Prépa littéraire Licence lettres modernes
Capes lettres modernes

2

Réponses

  • Je vous remercie tous les deux pour vos réponses.

    Je n'en suis pas encore là, à vrai dire je suis encore en terminale L mais quelque chose me dit que si je veux m'en sortir, j'ai tout intérêt à m'en inquiéter dès maintenant...
    En tous cas, je retiens tout ce que vous dites, cela me sera utile quand le temps sera venu.

    Un point me gêne un peu : j'ai l'impression que dans le milieu, il faut savoir se faire connaître, montrer son nez là où il faut et brosser la manche aux bonnes personnes... Or je ne connais pas du tout le milieu littéraire, j'habite en province, au niveau des contacts je n'aurai rien d'acquis par avance... Faut-il réellement un peu d'hypocrisie pour arriver à ses fins ?
    En matière de contacts humains, je crois être encore un peu trop idéaliste pour user de stratégie...
  • Et oui, les relations comptent beaucoup ! Mais bon ne désespère pas parce que je connais un prof d'université (il enseigne l'allemand) dont les parents étaient ouvriers et absolument sans relations avec le milieu enseignant ... il a fait le DEUG, la licence, il a passé son CAPES, son Agreg, puis il a fait un doctorat (tout ça à Nantes) et actuellement il est en poste à la Réunion.
    Je pense qu'il faut aller vers les profs montrer que tu n'es pas une étudiante comme les autres, avoir une ambition folle, persévèrer ... tout ça demande beaucoup de sacrifices. De nombreuses étudiantes stoppent leurs études parce qu'elles se mettent en couple, avec bébé à la clé généralement :lol:
    Je pense qu'il est très important de penser à cet aspect là dans le plan de ses études.

    Enfin bon ceci dit, tu sais, prof en lycée ou en collège après tout c'est quand même pas mal ;)
  • l'aspect "couple-bébé-famille" m'a déjà plus que traversé l'esprit, à vrai dire !
    mais, prof en collège, je ne le sens pas du tout (vraiment pas du tout...), et lycée pourquoi pas.
    je pars quand même avec cette idée-là, en sachant qu'en route le trajet pourra être dévié...
    merci en tout cas.
  • J'avoue que j'ai lu ce sujet avec interêt et que cela m'a conforté dans ce que j'avais pu apprendre de mes années de fac...

    Il faut des relations, de l'audace, et aussi de la patience. Mais j'avoue que cela ne me fait pas peur, etant determinée à y arriver un jour :)

    Il est vrai que l'aspect "mariage/maison", en ce qui me concerne, ne facilite pas les choses, mais j'espere parvenir a ce que je souhaite malgré tout!
  • Bonjour,


    Aujourd'hui en deuxième année de master professionnel orienté communication, je songe à reprendre des études de lettres modernes. Je n'ai pas en effet trouvé jusque là une émulation intellectuelle suffisante dans mes différentes expériences pros. Le statut d'enseignant-chercheur, malgré ses inconvénients, semble le plus à même de me satisfaire à ce niveau. Néanmoins, quelques questions se posent au sujet de cette reprise...

    J'ai pour ainsi dire une simple licence en lettres modernes. Croyez-vous qu'après mon master professionnel (équivalent bac +5) que je compte finir, je pourrais prendre un master de lettres dès le M2 ou vais-je être obligé de repasser par la case de la première année de master ?

    Par ailleurs, j'aimerais vraiment savoir en quoi consistent les années post-master & pré-doctorat (en gros de bac +6 à bac +8) : chaque année est-elle sanctionnée par un mémoire de recherche et d'autres types d'examens ? Les journées sont-elles occupées à travailler dans une équipe sous la tutelle d'un enseignant-chercheur ou le temps libre est-il suffisant pour avoir un job quelconque (même à mi-temps) ?

    Ensuite, d'un intérêt pratique... doit-il y avoir une continuité entre les différents sujets de recherche, du master au doctorat, que ce soit au niveau d'un mouvement littéraire, d'un groupe d'auteurs ou d'une période historique, etc. pour s'assurer une réelle spécialité ? Sachant que les places d'enseignants sont chères, n'est-il pas préférable de cumuler deux spécialités de recherche (ex : surréalisme et littérature tchèque contemporaine) pour améliorer ses chances d'avoir un poste ? Ne vaut-il mieux pas étudier des périodes classiques (ex : âge des Lumières, romantisme) ou des auteurs siégant dans le paysage historique de la littérature (ex : Proust, Stendhal, Céline) que des périodes plus contemporaines (ex : réalisme magique), voire des auteurs encore vivants (ex : Sylvie Germain, Pierre Michon), sachant que les premiers sont bien plus enseignées à la faculté ? A moins que la place d'enseignant soit plus du ressort des relations et affinités que d'éventuels sujets de recherche qui n'auront pas souvent à voir avec les cours que l'on peut dispenser ?

    Concrètement, pour avoir ce statut d'enseignant-chercheur, "suffit-il" d'avoir le doctorat et de réussir le concours de l'agrégation, en n'oubliant pas bien entendu une place libre dans une université... ?

