Prépa littéraire Licence lettres modernes
Capes lettres modernes

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Réponses

  • J'aurais tendance à penser que le choix dépend de l'originalité du sujet traité par rapport aux projets des thèmes de recherche de chaque université. L'aspect relationnel et cooptation dans ce milieu n'est pas non plus à négliger. Comme vous le soulignez, les places sont chères et cette année (2008), rien qu'à l'université de Tours, 80 doctorants vont présenter une thèse LM . Le professeur qui avait dirigé ma maîtrise souhaitait que je poursuive en doctorat mais à une condition essentielle : que j'ai un travail parallèlement. Il avait été très clair quant aux débouchés possibles d'enseignant-chercheur en LM.
    Cela non pas pour vous décourager mais pour que vous construisiez un projet réfléchi et réaliste en terme d'avenir (déformation professionnelle : je travaille dans l'insertion).
    Bon courage et accrochez-vous à vos rêves... sans mettre en danger votre vie future.
  • Bonsoir,

    Je sais que cela est assez tôt pour y penser, mais je suis très soucieux de mon avenir.
    Je suis actuellement en Seconde, et je compte poursuivre vers une Première L.
    Mon souhait est de devenir enseignant-chercheur. Je me suis construit un parcours post-bac et je voudrais votre avis quant à la cohérence de celui-ci.

    Après un bac L, je m'orienterais vers une licence en Lettres Modernes. Je poursuivrais ensuite vers le master 2, toujours en Lettres Modernes, pour finir en doctorat. Après celui-ci, je passerais le concours d'agrégation pour posséder plus de chances au recrutement.

    Ceci tient-il la route ?
    Merci à vous !
  • Alexabr a écrit:
    Après un bac L, je m'orienterais vers une licence en Lettres Modernes. Je poursuivrais ensuite vers le master 2, toujours en Lettres Modernes, pour finir en doctorat. Après celui-ci, je passerais le concours d'agrégation pour posséder plus de chances au recrutement.

    Ceci tient-il la route ?
    Merci à vous !

    Passe par une prépa A/L plutôt que d'aller directement en licence, et passe l'agégation avant de préparer ton doctorat.
  • Je me suis reconstruis un parcours post-bac ! Celui ci est-il plus en adéquation avec mon projet ?

    Classes préparatoire en Lettres A/L

    puis

    Master Lettres spécialité Théorie de la Littérature à l'Ecole normale Supérieur de Paris (ENS Ulm)

    puis

    Agrégation

    puis

    Doctorat "arts et langages" à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS)


    Encore merci !
  • Je dirais que ton parcours a une grosse faiblesse : l'ENS. C'est une école extrêmement dure à obtenir, toutes les personnes qui font KH ne passent pas forcément le cap du concours. Il faudrait donc que tu te trouves un plan B — enfin je dis ça, je ne sais pas comment ça marche pour toi au lycée.
  • C'est bien d'avoir de l'ambition... Mais ce que je trouve curieux, moi, c'est que l'intitulé des parcours soit déjà défini. Il faut avoir fait de la littérature à haut niveau et un peu de recherche pour pouvoir choisir en connaissance de cause le parcours de master et le doctorat qui conviennent. Ça ne se décide pas au lycée. On peut seulement dire qu'on envisage de faire un master recherche puis un doctorat après la licence.
  • Polo a écrit:
    On peut seulement dire qu'on envisage (...) un doctorat après la licence.
    Je ne pense pas non plus que l'on puisse être certain de vouloir faire un doctorat dès le lycée. C'est bien d'avoir un cap, mais la confrontation à la réalité (celle du contexte, économique et affectif, ainsi qu'une meilleure connaissance de soi) conduit souvent à des réajustements des objectifs initiaux (ce qui, d'une certaine façon, peut être aussi une manière d'être ambitieux, mais en adaptant cette ambition à sa propre personnalité, et non en s'imposant de suivre des parcours dits "modèles").
  • Evidemment...
  • Cela dit, le master de l'ENS en question -encore très jeune puisque c'est la première année qu'il existe, il faudrait donc attendre un peu que les étudiants en sorte pour avoir des échos- est un master qui relève d'un partenariat avec l'ENS et non pas de l'ENS directement. Autrement dit, les modalités de recrutement sont différents et plus accessibles -notamment en raison de cette jeunesse, puisqu'il n'est pas très connu-. Bref.

