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Réponses

  • Anecdote : Laurent Fabius devant passer une agrégation pour l'ENS et trouvant subjective la notation de celle de philosophie, peu pour lui celle d'Histoire, difficile le grec ancien de celle de lettres classiques, il choisit la plus facile, celle de lettres modernes. :D
  • JehanJehan Modérateur
    "trouvant (...) peu pour lui celle d'histoire"
    C'est-à-dire ?
  • Jehan a écrit:
    "trouvant (...) peu pour lui celle d'histoire"
    C'est-à-dire ?
    Je ne me souviens plus très bien de ce que m'a rapporté Delia de son autobiographie (ou biographie) mais je crois qu'il aimait moins l'Histoire, que cette agrégation exigeait trop ou que ses connaissances étaient insuffisantes... Mais je suis certain quant aux autres agrégations.
  • Disons que c'est...l'avis de Fabius ^^

    Une amie agrégée de Lettres Classiques, quand elle a su que je préparais l'agreg de Lettres Modernes, m'a dit qu'elle aurait considéré ça comme mission impossible pour elle (alors qu'elle a un niveau autrement plus élevé que le mien) (c'était ma prof de français en prépa), vu l'étendue du programme à maîtriser.

    Donc la "difficulté" reste tout de même assez subjective... ;)

    Cyril M06: les programmes sont surtout très différents. L'agreg de LC met l'accent sur le latin et le grec (thème, version, puis étude de texte à l'oral), alors que celle de LM a des "épreuves techniques" différentes (ancien français, grammaire et stylistique), et la dissertation de littérature comparée.
    Si tu veux avoir une idée, regarde le site du ministère pour voir les programmes des deux agrégations, et les sujets: ça te donnera une idée :) Par contre, ne te fais pas peur, hein... quand on n'est pas dedans cela semble insurmontable, mais une fois dans le bain, on s'en sort ^^ (je te conseille de ne regarder que les sujets, pas les rapports de jury, souvent décourageants: tu auras le temps quand tu seras dans la course)
    http://www.education.gouv.fr/cid58356/programmes-des-concours-du-second-degre-de-la-session-2014.html#Concours_externe%20de%20l%27agr%C3%A9gation
    http://www.education.gouv.fr/cid67061/sujets-des-epreuves-d-admissibilite-des-concours-de-l-agregation-de-la-session-2013.html
  • Mirliton a écrit:
    Il faut savoir que la très grande majorité des étudiants en Lettres Classiques (qu'ils passent par la fac ou la classe prépa) n'ont fait, au collège et lycée, que latin ou grec - rarement les deux. Tu peux donc envisager sans problème un cursus de Lettres Classiques :)
    Je confirme et je vais même plus loin : il est possible d'intégrer un cursus de Lettres Classiques sans avoir de connaissances en langues anciennes : J'ai fait seulement un an de grec ancien en 3ème, j'ai arrêté au lycée où j'ai fait du japonais pendant trois ans, suivis de deux ans de LLCE Japonais (1ère année réussie, décrochage et échec à la seconde), puis d'un an d'"actorat" dans une école privée de cinéma. Après ça j'ai voulu intégrer une licence de Lettres et j'ai fait plusieurs demandes un peu partout en Lettres Modernes et Lettres Classiques. Avec ce dossier (et une absence quasi totale d'études en langues anciennes), j'ai été acceptée en L1 de Langues Classiques à la Sorbonne (mais j'ai décliné et fait une licence de Lettres Modernes à Paris 3). Donc ne pas avoir fait deux (ou de) langues anciennes ne doit sûrement pas être un obstacle insurmontable.

    J'aimerais également recueillir vos avis sur l'accession au métier d'enseignant chercheur.

    Je vous résume à nouveau brièvement mon parcours du lycée jusqu'à aujourd'hui pour vous situer, parce qu'il s'agit d'un véritable labyrinthe... Version courte : L1 LLCE Japonais mention AB, L2 abandonnée, 1 an d'école de cinéma, 3 ans de licence de Lettres Modernes à P3 mention B, M1 Web en alternance (actuellement)
    Version exhaustive :
    J'ai donc fait un bac L, avec seulement une mention passable (partiellement due à de lourds problèmes de santé avec déscolarisation en février, mais aussi à un manque de travail préalable et de motivation je l'admets). J'ai poursuivi en L1 de LLCE Japonais à Bordeaux III que j'ai eue avec mention Assez Bien. De retour à Paris, j'ai fait ma L2 à l'INALCO mais je suis retombée malade, l'enseignement ne me convenait pas et j'ai décroché. J'ai enchaîné avec une année de jeu d'acteur dans une école privée de cinéma mais je me suis rendue compte qu'être devant la caméra ne me correspondait pas, et que ce que je voulais réellement, c'était me plonger dans la littérature (écrire, lire, étudier les courants, les oeuvres, la langue française,...).
    Donc j'ai rempli des dossiers pour plusieurs universités et j'ai choisi la licence de Lettres Modernes de la Sorbonne Nouvelle, sans savoir dans quelle direction professionnelle je me dirigerais ensuite. Je l'ai validée avec mention Bien, et je suis tombée amoureuse de littérature médiévale en 2ème année et me suis spécialisée en L3 (mon cours "majeur" de littérature était de la littérature médiévale et j'ai choisi des options en ancien français, mais le reste était commun à tous les parcours).

