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Réponses

  • Moi je lis Corruption, de Don Winslow.

    Nettement moins bon que Cartels, mais ça reste un très bon livre.
  • Quant à mes avancées littéraires...

    J'ai fini The Picture of Dorian Gray d'Oscar Wilde, et je crois que c'est l'un de mes préférés ! J'aime beaucoup l'aspect philosophique avec les dialogues où Lord Henry prend souvent part. Le format me fait un peu penser aux dialogues socratiques, bien que sa morale plus frivole et hédoniste soit souvent contestable si l'on réfléchit raisonnablement... Néanmoins, c'est assez revigorant ! En plus, je suis assez sensible au style de l'auteur, la pensée est très imagée sans être pour autant abstraite et perchée, j'ai trouvé qu'il faisait ressortir avec beaucoup d'adresse la beauté de la langue anglaise !

    Je commence donc ensuite Of Mice and Men de John Steinbeck, prix Nobel de Littérature d'après la couverture. J'ai aussi commandé The Importance of being Earnest d'Oscar Wilde à nouveau, non seulement pour l'auteur, mais aussi pour sa satire des codes de l'ère Victorienne.

    PS : est-ce que certains d'entre vous sauraient me diriger vers un recueil poétique anglophone, qui soit relativement abordable en VO pour un étranger ? J'aimerais bien découvrir un peu de poésie mais je ne connais pas beaucoup d'auteurs.
  • Amélie1, je ne peux que mentionner cette Anthologie de la poésie anglaise parue à La Pléiade, mais il s'agit d'une édition bilingue.

    Pour ma part, j'ai commencé à lire le recueil consacré aux Stoïciens.

    L'hymne à Zeus de Cléanthe est l'une des toutes premières traces écrites de cette philosophie, dont il ne reste que de très courts extraits.

    Vies et opinions des philosophes de Diogène Laërce resitue la première phase de cette école dans son contexte historique.

    Des contradictions des Stoïciens de Plutarque permet de mieux connaître (indirectement) les écrits disparus des premiers Stoïciens.

    Je n'ai pas lu intégralement Premiers Académiques, Des fins des biens et des mots et les Tusculanes de Cicéron qui permettent de faire la jonction entre les philosophes des origines et les grands Stoïciens romains qui suivront.

    Je viens de terminer De la constance du Sage, De la tranquillité de l'âme, De la brièveté de la vie, De la vie heureuse et De la providence, petits traités de Sénèque qui se lisent assez facilement et sont très intéressants. De la tranquillité de l'âme est même une petite merveille qui peut s'appliquer encore de nos jours. :)
  • Je n'ai pas lu intégralement Premiers Académiques, Des fins des biens et des mots et

    Vous n'avez pas lu integralement le titre du dernier ouvrage non plus ... :P
  • De quel titre parlez-vous ?

    Le volume de La Pléiade consacré aux Stoïciens intercale entre Plutarque et Sénèque les œuvres suivantes de Cicéron :
    - le livre II des Premiers Académiques
    - le livre III de Des fins des biens et des mots
    - les livres II, III, IV et V des Tusculanes
    - le livre II de De la nature des dieux
    - le Traité du destin
    - et les livres I, II et III du Traité des devoirs

    Souhaitant passer directement aux « directeurs de conscience » (Sénèque, Marc-Aurèle et Épictète), j'avoue en effet n'avoir pas terminé ces quelques 450 pages de Cicéron sur lesquelles je reviendrai probablement ultérieurement.
  • Le titre est : Des fins des biens et des maux
  • En effet, en regardant à l'intérieur du volume, il s'agit bien des « maux ».

    Par extraordinaire, le site de Gallimard indique les « mots », terme erroné repris sur l'ensemble des offres de vente de ce volume Pléiade grâce à la technique du copier-coller. :D

    On ne peut plus faire confiance à personne. :/

    Merci de votre sagacité. :)
  • L'erreur est amusante ! Il faut toujours se méfier des homonymes.
  • Merci freddy.lombard, c'est exactement ce que je cherchais. L'édition bilingue peut s'avérer utile pour certains poètes classiques dont j'ai vu le nom cité. Après, seul hic : le prix. Il est écrit tellement petit que je ne l'avais pas vu ! (en même temps, ils ont bien raison, il faudrait éviter de faire fuir dès le début les potentiels acheteurs...) J'espère que je pourrais le trouver à la médiathèque près de chez moi, ou au moins quelque-chose qui s'en approche.
  • Amelie1, il faut regarder du côté de l'occasion. En ce moment on le trouve à 30 € sur la baie ; à surveiller.

    Sinon, en poésie américaine, tu as Esquisse d'une anthologie de la poésie américaine du XIXe siècle de Pierre Leyris sur LBC à 12 €.