    De toutes les façons, je suis d'accord avec ce qui est dit : le projet d'ensemble est bon, mais l'idée d'un tel projet est assez étonnante. Va déjà en classe préparatoire A/L, ça te formera pour ton projet et ça te laissera deux ou trois ans pour voir ce que tu as envie de faire et ce qui est possible.
  • Mais tout ceci n'a rien de contractuel. Ce ne sont rien d'autres que des éventualités, modifiables au cours du temps, et ainsi devenant dépendant de plusieurs facteurs comme ceux cités plus haut. Il est bien évident qu'un parcours comme tel se doit d'être modifié, à des fins de "connaissance de cause".
    Il n'en demeure cependant point moins vrai que mes ambitions resteront à la hauteur de ma motivation, et que les difficultés qui m'attendent ne me font guère peur. Ce côté planifié de ce parcours m'aide ainsi à obtenir une motivation nécessaire pour arriver au terme de mon souhait.
  • Tu as raison : "Il faut toujours viser la lune car même en cas d'échec on atterrit au milieu des étoiles." (O. Wilde)
  • Bonsoir! j'ai beau me renseigner sur internet, j'ai du mal à comprendre certaines choses quant au métiers d'enseignant chercheur (en lettres modernes éventuellement) Concrètement, après le bac, c'est combien d'années pour être enseignant chercheur? Doit-on vraiment passer tous les concours? (il y en a beaucoup quand même!)
    Personnellement, c'est le côté chercheur qui m'attire le plus..
  • Trois ans de licence, deux ans de master, au moins un an pour passer l'agrégation (qui est souvent nécessaire, mais c'est selon les matières), trois ans au moins pour le doctorat. A partir de là, on entre dans la "carrière" à proprement dit, mais ça ne veut pas dire qu'on a un poste pour autant.
  • Bonsoir,

    Je m'excuse d'avance pour les redites éventuelles.

    Pour devenir professeur des universités, professeur de littérature en particulier, certains titres me semblent difficilement dispensables (j'emploie "professeur" au sens général, en comprenant notamment les maîtres de conférence, dans la mesure où pour obtenir une HDR il faut déjà avoir enseigné en université).

    Grosso modo, il faut se dire que tout est bon à prendre : "tout", cela veut d'abord dire l'ENS, qui offre des avantages multiples en plus de la rémunération : accès à certaines bibliothèques, contacts plus faciles avec des enseignants déjà en poste, échanges avec des universités étrangères qui ont la réputation d'être prestigieuses, etc etc. Ensuite, il faudra compter avec l'agrégation, qui est un sésame quasi indispensable.

    Quand je dis "quasi", j'évalue en proportion des CV que j'ai pu consulter ça et là sur le net (de mes professeurs ou d'autres) : c'est une chose à faire si le métier vous intéresse. Il en ressort assez clairement que pour enseigner la littérature (française du moins, mais également en comparée) l'agrégation et l'ENS (dans une mesure un peu moindre) sont des titres non négligeables.

    Après, tout est relatif. Il y a par exemple une différence de taille entre la province et Paris, où les postes sont "naturellement" plus difficiles d'accès, car plus prisés. Ensuite, il existe une différence (quoique très relative) entre les siècles, puisque les XIX°/XX° ont la réputation d'être moins accessibles (ça, il faut voir : chez les dix-septiémistes par exemple, il n'est pas certain que les postes soient légion).

    Mais le plus important, à mon avis, c'est la thèse de doctorat, et donc l'intitulé de la thèse, bref le sujet des recherches. Il faut faire attention à combiner plusieurs aspects : d'abord, un sujet qui vous plaise, sans quoi vous vous ennuierez ; ensuite, un sujet "porteur", qui apporte réellement quelque chose du point de vue de la recherche et soit original ; enfin, un ou une directrice de recherche qui vous portera, car c'est extrêmement important. J'ai rencontré des professeurs qui n'étaient pas forcément normaliens (mais toujours agrégés, cela dit) mais dont la soutenance de thèse avait été une réussite et leur avait permis de décrocher des postes auxquels ils n'auraient pas cru pouvoir prétendre. Donc : ne pas se précipiter sur un sujet. Il faut prendre le temps. Je pense qu'avoir enseigné dans le secondaire avant sa thèse peut permettre de réfléchir. Chez certains directeurs, c'est même très apprécié.

    Dernière chose : un petit tour sur le site Fabula donnera un aperçu de la recherche à ceux pour qui le terme est encore confus (et en Lettres, il le sera toujours un peu : c'est tout l'intérêt).

    En espérant avoir éclairci certains aspects !
  • Et pour la thèse, j'ajoute : avoir un directeur de thèse qui vous introduise dans le milieu de la recherche, ce qui veut dire qui vous soutient, mais aussi qui a du pouvoir... (juste pour développer ce qui a été dit)
  • Bonjour !

    J'aurais besoin de votre aide pour mes études. Je souhaite enseigner à l'université en tant que professeur de lettres modernes. Je voulais au début enseigner les lettres classiques, mais comme mon lycée ne faisait pas Grec, je ne pouvais pas faire Lettres Classiques en ne faisant que du Latin.