    Si vous avez d'autres informations à me fournir, je suis bien entendu preneur. Et je vous remercie vivement de votre lecture !
  • J'aurais tendance à penser que le choix dépend de l'originalité du sujet traité par rapport aux projets des thèmes de recherche de chaque université. L'aspect relationnel et cooptation dans ce milieu n'est pas non plus à négliger. Comme vous le soulignez, les places sont chères et cette année (2008), rien qu'à l'université de Tours, 80 doctorants vont présenter une thèse LM . Le professeur qui avait dirigé ma maîtrise souhaitait que je poursuive en doctorat mais à une condition essentielle : que j'ai un travail parallèlement. Il avait été très clair quant aux débouchés possibles d'enseignant-chercheur en LM.
    Cela non pas pour vous décourager mais pour que vous construisiez un projet réfléchi et réaliste en terme d'avenir (déformation professionnelle : je travaille dans l'insertion).
    Bon courage et accrochez-vous à vos rêves... sans mettre en danger votre vie future.
  • Bonsoir,

    Je sais que cela est assez tôt pour y penser, mais je suis très soucieux de mon avenir.
    Je suis actuellement en Seconde, et je compte poursuivre vers une Première L.
    Mon souhait est de devenir enseignant-chercheur. Je me suis construit un parcours post-bac et je voudrais votre avis quant à la cohérence de celui-ci.

    Après un bac L, je m'orienterais vers une licence en Lettres Modernes. Je poursuivrais ensuite vers le master 2, toujours en Lettres Modernes, pour finir en doctorat. Après celui-ci, je passerais le concours d'agrégation pour posséder plus de chances au recrutement.

    Ceci tient-il la route ?
    Merci à vous !
  • Alexabr a écrit:
    Après un bac L, je m'orienterais vers une licence en Lettres Modernes. Je poursuivrais ensuite vers le master 2, toujours en Lettres Modernes, pour finir en doctorat. Après celui-ci, je passerais le concours d'agrégation pour posséder plus de chances au recrutement.

    Ceci tient-il la route ?
    Merci à vous !

    Passe par une prépa A/L plutôt que d'aller directement en licence, et passe l'agégation avant de préparer ton doctorat.
  • Je me suis reconstruis un parcours post-bac ! Celui ci est-il plus en adéquation avec mon projet ?

    Classes préparatoire en Lettres A/L

    puis

    Master Lettres spécialité Théorie de la Littérature à l'Ecole normale Supérieur de Paris (ENS Ulm)

    puis

    Agrégation

    puis

    Doctorat "arts et langages" à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS)


    Encore merci !
  • Je dirais que ton parcours a une grosse faiblesse : l'ENS. C'est une école extrêmement dure à obtenir, toutes les personnes qui font KH ne passent pas forcément le cap du concours. Il faudrait donc que tu te trouves un plan B — enfin je dis ça, je ne sais pas comment ça marche pour toi au lycée.
  • C'est bien d'avoir de l'ambition... Mais ce que je trouve curieux, moi, c'est que l'intitulé des parcours soit déjà défini. Il faut avoir fait de la littérature à haut niveau et un peu de recherche pour pouvoir choisir en connaissance de cause le parcours de master et le doctorat qui conviennent. Ça ne se décide pas au lycée. On peut seulement dire qu'on envisage de faire un master recherche puis un doctorat après la licence.
  • Polo a écrit:
    On peut seulement dire qu'on envisage (...) un doctorat après la licence.
    Je ne pense pas non plus que l'on puisse être certain de vouloir faire un doctorat dès le lycée. C'est bien d'avoir un cap, mais la confrontation à la réalité (celle du contexte, économique et affectif, ainsi qu'une meilleure connaissance de soi) conduit souvent à des réajustements des objectifs initiaux (ce qui, d'une certaine façon, peut être aussi une manière d'être ambitieux, mais en adaptant cette ambition à sa propre personnalité, et non en s'imposant de suivre des parcours dits "modèles").
  • Evidemment...
  • Cela dit, le master de l'ENS en question -encore très jeune puisque c'est la première année qu'il existe, il faudrait donc attendre un peu que les étudiants en sorte pour avoir des échos- est un master qui relève d'un partenariat avec l'ENS et non pas de l'ENS directement. Autrement dit, les modalités de recrutement sont différents et plus accessibles -notamment en raison de cette jeunesse, puisqu'il n'est pas très connu-. Bref.

    De toutes les façons, je suis d'accord avec ce qui est dit : le projet d'ensemble est bon, mais l'idée d'un tel projet est assez étonnante. Va déjà en classe préparatoire A/L, ça te formera pour ton projet et ça te laissera deux ou trois ans pour voir ce que tu as envie de faire et ce qui est possible.
  • Mais tout ceci n'a rien de contractuel. Ce ne sont rien d'autres que des éventualités, modifiables au cours du temps, et ainsi devenant dépendant de plusieurs facteurs comme ceux cités plus haut. Il est bien évident qu'un parcours comme tel se doit d'être modifié, à des fins de "connaissance de cause".
    Il n'en demeure cependant point moins vrai que mes ambitions resteront à la hauteur de ma motivation, et que les difficultés qui m'attendent ne me font guère peur. Ce côté planifié de ce parcours m'aide ainsi à obtenir une motivation nécessaire pour arriver au terme de mon souhait.
Connectez-vous ou Inscrivez-vous pour répondre.