    Également d'autres offres sur Ratuken, comme l'Anthologie de la poésie anglaise de Louis Cazamina à partir de 10,50 € (et je suis certain qu'en cherchant bien, par exemple sur Abebooks, on peut trouver mieux). :)
  • Pour revenir à l'utilisation très abondante du français dans "Guerre et Paix" de Léon Tolstoï, je tiens à préciser que l'aristocratie russe utilisait le français à l'époque tsariste. D'ailleurs toutes les cours européennes parlaient le français entre le dix-septième et le dix-neuvième siècle. Toute l'Europe parlait le français: c'était la langue diplomatique à cette époque. C'est seulement après la première guerre mondiale que l'anglais a supplanté le français comme langue internationale.
    Maintenant je réponds à la question de ce forum. Je suis un peu gêné après toutes ces oeuvres majeures que vous avez citées de dire que je viens de finir Jean d'Ormesson: "Casimir mène la grande vie" et que j'enchaîne avec: "Je dirai malgré tout que cette vie fut belle".
    Bien sûr j'ai aussi lu un grand nombre des oeuvres citées précédemment, notamment les romans russes que j'ai énormément appréciés. Mais, pour moi, Jean d'Ormesson c'est la culture humaniste, progressiste et optimiste qui fait de la résistance dans un univers violent, vulgaire et décadent depuis plus d'un siècle.
    On oublie ses grands romans: La gloire de l'Empire et Au plaisir de Dieu. On le lira encore dans deux siècles alors qu'on aura totalement oublié tous ces gens qui nous cassent les oreilles dans tous les médias: les Houellebecq, Angot, Ernaux et tutti quanti....
  • Dans ce cas-là tu peux en parler sur le fil dédié à la littérature française : https://www.etudes-litteraires.com/forum/topic1738-que-lisezvous-en-ce-moment.html

    :-)
  • Eh bien, merci beaucoup Freddy ! Vous êtes une vraie mine d'informations, c'est exactement ce qu'il me fallait ! :)
  • Je viens de me rendre compte que ce forum était dédié aux oeuvres étrangères uniquement. Je suis vraiment désolé. En littérature étrangère j'ai surtout lu les romans de Jane Austen et bien entendu les romans russes. Mon roman préféré reste "Humiliés et offensés" de Dostoïevski.
    Un petit mot sur "Anna Karénine" de Tolstoï cependant. Le personnage m'a fasciné. Comment ne pas comparer Anna Karénine avec Emma Bovary. Toutes les deux rencontrent des amants médiocres et leurs maris ont des réponses inadaptées à leurs situations. Emma a un mari faible, influençable, sous le joug de sa mère et qui n'est pas du tout à la hauteur de ce qu'elle attend de lui en tant que mari. Anna a un mari autoritaire, soucieux de son statut social, inquiet pour sa réputation. Il lui retire la garde de son fils qu'elle adore alors que son amant est embarrassé par ce fils. Il finit d'ailleurs par délaisser Anna pour épouser la fille que lui impose sa mère.
    Malgré tout je préfère Anna à Emma. Anna est une femme plus libre, plus intelligente qu'Emma. Elle a plus de prise sur son destin. C'est le chantage de son mari et l'abandon de son amant qui la poussent à sa fin fatale. Emma est une écervelée. C'est la faiblesse de son mari et son incapacité à lui donner un cadre après ses échecs avec des amants médiocres qui la poussent au suicide. Karénine voit bien l'embarras de sa femme mais il l'enfonce de plus en plus alors que Charles ne voit rien du drame de sa femme. Karénine est un homme intelligent, conscient du mal qu'il fait à sa femme. Charles est un homme faible et sans intelligence qui ne se rend pas compte des souffrances de sa femme.
  • Je ne l'ai pas encore commencé, mais acheté aujourd'hui : Summer, de Monica Sabolo.

    La jeune Summer, 19 ans, disparaît lors d'un pique-nique au bord du lac Léman. Vingt-cinq ans plus tard, son frère est hanté par le souvenir de sa sœur. Celle-ci lui apparaît dans ses rêves, des visions, etc. Petit à petit, il va plonger dans les sombres secrets de sa famille.

    J'ai toujours adoré ces histoires de cold case, comme Un souffle, une ombre, dont j'ai déjà parlé sur ce forum.
  • Donau a écrit:
    Un petit mot sur "Anna Karénine" de Tolstoï cependant. Le personnage m'a fasciné. Comment ne pas comparer Anna Karénine avec Emma Bovary.

    C'est vrai qu'on peut être tenté de rapprocher les deux héroïnes, mais les intentions des deux romanciers sont différentes, et surtout leur écriture.
    Il ne faut pas non plus réduire le roman à Anna, malgré son importance.
  • Oui, j'avais aussi été frappé par certaines similitudes entre ces deux femmes.

    Cela dit, comme vous dites Yvain, les autres personnages sont très importants. En fait j'ai un peu l'impression qu'avec les romans classiques russes, tous les personnages sont des personnages principaux.
  • Oui, parce que les vrais héros des romans de Tolstoï sont collectifs : la noblesse (Anna K., la G. et la P.) et le peuple (la G. et la P.).
  • Oui, et j’ai l’impression qu’il s'intéresse surtout aux interactions entre les différents personnages qu’aux actes individuels.
  • Yvain, j'ai une question (récurrente) à propos des classiques de la littérature russes : je les ai presque tous lus dans les éditions de La Pléiade, dans les traductions classiques de Sylvie Luneau, Henri Mongault, Boris de Schlœzer (pour Tolstoï, Dostoïevski, Tourguéniev, Leskov, Saltykov-Chtchédrine), Gustave Aucouturier (pour Griboïèdov, Lermontov et Pouchkine) ou encore Elsa Triolet (pour Tchékhov) pour ne citer que les plus connus.
    Et, pour la plupart, j'ai la ferme intention de les relire au moins une fois tant cette littérature me plaît.

    Il semble que certains, malgré les mérites qu'il reconnaissent à ces grands traducteurs du passé « pour leur époque », trouvent ces traductions un peu datées, voire peu fidèles aux textes originaux.

    On a beaucoup parlé de Markowicz pour de nouvelles traductions de Dostoievski, mais il paraît très critiqué (parce qu'il se voudrait « universel », traduisant aussi bien du chinois ou du grec ancien que du russe ?)...

    Quels seraient les éditeurs, versions et traducteurs à préférer s'il y en a ?
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