    Bref, je souhaite entrer à Hypokhâgne l'année prochaine pour travailler les lettres modernes. J'aimerais par la suite passer mon master et travailler une thèse de doctorat pour devenir enseignant-chercheur à l'université.

    Le problème, c'est que voilà, pour enseigner faut être "chercheur" : C'est-à-dire "chercheur" ? J'aurais en effet souhaité profiter des horaires moins volumineux d'un professeur d'université pour être aussi journaliste (éventuellement, journaliste politique).

    J'aimerais savoir si vous auriez des conseils, qu'est-ce que fait un professeur-chercheur de lettres modernes ? Que doit-il faire dans ses conférences ?

    Merci beaucoup.
  • ComateenComateen Modérateur
    Etre chercheur est un boulot à part entière, je vois mal comment tu pourrais être journaliste à côté ;). Quand tu es enseignant-chercheur à la fac, ça signifie que tu as fait une thèse et que tu as obtenu un poste à la fac (en litté française, comparée ou linguistique). Tu as un certain nombre d'heures de cours à faire, tout en faisant des recherches dans ton domaine de spécialité. Tu es amené à participer à des séminaires, des colloques sur ce domaine, et tu dois aussi publier des articles dans des revues. Il y a moins d'heures de cours que dans le secondaire (du moins je pense) mais c'est tout aussi prenant.
  • Je ne réponds pas à la question de fond, mais si tu as déjà appris le latin, tu peux commencer en plus le grec l'année prochaine en hypokhâgne. Une fois que tu seras remis à niveau, tu peux tout à fait envisager un parcours en lettres classiques.
  • Quelques éléments de réponse CyrilM06:

    Etre journaliste en parallèle d'enseignant-chercheur: ne crois pas que c'est un métier qui va te laisser beaucoup de temps... Tu auras d'une part ta charge d'enseignement (qui, si elle est bien moins importante que dans le secondaire, n'est pas négligeable: moins d'heures de cours à faire, mais beaucoup plus de temps de préparation), des responsabilités administratives, des choses à gérer par rapport aux étudiants.
    Une fois passé le cap de maître de conférences (le "premier niveau" d'enseignant-chercheur, où en tant que "petit nouveau" tu dois faire pas mal de trucs qui prennent du temps et ne te conviennent pas forcément), si tu deviens professeur: tu passeras beaucoup de temps à t'occuper d'étudiants et de leurs travaux de recherche.
    En ce qui concerne la recherche elle-même, c'est aussi très prenant: il ne s'agit pas juste décrire un article quand il y a le temps ou l'envie. Il faut chercher des colloques, éventuellement en organiser, entretenir des relations avec d'autres enseignants-chercheurs (de ton université et d'autres universités, dans ton domaine), te tenir au courant de ce qui se fait dans ton domaine (histoire de ne pas réinventer la poudre), etc.

    En plus, le statut de fonctionnaire t'interdit d'exercer deux métiers (sauf quelques rares cas, dont il a déjà été question sur le forum: les enseignants en fac de droit peuvent être avocats, par exemple). Je ne sais pas ce qu'il en est du métier de journaliste.

    Pour ce qui est du travail de chercheur: pour en avoir une meilleure idée, tu peux aller fureter sur le site Fabula par exemple (http://recherche.fabula.org/) tu trouveras des intitulés de colloques, des appel à participation, et parfois des compte-rendu de colloques en ligne. Ca te donnera déjà une idée de ce qu'écrivent les chercheurs :)

    En tant qu'enseignant chercheur, tu es obligé de faire du travail de recherche (cela fait partie de ton statut). Sans cela, tu passes dans un statut parallèle, où tu ne fais plus de recherche, mais que de l'enseignement (et beaucoup plus, bien sûr).

    Lettres classiques/modernes: l'hypokhâgne est indifférenciée. C'est l'année suivante, en khâgne, que tu choisis. Tu as la possibilité de commencer le grec en hypo, en grand débutant (en général, c'est un cours intense et accéléré, qui permet d'avoir un niveau correct en entrant en khâgne). Il faut savoir que la très grande majorité des étudiants en Lettres Classiques (qu'ils passent par la fac ou la classe prépa) n'ont fait, au collège et lycée, que latin ou grec - rarement les deux. Tu peux donc envisager sans problème un cursus de Lettres Classiques :)
  • Je vous remercie pour vos réponses vraiment très intéressantes et qui m'en font apprendre davantage sur le métier que je souhaite réaliser. L'agrégation de Lettres Modernes est-elle plus dure ou plus simple que l'agrégation de Lettres Classiques ? Car je souhaite passer mon agrégation après mon master et j'ai peur qu'avec moins d'années de travail en Grec, je me retrouve le bec dans l'eau au moment de passer mon agrég.

    Merci d'avance :-)
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