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Réponses

  • Ah Maxime Chattam j’aime beaucoup aussi.

    J'ai démarré la lecture de La guerre des cartels, qui complète bien ce que le connaissais déjà.

    On y réexplique bien que la "guerre à la drogue" des présidents Nixon puis Reagan sont avant tout des instruments politiques et électoraux.

    On peut même douter que ces deux présidents croyaient vraiment gagner cette guerre.

    Ils se sont aussi bien servi du trafic de drogue quand cela servait leurs intérêt, notamment en Amérique centrale pour financer divers mouvements paramilitaires.

    Les autorités mexicaines se sont aussi bien servies des Etats-Unis au cours de l'opération Condor censée éradiquer la culture de stupéfiant.

    Les dirigeants Mexicains ont profité de l'opération pour éliminer le reste de l'opposition politique et, de plus, les gros trafiquants avaient été prévenus du déclenchement de l'opération bien à l'avance et se sont mis à l'abri.

    N'ont été éliminés que des "seconds couteaux", ce qui a permis au trafic de se structurer de façon bien plus efficace autour de gros acteurs bénéficiant de protections politiques et militaires.

    Cette opération censée, officiellement, débarrasser l'Amérique du trafic de drogues a eu exactement l'effet inverse...

    Bravo les artistes, comme on dit. :/

    En allant faire un tour à Trafic (je ne sais pas si le magasin existe en France), j'ai trouvé par hasard Médecine en danger (de Jean-Christophe SEZNEC et Stéphanie ROHANT) et Cosmix Banditos de A.C. Weisbecker.

    Le premier est un témoignage de médecin sur la réalité du métier en France.

    Le second est un livre plus "métaphysique" avec les réflexions d'un trafiquant de drogue retiré des affaires, au fond de la jungle. Ca a l'air assez ésotérique.


    J'ai pratiquement terminé Cosmix Banditos.

    Au début j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l'histoire qui semble complètement "déjantée", mais une fois qu'on a lâché prise, c'est vraiment une lecture géniale. Le héros, ancien trafiquant d'armes et de drogues vit dans sa cabane en Colombie. Lorsque ses hommes détroussent des touristes américains, il met la main sur des livres de physique.

    Ces lectures complexes et probablement l'excès de substances alcoolisées et stupéfiantes aidant, il va progressivement dérailler et devenir un Cosmix Bandito, essayant de convertir les gens de son entourage à sa nouvelle "religion" mêlant considérations personnelles et théories scientifiques mal digérées.

    On est dans quelque chose de loufoque et très amusant.

    Une très bonne surprise.

    Bonjour,

    J'ai fini Trafics de Benoît Séverac. Rien d'extraordinaire, je l'ai lu sans déplaisir, mais sans grand plaisir non plus.

    J'ai commencé Le dernier été de Lisa de Valentin Musso, et j'apprécie. J'aime déjà bien le concept de ce genre de livre (enquêter sur une vieille affaire) et l'ambiance est très prenante. La petite ville marquée par le meurtre d'une jeune adolescente, le coupable qui revient s'y établir et traité en paria, le héros qui enquête sur une affaire qui l'a personnellement touché et retrouve des personnes qu'il avait connues adolescents et voit comment elles ont changé...

    Vraiment très chouette.

    La 6e Extinction je n'ai pris aucun plaisir. Je l'ai vite expédie. Dommage, parce qu'habituellement j'aime bien ce genre de techno-thriller.

    Pour le livre sur les AR-15, en fait il n'y a presque pas de texte. C'est juste quelques pages d'explications techniques, puis ensuite un argus qui reprend les différents modèles du marché américain et une liste des prix et spécifications techniques.

    J'ai terminé Dernier été pour Lisa.

    J'ai beaucoup aimé, notamment le retournement de situation final que je n'ai pas du tout vu venir.
  • Tu peux donc maintenant choisir ton fusil d'assaut. Mais tu veux en faire quoi, au juste ? Je pose la question parce que je m'inquiète...
  • Bah en fait je pensais que c'était un livre qui expliquait la technique et les évolutions des AR-15.

    Mais c'est pas le cas, c'est juste une liste de modèles disponibles aux USA par fabricants et de prix que de toute façon je connaissais déjà : j'ai déjà les catalogues papiers et numériques d'une partie d'entre eux.

    Je ne sais pas trop ce que je vais en faire de ce livre vu qu'il ne me sert à rien.