    Arrivée en dernière année, je me suis réellement demandé ce que j'allais faire. Je suis passionnée de littérature et tout particulièrement de littérature médiévale et XVIème. J'adorais étudier et j'ai même suivi des cours de latin en auditeur libre au cas où je prenne la décision de continuer et à terme de passer l'agreg.
    Mais à l'époque j'étais vraiment contre l'idée de devenir prof. Ca me rebutais complètement, je voulais seulement faire de la recherche. Quand j'ai demandé l'avis de ma professeur de littérature médiévale elle m'a répondu très honnêtement et m'a parlé de son parcours. La quasi obligation de passer l'agreg me posait problème et j'avais peur de passer des moments vraiment difficiles entre le moment où je commencerai mon master et le moment où je serai considérée comme une "professionnelle", avec la hantise de ne jamais avoir de poste de chercheur.

    J'ai donc abandonné et j'ai été prise dans un master Culture et Métiers du Web en alternance cette année (2013-2014).
    Mais je me rends compte que l'étude de la littérature me manque énormément et l'émulation intellectuelle du master dans lequel je suis est très inférieure à celle dont je jouissais en licence. J'ai peur de me retrouver à faire un métier peut-être plus confortable du côté "pratique" que celui de chercheur (rémunération, emploi, style de vie) mais qui m'ennuiera assez vite et ne me plaira plus dans quelques années. Même si en étant objective, le web est un domaine qui me plaît (mais bien derrière la littérature médiévale) et qui permet le renouvellement.
    J'ai également conscience qu'être chercheur ou enseignant chercheur n'est pas toujours une partie de plaisir et que je ne ferai bien sûr pas uniquement des choses qui m'intéresseront. Et maintenant que je ne me plais pas dans mon master, j'ai revu mes exigences à la baisse et être professeur (à l'université), s'il le faut pour avoir un poste de chercheur, ne me rebute plus. Je pense même que c'est quelque chose qui pourrait me plaire. Mais je ne souhaite absolument pas être "seulement" professeur (dans le secondaire par exemple), pour moi ce serait un moyen de faire de la recherche.

    Bref, donc mes questions sont les suivantes, dans l'optique où je me redirigerais vers la littérature médiévale :
    -Pensez-vous qu'il soit plus réaliste qu'avec mon parcours à rallonge je valide d'abord un master 2 dans mon master actuel pour avoir le diplôme ? Dans ce cas pensez-vous qu'il soit possible que je fasse le M1 à distance avec le dispositif de Paris 3 ?
    -Pensez-vous que je puisse être acceptée en Master 2 de littérature en ayant fait un Master 1 web (sachant qu'il est catégorisé "SHS - communication" et que je dois faire un mémoire de recherche de 80 à 100 pages en M1, et que j'espère le valider avec minimum mention Bien, dans l'idéal mention Très Bien) ?
    -Dans le cas où je reprendrai en M1, est-ce que certains d'entre vous aurait fait le Master d'Etudes Médiévales co-habilité P3, P4, ENS et ENC ? C'est celui qui me plairait le plus et j'aimerais vraiment l'intégrer. Sinon je me dirigerai vers Paris 3 ou la Sorbonne.
    -J'ai également lu toutes les réponses de ce sujet mais si vous avez de nouveaux avis, témoignages ou avis divergents en ce qui concerne la possibilité d'un parcours sans agrégation, je suis preneuse.
    -Est-ce possible selon vous d'être chercheur en littérature médiévale sans être enseignant chercheur ou est-ce complètement irréaliste ?
    -Pouvez-vous me parler des années suivant le master 2, comment cela se passe-t-il pour être chargé de TD, etc, peut-on avoir un poste à l'université, comment cela se passe-t-il ?
    -Quel est le "marché" de la littérature médiévale : peu d'intéressés j'imagine, mais peu de postes également ?

    J'espère n'avoir pas plongé tout le monde dans le sommeil avec mon roman, et je vous remercie de vos réponses si vous en avez !
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