain Cyprien et Henri
    Marie Ursule et Catherine
    La boulangère et son mari
    Et puis Gertrude ma cousine


    Souriront quand je passerai
    Je ne saurai plus où me mettre
    Tu seras loin Je pleurerai
    J'en mourrai peut-être

    Et la Chanson du Mal-Aimé jusqu'à Et que je ne reverrai plus
  • J'adore le poème "chantre" d'Apollinaire:

    " Et l'unique cordeau des trompettes marines. "

    Un poème faisant référence au ciel, à la terre et la mer, un poème faisant l'éloge de Dieu et du sacré.
    Un vers à mille facettes!
  • LE DÉPART

    Et leurs visages étaient pâles
    Et leurs sanglots s'étaient brisés

    Comme la neige aux purs pétales
    Ou bien tes mains sur mes baisers
    Tombaient les feuilles automnales

    La tête étoilée, éd. NRF Gallimard
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