    Sinon je vais commencer Kyoko, de Ryû Murakami. On y suit le parcours d'une Japonaise de 21 ans qui retourne à New-York à la recherche de souvenirs. Mais, en fait, on suit son parcours par le regard des personnes qu'elle rencontre.
  • Si tu aimes la littérature japonais contemporaine, Simon, je suppose que tu connais Haruki Murakami.
    Si par extraordinaire tu n'avais pas encore lu La Course au mouton sauvage, je ne pourrais que te le conseiller vivement. :)
  • J'aime beaucoup le Japon et sa culture et sa société, mais j'ai toujours eu du mal à rentrer dans la littérature japonaise, que je trouve difficile d'accès. J'ai lu Le bureau des chats de Kenji Miyazawa, et j'ai aussi eu du mal à accrocher.

    J'avais beaucoup apprécié les aventures de Junko Go et Masayuki, mais l'auteur est française : Anne Rambach. Mais ça décrit bien le fonctionnement de la société japonaise et de son système judiciaire.

    Pour le livre Kyoko, j'ai découvert qu'on en avait fait un film. Ca a quelque peu vieilli.
    https://www.youtube.com/watch?v=Nl0HyMmJSh0

    Pour le roman, le choix de narration (on ne voit l'héroïne qu'à travers le regard de ceux qu'elle croise) c'est assez particulier. Ca crée quand même une distance par rapport à notre personnage principal. Est-ce que c'est un avantage ou un inconvénient ? Je pense que chacun aura son avis.

    J'ai commencé la biographie d'Albert Speer, de Martin Kitchen aux éditions Tempus.
    https://www.librairiedialogues.fr/livre/15450422-speer-l-architecte-d-hitler-martin-kitchen-tempus-perrin

    Bon, apparemment l'homme avait bien un grand talent d'organisateur, mais comme architecte il était plutôt limité.

    :/
  • Il y a quelques années, j'ai lu des romans d'Haruki Murakami. J'avoue que j'ai eu un peu de peine à entrer dans son univers onirique. Aussi j'ai arrêté, mais peut-être aurais-je dû persister un peu car l'écriture est de qualité et on se laisse malgré tout entraîner.
    Et qui sait, à force d'être pressenti pour le Nobel de la littérature, il pourrait finir par l'avoir! :)

    Par contre, quand j'ai su qu'il courrait des marathons, j'ai lu Autoportrait de l'auteur en coureur de fond pour tenter de comprendre ce qui pouvait motiver quelqu'un à avaler autant de kilomètres à pied en courant. Sa motivation de départ est claire: il voulait maigrir. Mais il a continué. Je connais d'autres coureurs, sur des distances encore plus grandes, et j'ai l'impression qu'on devient accro à ce type de sport...
  • Le fait d'être accro au sport est un fait reconnu.

    C'est la bigorexie, qui serait provoquée par la sécrétion d'endorphine qui stimulent le circuit dopaminergique.

    En gros, le circuit du "plaisir physique".
  • "bigorexie": voilà un mot nouveau pour moi! Apparemment, ce trouble serait associé à une obsession alimentaire et une recherche du corps parfait, pas seulement à la production d'endorphine.
  • JehanJehan Modérateur
    Pour info, ce mot avait déjà été proposé à la sagacité des joueurs en 2012, dans "Vive les mots !"... :)
    https://www.etudes-litteraires.com/forum/topic13260-vive-les-mots-p1078.html
  • Mais je n'étais pas née! :lol:
  • Le livre sur Albert Speer est vraiment intéressant.

    Sur le plan du "personnage", il permet de mettre un terme au mythe du "bon nazi" qui a été dupé. Il a géré l'expulsion des juifs des grandes villes, soit pour donner leurs logements à des amis ou installer ses propres projets immobiliers. Il a également géré les carrières de pierres et les mines où la main d'œuvre concentrationnaire a été exploitée jusqu'à la mort, et c'est lui qui a fourni à Himmler les matériaux nécessaires à la construction des fours crématoires et des chambres à gaz.

    D'une façon stratégique, le livre explique bien le problème majeur non-militaire de l'Allemagne : le manque chronique de main d'œuvre pour faire tourner les usines et les difficiles arbitrages entre armée et ministère du travail. L'armée veut recruter des ouvriers pour les envoyer sur le front, mais Speer en a besoin dans ses usines ! Une quadrature du cercle qui ne sera jamais résolue.

    J'ai commencé N'envoyez pas de fleurs, de Martin Solares.

    On y suit les aventures d'un ancien policier mexicain, engagé par un homme fortuné pour retrouver sa fille qui a été kidnappée.

    Pour l'instant on ne voit pas encore trop vers quoi se dirige l'enquête, mais la sombre réalité mexicaine est très bien décrite.
  • @Simon UA Quelqu'un m'a dit que le mot "kidnapping" est un anglicisme, donc il vaut mieux dire vers la fin de ta deuxième phrase "qui a été enlevée" ;)
  • JehanJehan Modérateur
    Simon n'a pas utilisé "kidnapping", mais le verbe "kidnapper".
    Ces deux mots viennent certes de l'anglais, mais ils figurent depuis longtemps dans les dictionnaires français. Ils figurent aussi dans la dernière édition du dictionnaire de l'Académie. Et puis, "kid" signifiant "enfant", le terme me semble convenir ici.
  • Donc c'est une évolution et tant mieux :)
  • Habituellement je fais très attention à éviter les anglicismes, mais pour kidnapper oui c'est presque devenu "du français."

    J'ai commandé OVNI sur la Suisse, de Luc Burgin.
  • Bon, petit retour sur une lecture de vacances, Martin Chuzzlewit de Charles Dickens.

    Attention : Dickens très atypique. S'il fait son bon millier de pages, ce qui est habituel pour un roman de Dickens (sauf pour Les Aventures d'Oliver Twist et De grandes espérances), c'est surtout le ton employé qui le caractérise. De l'humour, rien que de l'humour. Ceci l'apparente à l'excellent Les Papiers posthumes du Pickwick club.
    On y retrouve une galerie de personnages très bien croqués, tous plus extraordinaires les uns que les autres. L'intrigue est incertaine sur le premier tiers de l'ouvrage, puis elle prend forme jusqu'à se développer en ramifications qui conduisent presque toutes à un final inattendu, inespéré, surprenant, etc (rayer les mentions inutiles selon votre goût).
    La peinture sociale est bien présente, mais les situations profondément dramatiques et apparemment inextricables des autres romans laissent place à l'humour si britannique et si littéraire de cet immense auteur. Une pensée pour la traductrice qui a dû faire preuve d'une connaissance extrêmement profonde de l'anglais littéraire du XIXe siècle, tout autant que des expressions populaires qu'affectionne Dickens pour rendre au plus près le langage de ses héros.

    Je le mets au niveau de Dossier de la maison Dombey et fils et du Magasin d’Antiquités - donc un bon Dickens (mais comment pourrait-il en être autrement ?), mais je lui ai tout de même préféré Nicolas Nickleby et Barnabé Rudge. Il m'en reste encore quelques uns à lire... :D
  • J'ai terminé OVNI sur la Suisse, de Luc Bürgin.

    Assez intéressant, même si évidemment il n'est pas facile d'adhérer aux thèses défendues par l'auteur. Mais c'est quand même parfois troublant de voir autant de gens, parfois sérieux (scientifiques, pilotes de chasse ou de ligne) décrire les mêmes phénomènes étranges.

    Par contre, il y a tout un chapitre sur le charlatan Billy Meier qui a fondé sa secte après ses diverses rencontres avec les Pléïadiens. Il aurait ainsi pris de nombreuses photos de ses rencontres du troisième type. Mais sa femme reconnaîtra qu'il prenait généralement en photo des lampadaires, des couvercles de poubelles sur lesquels il collait des lumières ou alors des modèles réduits.

    Si vous voulez le rencontrer, direction Schmidrüti (canton de Zurich) où il a installé son Semjase Silver Star Center !

    Bonjour,

    J'ai mis la main sur quelques livres qui m'occuperont.

    Stalingrad, d'Antony Beevor, un spécialiste reconnu de la 2e Guerre mondiale. Son livre traite évidemment de cette bataille titanesque qui a été l'un des tournants de la guerre.

    Virgin Suicide, que je connaissais de nom, de Jeffrey Eugenides.

    Missing Germany, de Don Winslow.
  • Bon rythme, Simon. :)

    As-tu vu le film Virgin suicides de Sofia Coppola ? C'est de mon point de vue un authentique chef-d'œuvre, le tout baigné par l'extraordinaire bande son composée par Air.
  • Bon rythme, Simon.
    Ça y est, entre Freddy et Simon, le concours de "celui qui lira le plus de livres" est officiellement ouvert! Je me demandais quand ça commencerait, et je n'étais pas loin de m'impatienter! :lol:
  • Non, je n'ai pas vu le film, mais je pense que je vais le regarder.

    J'aillais d'ailleurs créer un sujet sur ce livre assez… dérangeant, étonnant ou particulier en tout cas.

    Dans ce livre, l'auteur a un point de vue intéressant puisqu'il est dans le rôle de narrateurs (les garçons) qui assistent de l'extérieur à l'implosion de la famille Lisbon.

    Même s'il ne donne pas de raisons précises sur le suicide des filles, ce n'est pas difficile à comprendre vu le cadre familial : une mère oppressive ultra-bigote et un père fantomatique.

    Assez intéressant aussi la description de la maison familiale. Elle tombe en décrépitude en même temps que les filles et leurs parents, un peu comme une personnification de la famille Lisbon.


    Bonjour,

    Je vais commencer Enfance, de Gorki.
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